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samedi 8 août 2020

La Grande Route du Nord, tome 1 (2013) et tome 2 (2014)

Auteur : Peter F. Hamilton.
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Nenad Savic.
Date de sortie VO  : 31 octobre 2013 et date de sortie VF : 19 mars 2014.
Pages : 528 chacun.
Prix : 25€ chacun.
 

Ce roman découpé en deux tomes en France fut lors de sa sortie anglaise chez l’éditeur Macmillan en un seul et unique tome de 1110 pages. Une bonne grosse brique. L’avantage de nous c’est d’avoir deux tomes avec deux couvertures magnifiques. 

Si vous êtes passionné(e)s par le futur, les voyages dans l’espace et la découverte d’une nouvelle planète, arrêtez vous quelques minutes afin de lire comment a été mon voyage dans cet univers.

Bienvenue en l’an 2143 a Newcastle-upon-Tyne, en Angleterre, dans une Europe très riche, en plein développement. Nous faisons la connaissance de l’inspecteur Sidney Hurst, police de Newcastle. Par une belle journée avec de la neige qui tombe sans discontinuer, il va à une scène de crime. Sauf que la victime n’est pas n’importe laquelle, c’est un clone de la richissime famille des North. Le père fondateur de cette famille Kane avait eu son ADN modifié ce qui fait que chaque femme qui sera fécondé par l’un des frères North donne naissance à une réplique de l’original de Kane North. Ce qui donne au fil de la génération des North2, North3… ils sont des centaines et plus le temps passe, plus les erreurs sont nombreuses sur ces clones. C’est beau le progrès. Ou pas. Ils vont devoir rapidement savoir qui est la victime et comment le crime a eu lieu. Tout le monde commence à s’y mettre, même les autres pays car c’est un grand crime contre la famille des North. Cette enquête est très longue puisqu’elle est en cours dans les deux tomes mais elle est passionnante à y découvrir de nouveaux indices et de deviner qui ou quoi a pu commettre cet assassinat. On y découvre aussi comment les habitants vivent dans ce futur dans les années 2143. Des cellules intelligences sur les iris de l’inspecteur qui permet d’avoir plein d’informations en direct devant ses yeux comme sur une grille, un i-e qui détecte visuellement et donne en direct les profils des gens, les personnes ont des maillages et si ils meurent, les inspecteurs peuvent revoir la scène du crime comme si ils y assistaient lors d’une simulation comme de la réalité virtuelle qu’on connait et qu’on utilisent depuis maintenant plusieurs années. Il y a aussi des cellules intelligentes dans la bouche pour détecter les infos des aliments et boissons qu’ils prennent, si c’est bon ou pas pour la santé. J’adore ça de voir la vision d’un auteur sur comment peut être la vie dans des centaines d’années. Et avec lui je suis servi ! D’autant plus que Hamilton ne nous invente pas des choses complétement incroyables et improbables ou alors peut-être dans plusieurs siècles. Là tout ce qu’il y a dans cette époque ça peut être possible aujourd’hui pour beaucoup de trucs qu’il a inventé. C’est plus facile pour se projeter dans ce monde futuriste.

La couverture grand format de l’édition américaine en un seul volume. Elle a son style aussi.

L’autre grosse moitié du roman et la plus intéressante pour moi se passe avec une femme qui a un passé très mystérieux, du nom de Angela Tramelo. Vingt ans plus tôt elle a été accusée d’une scène de crime de 13 personnes dans un manoir où elle séjournait dans la famille des North. Elle affirme coûte que coûte depuis cette nuit-là qui a été la personne qui a fait ce massacre. Pour elle, elle n’est qu’une pauvre victime qui a réussie à s’en sortir. Évidemment, personne ne l’a croit car ce qu’elle raconte, et dans ses moindres détails, c’est bien trop gros. Ces deux enquêtes, celle-ci et celle de l’inspecteur Sidney Hurst vont se rejoindre ensemble car la méthode d’élimination des deux enquêtes semble être les mêmes.

Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que nous sommes dans un roman de Hamilton et qui dit Hamilton, dit autres formes de vie et des menaces extraterrestres. Eh oui, dans un space opera ce serait dommage de ne pas y avoir droit. Les humains doivent vivent sous la menace du Zanth. Ça peut détruire des planètes entières. Et une planète qui s’appelle St. Libra est peut-être en danger. Sur celle-ci il y a plein d’habitants qui ont dit adieu à la planète Terre pour y vivre. Elle est remplie de jungle où la végétation est très dense et où il fait très chaud, avec un diamètre deux fois plus grand que la Terre. Les conditions climatiques comme la pluie sont également deux fois plus denses que sur la planète bleue. C’est un plaisir de découvrir les nouvelles espèces de plantes et tout ce qui peuple cette planète. Ils sont sur la trace de cet extraterrestre ou plusieurs, ils en savent rien. C’est de cette façon qu’ils vont faire une expédition vertigineuse sur les moyens pour aller sur St. Libra. Des unités de soldats, des engins volants, construire des bases, avoir des immenses véhicules armées comme on peut les voir sur la couverture du tome 2 pour pouvoir se défendre et réussir à rouler sans difficulté sur ces terres inconnues. Pourquoi inconnues alors qu’il y a des humains qui y habitent ? Tout simplement parce que cette planète est tellement grande qu’ils ne connaissent quasiment rien du reste. C’est comme nous sur notre belle Terre avec les océans, seulement 5% des profondeurs est connu des humains. C’est pareil ici. Et qui c’est qui doit faire partie de cette expédition hors norme à la chasse des vilains E.T ? Angela ! Car le soir des 13 meurtres c’était justement sur la planète St. Libra. Comment est-ce possible que ving ans plus tard un nouveau meurtre se fait exactement comme à cette terrible nuit ?

Pendant les deux tomes on passera d’une enquête à l’autre, d’une planète à l’autre et aussi de revenir dans le passé pour essayer de comprendre tout ce foutoir et de résoudre ce puzzle complexe qui coûte des milliards et des milliards d’eurofrancs. Mais vous l’aurez deviné, tout ne va pas se passer comme il faut. L’expédition va devenir un cauchemar pour tous les soldats, les médecins et plein d’autres gens. Non seulement il y a de la survie face à cette menace d’une autre espèce mais aussi de la survie face à la nature incroyable de cette planète avec ses jungles interminables et remplis de danger. Il faut découvrir cette flore inconnu, ce climat bien différent de ce qu’on connait sur la Terre…C’est un fléau pour eux mais alors qu’est-ce que j’ai adoré suivre ces deux enquêtes ! 

Avec plus de 1000 pages et une histoire qui se passe dans l’univers sur plusieurs planètes avec plusieurs enquêtes, il y a de quoi se perdre tant c’est complet. Heureusement, il y a au début des deux tomes trois pages avec la liste de tous les personnages principaux et secondaires et avec leurs fonctions. Mais c’est sans compter plein d’autres personnages. Il faut avoir une bonne mémoire des noms mais grâce à la liste ça aide si on ne souviens plus qui est quoi. Il y a aussi une chronologie de l’histoire en quatre pages des années 2003 à 2121 et la carte de St. Libra. Bien sûr, je suis loiiiin de vous avoir tout dit sur le contenu de l’histoire. Il y a énormément d’autres éléments et autres fils de l’histoire à découvrir. Le style d’écriture est très prenant et l’auteur parvient à nous plonger très facilement dans le futur grâce à ses bonnes idées et de comment il parvient à décrire un nouveau monde qui est St. Libra. Une histoire comme elle c’est encore plus important de s’imaginer à quoi ressemble les paysages et la biodiversité et avec toutes ses descriptions c’est facile comme tout. Seul la fin est trop vite expéditive, je trouve. Je suis étonné de voir qu’il n’y a pas eu une adaptation cinématographique. Sur grand écran ça pourrait être super !

C’est la première fois que je lis du Peter F. Hamilton et ce ne sera pas la dernière fois ! 



 

mardi 2 janvier 2018

Hex de Thomas Olde Heuvelt





Auteur : Thomas Olde Heuvelt.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Benoît Domis à partir de la traduction du néerlandais de Nancy Forest-Flier.
Éditions : http://www.bragelonne.fr/
Collection : L'Ombre de Bragelonne.
Date de sortie VO : avril 2013 (Luitingh Sijthoff) / VF : 20 septembre 2017.
Pages : 383.
Prix : 20.00€.






Hex peut faire penser au roman Under the Dome de Stephen King. Comprenez par là que cette histoire se passe dans une petite ville américaine au nom de Black Spring. Cette fois-ci pas de dôme recouvrant la ville mais les quelques 3.000 habitants sont comme des aimants à leurs lieux d’habitations. Ils ne peuvent pas partir de Black Spring trop longtemps au risque d’avoir des pensées très glauques qui vont jusqu’au suicide. Black Spring tu y vies tu y restes jusqu’à ta mort ou alors c’est la mort qui vient elle-même te chercher plus tôt et de façon macabre.

