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vendredi 13 décembre 2019

Anatomie de l'horreur (Stephen King) (2018)




 
Auteur : Stephen King.
Traduit de l’américain par Jean-Daniel Brèque et annoté par Jean-Pierre Croquet.
Éditions : https://www.albin-michel.fr/
Date de sortie française : 29 août 2018 (édition originale sortie en 1981).
Pages : 624.
Prix : 24.90€.
 
 
 
…il vaut mieux que je sois franc avec vous dès le départ. Je pense que nous sommes tous des malades mentaux ; ceux d’entre nous qui ne sont pas internés cachent leur folie mieux que les autres, voilà tout – et d’ailleurs ils ne la cachent pas toujours très bien. Nous connaissons tous des gens qui parlent tout seuls ; des gens qui font parfois d’horribles grimaces quand ils croient que personne ne les regarde ; des gens qui éprouvent une phobie pouvant les conduire à l’hystérie – la peur des serpents, du noir, des lieux clos, des hauteurs… sans oublier, bien entendu, ces asticots qui attendent patiemment sous terre le moment où ils participeront au grand festin de la vie : ce qui mange sera un jour mangé.


Voilà un extrait de ce livre pas comme les autres. Il faut bien savoir qu’il a été écrit en 1981, ce qui est un ancien temps, pour nous, humains. Et avec la violence qui touche la Terre entière -ou presque- à notre époque, cette citation est encore plus vraie. Et puis ça donne le ton d’entrée de jeu du bouquin.
 
Qui de mieux que Stephen King en personne pour parler de Stephen King ?! Ça tombe bien, c’est le sujet du livre. Cette édition est la plus récente. Le livre orignal est sorti tout de même, je vous le rappelle, en 1981 et la sortie en France en 1995. Cette nouvelle édition est revue et enrichie de deux préfaces inédites de l’auteur. La première est de 23 pages. Superbement intéressante ! 

Il y a énormément de références à des livres, aux adaptations de ses histoires et à tous les films du cinéma ancien comme moderne (uniquement sur les avants-propos de la nouvelle édition) sur le thème de l’horreur, du fantastique…Tout y passe : Halloween, Freddy, Rec, Zombies, L’armée des morts, La Dernière Maison sur la gauche, Saw et d’innombrables d’autres références. Il est aussi très critique sur la société, sur les gens de comment ils jugent les films d’horreurs et les personnes qui aiment se faire peur sans forcément être un fou qui veut faire un massacre. Il n’a pas écrit ce livre que pour dire du bien de ses amis du show-business et de ses préférences. Non, il dit vraiment ce qu’il pense, en bien et en mal. Il dit que plus un film d’horreur a un gros budget, plus le film sera raté et fera pas peur. Il prends exemple avec le Projet Blair Witch. Le seul film où il a été traumatisé devant. Un budget ridicule pour des recettes folles qui fait encore aujourd’hui partie de la plus grosse réussite du cinéma du genre à faible budget. Et plus les moyens sont faibles, plus le naturel est présent et donc on a plus de chance d’avoir vraiment peur plutôt que d’avoir des effets spéciaux de partout. Je le rejoins sur ça. Finalement je suis proche de lui car moi aussi c’est le seul film que j’ai vu et dont je n’ai pas pu dormir dans le noir. Il m’a fallut être dans ma chambre avec la lumière. Et pourtant des films d’horreurs j’en ai vu des centaines et des centaines et ce depuis tout petit. Et pourtant c’est un film où il ne se passe presque rien. Il n’y a pas de monstre, pas de sang, juste des interprétations qu’on peut se faire sur ce qui se passe dans cette forêt. Pour certains c’est d’un ennui mortel, pour d’autres comme moi nous avons vécu l’expérience que propose ce film.

Il a écrit sa liste de films qu’il préfère durant les 15 dernières années (écrit en 2010) avec en plus des commentaires. Scream, Funny Games, Destination Final, Jeepers Creepers, 28 jours plus tard et plein d’autres. Une fois les nouvelles pages terminées de lire, on passe au contenu original de la première version. Donc bye bye les films d’aujourd’hui, le reste parle d’œuvres sorties avant l’année 1981.