Hex est un roman original comme le dit justement Stephen King en citation sur la magnifique couverture. Son histoire change de ce qu’on a l’habitude de lire et même de voir devant le petit et grand écran. Pas de zombies, pas de monstres, pas de tueurs en séries, pas de psychopathes. Rien de tout ça. Black Spring est un lieu idéal pour y vivre au fin fond de la campagne américaine. Est censée l’être ! Une dame qui s’appelle Katherine hante les rues depuis plus de 300 ans. Tout ce qu’on sait d’elle c’est qu’elle est une sorcière. Elle a la bouche et les yeux cousus. Elle ne ressemble en aucun cas aux sorcières qu’on connaît. Elle marche dans la ville depuis tout ce temps, elle entre chez les gens et peut même y rester des heures ou toute une nuit chez eux à être fixe. Pour les habitants c’est devenu une habitude comme une autre. Mais tout le monde a peur d’elle. Pourquoi est-elle comme ça ? Faut voir son passé mais je ne vous dévoile rien. 






Dans ce que j’ai adoré dans Hex c’est que tous les habitants doivent faire comme si c’est une concitoyenne normale aux yeux des gens qui vivent en dehors de Black Spring. Elle est pile dans la rue ? Alors tout le monde tente de faire comme un mirage. Ils l’a camoufle par tout ce qu’ils ont entre les mains. Personne ne doit savoir qui elle est. Personne de la ville doit dire leurs secret aux autres communautés en dehors de la leurs. Ni de la prendre en photos ou en vidéos. La loi peut être très stricte contre ça. Si les autorités sont au courant de l’existence de Katherine, c’est la catastrophe non pas par ce que le gouvernement pourrait faire mais par Katherine. Ça pourrait être la fin de toutes leurs vies. Pour ça, tout le monde a une application sur leurs iPhone qui leurs font voir les déplacements de « leurs monstre ». Ils peuvent exactement savoir ses faits et gestes. Tout est filmé dans les moindres recoins avec 400 caméras pour une petite ville. Qui n’aurait pas peur de se retrouver avec une vielle folle au beau milieu de la nuit dans sa chambre ou n’importe où dans sa propre maison ? Personne. 

La première partie du roman permet de bien s’imprégner des personnages. Mais ca reste super scotchant, je me suis fait le livre en quelques jours. La famille principale est celle de la famille Grant avec les parents et leurs deux enfants âgés de 13 et de 17 ans. Le plus grand est un accroc à la technologie moderne. Il fait des vidéos sur Youtube. Il est dans un groupe de potes qui sont comme lui et ont à peu près tous le même âge. Ce sont les seuls qui veulent en finir avec la sorcière. Ils se mettent à lui faire faire des choses et c’est à partir de ce moment que tout se déchaine et il sera trop tard pour revenir en arrière. 





Il faut plutôt se poser la question de qui est peut être le plus dangereux entre une seule sorcière et une communauté de 3.000 habitants quand d’un coup tout le monde devient superstitieux et pètent des câbles ? Surtout quand personne ne peut partir de la ville sous peine de se tuer. Ils sont au final comme enfermés sous un dôme, ce dont je parlais au début. Des milliers de gens cloisonnés dans un petit espace ça peut faire beaucoup de dégâts. Pendant toute la première partie il ne se passe pas grand chose. On apprends à connaître le passé de la ville. On fait connaissance avec beaucoup de gens de la ville. Tout le monde se connaît. Puis il se passe petit à petit des atrocités. Et pas qu’avec la sorcière. L’horreur absolue vient tout bêtement aussi des habitants et de ceux qui dirige la ville. Jusqu’à ce que la deuxième partie commence et là il se passe quelque chose de totalement inattendu ! Je pense que c’est impossible, franchement, de savoir en avance ce qu’il allait se passer.  C’est comme si on te donnait par surprise une grande claque dans le dos. L'ambiance est au même titre que la magnifique couverture : un brouillard épais plane au dessus de Black Spring. Le côté fantastique est bien retransmis.

J’ai adoré la morale de l’histoire. Les gens peuvent devenir des bêtes assoiffés de sang quand ils sont réunis en troupeaux. Ils perdent toutes leurs dignités et leurs respects de ce qu’on leurs a appris étant jeunes. Ils ne réfléchissent plus. Et ça montre exactement ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. Si un jour il se passe ce genre de choses, mieux vaut être dans une ville avec des milliers d’habitants en se pensant être en sécurités ou bien être plus éloignés et être seuls dans sa campagne mais au moins sans risque qu’un chaos dégénère les humains ? C’est la question qu’on peut se poser en tournant la dernière page. 


Les infos pratiques :

-La Warner développe une série télévisée basée sur le roman. J’espère qu’elle sera excellente, à la hauteur du bouquin. Quand on voit la qualité des séries d’aujourd’hui, notamment sur les séries avec un thème fantastique/horreur, ça peut être un beau projet.

-À la fin de l’histoire l’auteur nous parle longuement sur comment il a eu l’envie d’écrire une histoire sur une sorcière. Et surtout on apprends que dans son livre Hex d’origine qui date de 2013 sorti aux Pays-Bas, l’histoire est différente de celle traduite par Bragelonne et des maisons d’éditions anglaises. Toute la deuxième partie n’a rien à voir avec celle d’origine, le nom de la ville est différent, les personnages ont plus un côté américain. Ses agents lui ont donner un défis d’écrire non pas une suite mais un Hex 2.0. Le problème c’est que l’auteur ne veut pas nous dire comment se termine le « vrai » Hex (qui a une fin moins horrible que celle qu’on a). À voir avec la série télé si elle aussi aura un traitement encore différent ou si elle reprendra un peu des deux histoires.





 

samedi 26 août 2017

Le ferry






Auteur : Mats Strandberg.
Traduit du suédois par Hélène Hervieu.
Collection : L'Ombre de Bragelonne.
Année de sortie VO : 2015/ VF : 14 juin 2017.
Pages : 495.
Prix : 15.00€.





LE POUVOIR DES BELLES COUVERTURES !


Quand j'ai été faire un tour en librairie, je me baladais dans le rayon des nouveautés sur l'horreur, la fantasy, etc. Beaucoup me faisait de l'œil. Mais un plus que les autres m'a fait venir vers lui. Quand j'ai vu la couverture de ce livre, je me suis jeté dessus. Avec la phrase d'accroche "la vague de terreur qui a balayé la Suède", le couloir de ce bateau rappelant Shining avec la moquette et l'ambiance et la deuxième phrase d'accroche sur le verso avec écrit "Le Stephen King suédois" plus le résumé c'était tout ce qu'il ne fallait pas pour que je l'achète. J'ai toujours aimé les paquebots (on peut remercier Titanic et Poseidon) et avoir une histoire d'horreur en pleine mer, j'étais curieux, voilà, curieux. La force des belles illustrations !


 
UN RESUME QUI NE DEVOILE RIEN. OUF !


Avant d'en venir au vif du sujet je voulais remercier la personne qui s'est occupée à écrire le résumé. Intriguant mais intelligent du fait que ça nous dévoile en rien le contexte du danger. Nous se savons rien. Nous ne savons pas ce qu'il se passe. Tout ce qu'on sait c'est que le voyage va se transformer en véritable enfer. Je tenais à le dire car souvent les résumés nous dévoilent trop d'éléments importants du récit.



UN PUR HUIS-CLOS DANS UNE VILLE FLOTTANTE


Je ne vais pas vous surprendre en vous disant que c'est un pur huis-clos. Ça se passe intégralement sur la croisière au nom du Baltic Charisma. Pour ceux et celles qui ont le mal de mer, accrochez-vous, ça risque de tanguer sévèrement.

C'est écrit comme un "page-turner". Ce terme désigne qu'on tourne les pages sans s'en rendre compte. Les chapitres sont courts (pas plus de 5 pages à peu près) et c'est toujours de plus en plus captivant.









LES PERSONNAGES PRINCIPAUX :


Avec un nombre de mille deux cents passagers à bord, on va suivre la traversée de plusieurs personnes. Je vous mets la liste des principaux. Bien sûr il y en a encore beaucoup d'autres.

-Marianne, une dame en manque de regards et de reconnaissance. Elle n'a plus la joie de vivre comme auparavant. Elle est seule. Jusqu'au jour où elle rencontre un certain Göran sur le paquebot.
-Albin : l'innocence. Un ado accompagné de ses parents, de sa tante et de sa cousine qui ont tous les deux une douzaine d'années. Il a un petit faible pour elle. Son père est strict. Il a été adopté. Un père lourd. Une mère dans un fauteuil roulant. Une cousine rebelle.
-Dan : le mec qui se la raconte. Un chanteur has-been qui bosse dans le karaoké du bateau. Un séducteur.
-Filip : il s'occupe du bar de la discothèque.
-Madde avec son amie Zandra. Deux femmes allumeuses. Encore jeunes dans leurs têtes.
-Calle accompagné de son copain Vincent. Il travaillait sur le bateau 8 ans auparavant et le revoilà de retour dessus. Un ami de Filip. Il a une grande nouvelle à lui faire.
-Thomas : en voyage pour faire un enterrement de vie de garçon d'un pote. Il est avec son ex femme mais il souhaite la reconquérir.

-un mystérieux petit garçon avec sa mystérieuse mère.

Voilà un peu le casting divers et varié de ceux que vous allez suivre et devoir supporter pour certains/certaines.



UNE CROISIERE QUI VIRE AU CARNAGE BRUTAL !


Je ne veux rien vous dévoiler du pourquoi du comment tout part en vrille. Ce serait faire une grossière erreur. Le résumé n'en parle pas, ce n'est pas moi qui va le faire. La première partie est assez longue. L'auteur prends le temps de faire la vie de ses personnages. Pendant une bonne partie tout se passe à la normale. Elle sert à nous familiarisé avec eux. C'est bien. Au moins on a le temps d'avoir des attachements sur quelques-uns et quelques-unes. Ou avoir des têtes qu'on ne supporte pas.