Stephen King s’amuse et prends plaisir avec ce qu’il raconte et ça se voit. Il dit ce qu’il pense avec son humour et sa vision sur la société américaine. Il n’hésite pas à faire des critiques sur son propre pays, sur la population et également des films. Il n’a pas de retenue et c’est ça qui est bien. Il nous concocte même un quiz avec 20 questions et on gagne 5 points par bonne réponse. Il écrit en quelques lignes un scénario (avec sa plume) et c’est à nous de deviner le titre du film. Bon après il faut être calé aux films des années avant 1980. Dans ce pavé plus de 600 pages on passe à plein de sujets différents. Films, livres, la radio où à l’époque les émissions sur le genre était nombreuses, le comportement des gens avec la peur et évidemment des passages croustillants sur sa vie. D’ailleurs on peut facilement comprendre pourquoi il arrive à écrire des histoires pareilles. À la fois biographie, notes personnels, remise en question de la société, questions-réponses et limite dictionnaire avec les notes à la fin, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.
 
En fin d’ouvrage il y a une partie très conséquente avec une liste de films et de livres et surtout des notes de près de 80 pages toutes écrites par Jean-Pierre Croquet. C’est une mine d’informations incroyables pour apprendre et découvrir encore plus de quoi parle Stephen King. C’est comme une sorte de dictionnaire sur l’univers du fantastique, de l’horreur et de la science-fiction. Elles sont tellement nombreuses que j’ai mis un deuxième marque-page pour cette partie car si vous voulez lire toutes ces notes au fur et à mesure de votre lecture, pour une question de confort et de rapidité, on ne perds pas de temps à aller lire la note pour ensuite revenir à notre lecture initiale. Vraiment, c’est un livre très riche ! 
 
Pour les fans de l’auteur (ou pas), pour les fans de ces univers littéraires et cinématographiques (et même sur la radio) et pour les personnes qui veulent (re)découvrir d’anciennes œuvres méconnues ou cultes tout en apprenant plein de choses, il vous le faut. Je souhaite que King en fasse un deuxième volume mais cette fois sur les années 80 à aujourd’hui où à notre époque nous vivons une période où le cinéma et les rayons de librairies sont remplies de films/livres d’horreur, de science-fiction (moins mais quand même) et de la fantasy il y a matière à écrire un autre pavé sur cette nouvelle génération de créateurs et de créatrices.
 
 
 




mardi 3 février 2015

Critique de Nous étions jeunes et insouciants de Laurent Fignon




  
Auteur : Laurent Fignon.
Date de sortie : 6 janvier 2010.
Pages : 310.
Prix : 6.50€







Une autobiographie, ça faisait bien longtemps que je n'en avait pas lu. Il faut savoir que moi et le cyclisme, ça fait deux. Je ne connais rien de ce sport, je n'ai rien suivi et tous les événements racontés dans ce livre, je n'était pas née. C'est pour vous dire à quel point j'ai commencé cette lecture. Une des particularités que j'adore avec les livres, c'est aussi de lire des textes sur un sujet où j'y connais pas grand chose, voir rien, pour apprendre et découvrir :) 
 
Alors si vous êtes comme moi et que vous ne savez rien, je précise que Laurent Fignon est décédé par une maladie peu après la sortie de son autobiographie. Le début de la lecture sont les avants-propos de l'auteur. Il à écrit ça après avoir su sa maladie. En sachant cette triste nouvelle, c'est d'autant plus dur à lire ses écrits. Il explique clairement qu'à part cette introduction, il ne parlera pas à un seul instant de sa maladie. Que c'est volontaire car il ne veut pas qu'on pleure sur son dos.

La suite est un chapitre nous expliquant le Tour de France de 1989 où il perd avec un ridicule écart de seulement 8 secondes sur le premier, un américain, après avoir fait 3.257 kilomètres dans notre beau pays vert. Cet américain utilisait un guidon de triathlète, qui, normalement, est interdit pour cette compétition. Sans ce guidon, Laurent aurait été le grand vainqueur. La méchanceté des gens qui se foutait de lui, avait un regard noir car il avait 8 secondes de retard, c'est terrible. C'est un des événements dont il s'en souviendra toute sa vie. J'ai lu toutes ses explications durant toute ma lecture avec un grand plaisir. Il écrit très bien. J'ai débuté son histoire en ne connaissant absolument rien de cet homme qui était tant aimé et tant critiqué par les médias et les français et en avançant dans les nombreux chapitres détaillant toute sa vie, j'ai découvert un grand sportif qui ne vivait que pour le vélo qui est sa passion depuis tout jeune et pour la compétition. Il avait la rage de vaincre. Tout en gardant une humanité. Enfin, pas toujours car au bout d'un moment, pendant un long mois, il à pris la grosse tête. Il le reconnaît lui-même. C'est ça que j'ai aimé avec ses écrits. Il peut très bien faire des critiques sur certaines choses et d'autres sur lui-même. Ça arrive même souvent.