Le premier chapitre ne démarre pas comme souvent on peut le voir avec un premier élément pour nous mettre du suspens dès la première page. On ne sait rien. C'est une croisière tout ce qu'il y a de plus classique. Mais on sait le thème du livre. Alors on essaye de comprendre qu'est-ce qu'il va y avoir mais c'est impossible. On nous laisse aucune chance de deviner. C'est bien après que tout commence et là le déluge ne s'arrêtera plus sur la ville flottante. Tout s'accélère d'un coup. Tout se passe en une seule nuit jusqu'au petit matin. Les murs, le sol, tout va être recouvert de sang. C'est gore. On découvre la vraie personnalité des gens en cas de danger.




Couverture suédoise du grand format.




PAS SI ORIGINAL QUE CA...MAIS UNE BONNE LECTURE QUI ACCROCHE !


Pour tout vous dire je m'attendais à ce que la révélation soit plus originale. C'est du déjà-vu. Après je sais pas si le lieu est original mais vous allez pas être surpris(e). C'est dommage. Je m'attendais vraiment à être étonné, à voir un truc de dingue mais...non. Heureusement que la lecture se lit bien et même très vite. J'ai eu du mal à le lâché pendant toute ma lecture. Les personnages sont intéressants. Ils ont tous des envies et des tâches à faire. Ce voyage est comme une deuxième chance pour eux. Ou pas pour d'autres.

Avant de finir la dernière page j'étais prêt à gueuler d'avoir une fin bien trop rapide, trop bâclée. On a aucune info sur les autorités. On sait pas ce qu'ils comptent faire. J'aurai aimé avoir toute une partie sur ce point. Mais la dernière phrase indique qu'une suite sortira. Après vérification, je n'ai pas trouvé d'info sur un deuxième tome. Il a été écrit en 2015, j'espère qu'on aura vraiment une deuxième page sur cette histoire qui m'a beaucoup plus malgré aucune surprise.





Points forts :
+Les personnages. Les belles gueules, les jeunes, les personnes plus âgées, les fortes têtes, les minables, les têtes à claque...Tout y est.
+Ne pas savoir par quoi, par qui tout va déraper.
+Le rythme qui s'accélère.
+C'est violent. Gore.
+La couverture qui déchire ! Elle résume très bien l'atmosphère glauque.


-Points faibles :
-Un début qui peut être long pour certains lecteurs et lectrices.
-Pas assez original.
-Une fin trop rapide. On est pas avancé sur la suite des événements...en attendant une probable suite.







jeudi 10 septembre 2015

Critique du roman Gaïa de Yannick Monget

 
 
 
 
Auteur : Yannick Monget. 

Date de sortie : 13 juillet 2012.

Pages : 456.

Prix : 20€.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ça fait depuis sa sortie que j'avais ce roman dans ma PAL et le voici enfin lu ! Mieux vaut tard que jamais :)

Le contexte de l'histoire n'aura jamais été aussi d'actualité avec tout ce qui se passe de catastrophique sur notre belle planète bleue. Je ne vous cache pas que la couverture et la phrase d'accroche en haut m'ont tout de suite attiré à l'époque et même pendant tout ce temps que je l'avais. Et chose rare pour le genre, c'est par un auteur français !

 "L'Homme n'a pas su respecter la Nature. Il n'y a plus aucune raison pour que la Nature respecte l'Homme".
 
 
 
 


Ce bouquin se présente comme une longue expédition périlleuse dans les rues de Paris et de New York. Mais de quoi ça parle vous vous dites ?? Notre habitation la Terre n'est plus ce qu'elle était. On découvre notre capitale qui est recouverte d'arbres, de branches, de plantes étranges, des animaux comme des gnous dans les rues, des crocodiles...Ce n'est plus une ville mais une jungle. L'Amazonie on pourrait dire. Mais ça ne s'arrête pas là. La diversité de toute cette flore et faune s'est transformée. Tout est devenu plus dangereux voir carrément mortel. C'est dans cet environnement qu'un groupe de survivants va devoir survivre mais aussi de comprendre (et nous aussi) comment ça se fait qu'il y à eu comme une mutation du globe et pourquoi. Pourquoi tout cette flore ? Pourquoi tout est détruit ? Pourquoi il y à plus d'habitants ? Tout ça en l'espace de quelques jours ? Qu'est-il arrivé ?? Est-ce le même cas dans toute la capitale française ou dans le reste du pays voir pire, à l'échelle mondiale ? Est-ce une attaque terroriste ou une attaque venue de l'espace ou alors autre chose ? Une épidémie ? Les petits hommes verts ? Tant de questions !!


"L'Homme croit quelque fois qu'il à été créer pour dominer, pour diriger. Mais il se trompe. Il fait seulement partie du Tout. Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être un régisseur. L'homme n'a ni pouvoirs, ni privilèges, seulement des responsabilités."



Le groupe que l'ont va suivre est intéressant. Il se compose de civils comme des militaires. Alexandre Grant, homme d'affaires américain important et milliardaire et qui à ses manières. Il veut détruire la nature et les animaux pour faire des constructions. Ce qui n'est pas la volonté de Anne, française, qui se bat pour protéger la nature. Elle est elle-même avec des membres de son groupe. Mais toutes ces personnes vont devoir poursuivre la route ensemble. L'humour est souvent présent, beaucoup de pointes sarcastiques entre les survivants. En écrivant cet article, je pense à Jumanji, vous savez, quand la nature envahi la ville avec les troupeaux d'animaux et que la végétation qui mute et devient des proies et qui, elle aussi, pousse de partout ? C'est à peu près pareil avec Gaïa. Mais avec l'horreur et le désespoir en plus.


Sur plusieurs pages on retrouve des graphiques. Dommage de pas en avoir plus mais c'est sympa. L'auteur remet bien en place les humains et sur le sort que nous faisons à la Terre. Les révélations sur ce qui se passe sont intelligentes. Je me disais "fallait y penser" ! La fin est passionnante ! Je ne m'attendais pas du tout à ce retournement de situation. Très réussi ! Je ne crois même pas que c'est possible de le deviner. Cela fait froid dans le dos ! Ce fut une très bonne lecture ! Sujet plutôt rare dans le catalogue de Bragelonne.


"Un combat où pour la première fois l'homme apparut aux yeux de Grant comme étant la proie et non le prédateur. Un juste retour des choses, telles qu'elles l'étaient plusieurs millions d'années en arrière...".



Je trouve ça curieux que ce livre n'est pas devenu un film. Il à toutes les bases pour en être un. Des paysages transformés majestueux, de l'action, des personnages attachants, de la survie, des morts, un bestiaire qui change de ce qu'on connaît, du suspens de vouloir savoir ce qu'il s'est passé...Peut-être que l'auteur à eu des propositions et n'a pas voulu. C'est possible aussi.
  


Je vous le recommande ;)


 
 
 
 
 

mercredi 1 avril 2015

Critique de Le secret de Crickley Hall de James Herbert




  
Auteur : James Herbert.
Date de sortie : 26 juin 2008.
Pages : 576.
Prix : 25€.





"Le best-seller qui a déjà glacé le sang de 300.000 lecteurs en Grande-Bretagne". Voilà cette phrase d'accroche sur la quatrième de couverture. Plutôt encourageant, hein :) ?

J'adore les films d'horreur depuis que je suis petit. Avoir peur devant son écran, c'est bien. Oui oui. Mais qu'en est-il avec une lecture ? Peut-on avoir les mêmes frayeurs ? On va voir ça.

L'histoire commence tout ce qu'il y à de plus classique; une famille va vivre quelques temps au loin de tout dans une grande maison. On peut même dire un manoir vu sa taille. Dans cette petite famille, on trouve Gabe et Eve Caleigh ainsi que leurs deux jeunes filles âgées de cinq et de douze ans. Et leurs chien. Ils sont dans une mauvaise passe. Ils ont un fils de cinq ans qui s'est fait kidnappé et depuis un an, ils n'ont aucune nouvelle. Pas même de rançon. Est-il mort ou toujours en vie ? C'est la grande question. C'est pour cette tragédie qu'ils ont voulu vivre ailleurs, loin de là où vivait leurs fils. Et c'est précisément à Crickley Hall qu'ils atterrissent. Un endroit lugubre avec un temps où il pleut sans arrêt. Sans parler de la demeure avec son air gothique pas joyeux pour un sous. Pas le meilleur endroit pour tenter de revivre et de reprendre la pêche.

Mais justement, j'ai aimé cet endroit et son atmosphère. Il fait toujours gris. La maison est au milieu de nul part entourée de grands arbres et autour de la maison, il y à une rivière. Elle est aussi présente sous la maison. Ce n'est pas huis clos. L'histoire ne se passe pas que dans leurs nouvelle habitation. Il y à aussi le village Hollow Bay avec ses habitants peu nombreux et leurs accents de la région. Dès qu'un sujet de conversation est sur Crickley Hall, ils changent tous de comportement. Mais...mais pourquoi donc ?? C'est qu'elle en impose, cette fameuse construction. 