On ressent aussi à des kilomètres à la ronde l'amour qu'il avait pour ce sport. Ses nombreuses rencontres avec de grands cyclistes, lorsqu'il signe son premier contrat avec Renault, la coke, les injustices contre lui avec de la triche pour pas qu'il remporte des prix car comme il était LA star du moment, il avait bien sûr beaucoup de jaloux. Sa détermination à se dire qu'il est le plus fort, qu'il est imbattable. Qu'il peut accomplir les 12 travaux d'Hercule en étant assis sur son vélo. Ses nombreuses blessures dont une très grave qui l'empêchera de pédaler pendant presque une année entière et en reprenant le vélo c'était comme si il n'en avait jamais fait, suite à sa blessure. Ses nombreuses courses en France, en Espagne. Ses gamelles. Ses nombreuses rivalités entre cyclistes et certaines des super belles avec Bernard Hinault, autre grand cycliste. Il à eu beaucoup de coups de gueule. A plusieurs reprises lors de sa carrière, il était prêt à dire stop. Il le critique beaucoup mais il l'adorait. Il en parle quasiment tout le temps et malgré les critiques, il le porte haut à son coeur en écrivant de belles paroles sur lui. C'est pareil pour d'autres personnes comme Cyrille Guimard, le dirigeant de l'équipe. Laurent Fignon est quelqu'un très sûr de lui. En lisant son livre, on pourrait même se dire qu'il est arrogant. Mais après tout, il se sait fort et bon.

Autre point que j'ai aimé, c'est que comme sa génération est des 60-70-80, il explique plein de détails sur ces époques. De comment qu'était le milieu de ce sport dans ces années-là, que les cyclistes couraient tous pour être le vainqueur et non le gagnant (celui qui vise pour avoir le plus d'argent possible et passer sur des plateaux de télé), que le dopage existait déjà mais était différent d'aujourd'hui, que les courses était bien plus longues et plus dures et encore tant d'autres points. En revenant dans les débuts des années noires 90-2000, il démontre aussi comment le dopage se généralise sur tous les coureurs. C'est une belle lecture. J'ai aimé découvrir sa vie. Je le connaissais juste de nom. Maintenant j'en sais beaucoup plus.


mercredi 9 juillet 2014

Rappelle-moi


Les détails :
-Éditeur :Robert Laffont
-334 pages
-Sortie le 28 octobre 2010
-Prix : 21.50€








Mon avis :

Pour son deuxième ouvrage, Michel Drucker nous parle encore toujours plus de sa famille et surtout de son frère Jean. Les mots sont toujours aussi justes et touchants. Il nous montre à merveille (avec la seconde collaboration de Jean-François Kervéan) à quel point sa famille, son père et son frère Jean sont des piliers pour lui et pour sa vie de tous les jours. Il nous raconte encore tout pleins d'anecdotes avec les grandes stars de notre pays et même d'ailleurs. Et cette question que l'on se pose tout le temps lorsqu'on lit les deux ouvrages : "qu'auront-ils apportés, Michel et Jean, à la télévision, si leurs projet se serait mis en œuvre ?" Un livre tout aussi touchant et sincère que le précédent. Avec une grosse révélation en toute fin. Vivement le prochain !

Ma note : 5/5

Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?


Les détails :
-Éditeur : Le grand livre du mois (origine : Robert Laffont)
-312 pages
-Sortie le 26 octobre 2007
-Prix : 21.50€







Mon avis :

Connaissant pas tellement Michel Drucker, à part dans son émission "Vivement dimanche", ce livre m'aura appris à mieux le connaître, lui et sa longue carrière de passionné. On découvre que cet homme à toujours eu des problèmes avec son père durant son enfance dont ce dernier à toujours privilégié Jean, le grand frère de Michel. Il à eu du mal à avoir un métier digne de lui de ses compétences humanitaire. Il aura connu une centaine de personnalités qui sont aujourd'hui, où on était les plus grands artistes de France. On débute la première partie du livre par ses débuts, toutes ses émissions, l'époque ou il était commentateur de matchs de football pour la Coupe du Monde. Ses relations intimes avec la famille Chirac et pleins d'autres.  La rencontre avec sa femme de toujours et de son mariage, l'adoption d'une de leurs filles jusqu'à ses plus grands succès comme "Vivement dimanche" qui fait encore aujourd'hui les beaux jours de France 2. Un livre très émouvant pour les passionné(e)s de cet artiste du petit écran et aussi pour les personnes comme moi qui le connaissait pas tellement. Après l'avoir lu, je regarderai autrement Michel Drucker.

En plus du texte, il y à une trentaine de pages qui sont des photos de toute la vie de Drucker. Beaucoup sont en noirs et blancs. Très bon complément de pouvoir voir en images des passages qu'on aura pu lire dans le livre.


Ma note : 5/5