Les premiers événements paranormaux -ou hallucinations- se manifestent vite fait. La balançoire dans le jardin qui bouge toute seule sans qu'il y ait le moindre vent, des ombres qui bougent, des pleurs, le chien qui est terrifié, des flaques d'eaux , la porte de la cave qui s'ouvre en permanence, même bien fermée...Pas le genre de choses qui ferait envie de vivre ici !! Ce n'est pas non plus des événements si atroces que ça. Quoi que, les pleurs, brrrr !  Au début, le père agace car c'est une chose très courante dans ce genre d'histoire, c'est que pour lui, dès que ses filles ou sa femme ont peur d'une ombre, d'un bruit, d'une apparition, de voix, c'est qu'elles ont eues des hallucinations. Que rien n'est réel. Vous savez, on voit ça souvent voir tout le temps, qu'une personne ne prends pas au sérieux les dires, les craintes et les peurs d'autres personnes. Plein de cynismes, ce père. Mais il se rendra compte qu'il à peut-être tord. Pendant plus de 200 pages, malgré des phénomènes de plus en plus nombreux, il se passe rien de dangereux pour la famille. Mais rassurez-vous (c'est pas un peu méchant de dire ça ? Enfin, c'est ce qu'on attends dans une histoire comme celle-ci :) ), le danger va se faire sentir.

Le titre du roman est parlant. J'ai adoré découvrir au fil des pages les secrets de Crickley Hall, son passé. Le passé (qui est passionnant) prends beaucoup de place dans l'histoire et ça c'est bien, pour tout comprendre. Une maison comme elle recèle bien évidemment des mystères.  C'est une vielle histoire. À la fin de l'été des années 1943. Il y à eu une grande inondation dans le coin et la maison à subit le drame. C'est à partir de ce point de départ qu'il se passe des choses inexplicables jusqu'à aujourd'hui. Mais chuuuut. Soyons clair, on comprends dès le début, même en ne lisant que le résumé qu'on aura à faire à des fantômes ou quelques autres formes qui soit. Tout ça est classique mais c'est le contenu qui change. Bien entendu je ne vais rien vous dire sur le reste mais je voulais dire qu'on commence l'histoire normalement (habitation glauque, famille qui vient vivre dans celle-ci, des phénomènes paranormaux...) et c'est le reste qui va nous éloigner un petit peu de ça. Sans pour autant que ce soit quelque chose d'incroyable et de jamais vu.

Suivre cette petite famille à été sympathique. Avoir mis deux jeunes enfants qui vont devoir faire face à tout ça, ça donne un autre regard que si ce n'était qu'avec des adultes.  Puis il y à les à-côtés comme les sorties en dehors de la demeure. La nouvelle école pour la plus âgée des sœurs. Les habitants qu'on fera leurs connaissances. Toutes ces petites choses de la vie de tous les jours. Plus on avance dans les nombreux chapitres plus ou moins courts, plus j'étais en soutiens avec la famille. Le rythme bouge plus d'un coup à un moment, ça se déchaîne et je voulais savoir à chaque fin de chapitres ce qui allait se passer. Et pour rendre les choses encore meilleures, une terrible tempête s'abat sur le région. C'est le déluge. Aussi bien dans le temps que pour la famille. Ce fut une bonne lecture !!

Je n'ai pas eu de frissons durant ma lecture mais qui sait, peut-être que vous, vous en aurez ? Une belle brique d'un peu plus de 560 pages. 



vendredi 10 octobre 2014

Critique de Japantown (épreuves non corrigées) de Barry Lancet

                       
-Éditeur : Bragelonne
-Collection : Thriller
-500 pages
-Sortie le 22 octobre 2014
-Prix : 22€



J'ai reçu les épreuves non corrigés suite à la participation de chez Babelio, que je remercie mile fois ainsi que Bragelonne, avec la Masse Critique. Première fois que je reçois une épreuve et j'ai eu la surprise de découvrir une autre couverture de Japantown, bien différente et aussi jolie de celle du roman qui sortira le 22 octobre prochain en librairies. Ce roman est dans la collection Thriller de chez les maîtres Bragelonne. Une de leurs nouvelles collections et elle commence sur les chapeaux de roues. Mais venant de Bragelonne, on sait à quoi s'attendre tellement cette maison d'édition est absolument irréprochable sur tous les points de vue. Du moins pour ma part. 

Alors, je tiens à dire dès le début que cette histoire, elle m'a captivé de la première à la dernière page. J'étais assez curieux car je n'avais encore jamais lu de romans sur le thème des pays comme le Japon ou la Chine et je savais pas trop à quoi m'attendre, du coup, comme je suis aussi assez réticent sur ces cultures. Mais c'était la bonne occasion de commencer par cet ouvrage, oh que oui !! Il faut savoir que l'auteur, Barry Lancet, signe ici son premier roman. Et durant toute ma lecture, la chose qui m'a le plus surpris, dans le bon sens, largement, est la maîtrise que cet auteur à eu en l'écrivant. Son histoire est tellement bien écrite, passionnante, documentée, que j'avais tout au long le sentiment que Lancet écrit des romans depuis toujours. C'est vachement surprenant pour un tout jeune écrivain. 

On va suivre une enquête avec le personne principal qui se nome Jim Brodie. C'est un grand connaisseur sur la culture japonaise mais il n'est pas japonais. Il vie à San Francisco, avec sa fille de 6 ans. Sa femme est décédée. Il va être appelé à venir sur une enquête morbide avec un massacre d'une famille japonaise : les parents, leurs deux jeunes enfants et une de leurs connaissances. En plein dans le quartier Japantown. Comme seul et unique indice, ils ont simplement un "Kanji" à leurs dispositions (la forme qu'il y à sur la couverture). Et comme par hasard, lors du meurtre de sa femme, exactement le même Kanji. Enquête qui n'avait aboutie à rien, à l'époque du crime. Et voilà que tout recommence mais cette fois avec un meurtre bien plus grand, plusieurs années après. L'histoire est écrite à la première personne. J'aime beaucoup ce style d'écriture puisque je trouve qu'on se mets plus dans la peau du personnage et il est plus attachant, du coup. Le rythme est toujours présent. C'est comme du Dan Brown, si je puis dire. De courts chapitres avec toujours une pointe d'intrigue en fin de chapitre. L'enquête est terriblement géniale à suivre ! De l'Amérique du Nord au Japon, on croise un tas de personnes qui sont maîtrisées à la perfection. C'est comme un grand film policier. Cela va être plusieurs vengeances mortelles pour un paquet de gens dont Jim et sa nouvelle équipe de coéquipiers. On peut aussi apprendre pas mal de choses sur la culture japonaise (l'auteur y à vécu 30 ans) comme des mots japonais avec la traduction française entre parenthèses et aussi en italiques, les légendes et la fameuse écriture Kanji. Comme vous devez vous en rendre compte, cet élément va être important durant la lecture. On nous explique cet écriture très très vaste qui se compose de millier de symboles et comment on peut les reconnaître avec leurs anciennes formules. Mais ce Kanji va être costaud puisque il est connu d'aucun dictionnaire ou autre registre. C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais pour découvrir des indices et ce que veut dire ce symbole, Jim va être en équipe et en correspondance de plusieurs personnes dans la police, des enquêteurs, des informaticiens, des agents...Mais pas que ! Dans l'autre côté, et comme l'affaire se fait connaître par les médias et la presse, des "célébrités" connues pas en bien vont aussi venir voir Jim. Mais pas n'importe lesquelles. Il y aura de sacrées têtes dans le lot et pas des gens tendres. Plus on avance dans le déroulement, plus la tâche se complique sérieusement. Entre tout ça et les pièges qui arrivent directement à Jim ou à sa fille, toujours de plus en plus craintif, ça va pas être tendre. La troupe de gens qui sont dans cette histoire et veulent une vengeance sont de véritable ninjas. Quand ils attaquent, c'est toujours avec la plus grande discrétion. Même dans un endroit où il y à foule, ils n'ont pas peur. Toujours à l'attaque. Et toujours aucune preuve ils ne laissent. Ce sont des prédateurs. Ils ont équipés des nouvelles technologies. Ils ont une immense intelligence. Et par dessus tout, Jim devra faire équipe avec certaines personnes mais comment faire confiance alors que tout le monde semble être dans le coup ? En le lisant, vous verrez que c'est une histoire tellement passionnante et maîtrisée de A à Z ! Vous connaissez le gout de la bonne nourriture ? Eh bien JapanTown peut être servi dans plateau gastronomique. Tous les meilleurs ingrédients sont réunis pour nous fournir un petit pavé de 500 pages où chaque pages sont accrochantes. Et la fin, wahouh ! Elle n'est pas du tout fait à la va vite et elle envoie du pâtée !! De bons rebondissements. Comme je l'ai dit durant toute ma critique, ce livre à été écrit par des mains de maître. J'en ai lu plein des romans et des bons, mais, de mémoire, jamais j'ai été autant scotché devant un livre. Je n'arrivais plus à m'en détaché. 

J'ai eu l'agréable surprise de voir qu'en Amérique, un tome 2 est sorti le 9 septembre 2014, toujours avec Jim Brodie. Ça veut dire qu'on aura encore d'autres enquêtes avec ce personnage et vu la qualité impressionnante de ce premier tome, savoir que ce n'est pas un "one shoot" (en un seul volume), je suis super content !! 

Merci à Bragelonne d'avoir édité Japantown. Une sacrée belle découverte ! J'ai déjà hâte d'avoir la suite en mains !!