mercredi 17 avril 2019

Horrifikland : Une terrifiante aventure de Mickey Mouse (2019)




Auteur : Lewis Trondheim.
Dessinateur : Alexis Nesme.
Éditions : https://www.glenat.com/bd
Date de sortie française : 16 janvier 2019.
Pages : 48.
Prix : 15.00€.

Cette bande dessinée est une sortie récente de la collection "Disney" sous la catégorie des "Créations originales" de la célèbre maison d'édition Glénat. Le principe de cette collection, comme son nom l'indique, est de donner la chance à des artistes d'écrire leurs propres histoires inédites avec un style de dessin où tout est permis. Elle contient huit titres dont sept aventures avec Mickey et une avec Donald. Celle-ci est la troisième participation de l'auteur Lewis Trondheim. Nous allons voir cette nouveauté tout de suite.

Bienvenue à Horrifikland ! 

Difficile de ne pas avoir un regard sur cette couverture absolument succulente et avec cette reliure toilée. Avec du vernis sélectif et une ambiance horreur et gothique exquise, pour moi il est impossible de ne pas être sous son charme avec ce château en arrière-plan, ce ciel lumineux grâce à la pleine Lune, les belles citrouilles, le reste du décors et nos trois adorables compagnons Donald, Dingo et Mickey qui ont l'air de vivre un sale moment dans ce cimeterre des plus lugubre. Ils ont mis le paquet sur la beauté extérieur de la BD. La couverture donne envie de l'ouvrir.





 
Notre bon trio ont une nouvelle affaire à résoudre. Cette fois-ci, les trois détectives ont comme mission de retrouver un chat d'une vielle dame. Jusque là ça ne pose pas trop de problème. Ils ont connu bien pire que ça. Oui mais c'est sans parler que ce chat est perdu à...Horrifikland (bruit d'éclairs) ! Un vieux parc d'attractions des horreurs où il ne fait pas bon d'y faire sa petite promenade du soir. Et justement, la nuit tombe. La chasse au chat ne va pas être de tout repos. Eh oui, tout ne se passe pas comme prévus. Et sur leur route ils vont faire des rencontres pas des plus plaisantes. On y retrouve le cher Pat Hibulaire, fallait bien qu'il soit là lui aussi et d'autres sortes de rencontres moins ordinaires. La suite des événements ne va pas être de tout repos ! Ils vont traverser les différentes attractions du parc sous notre regard comique.

 
Alors c'est bien beau d'avoir une face sublime mais est-ce le même cas pour les pages d'intérieurs ? Alors la réponse est : oui ! Les dessins sont d'une beauté absolument dingo ! Ça peut ne pas plaire à tout le monde ce côté un petit peu plus réaliste et moins cartoon, loin de ce qu'on connait dans les BD classiques Disney mais personnellement je suis sous le charme. Les effets de lumière et d'éclairage des pièces et des extérieurs, les couleurs très vives et colorés avec un effet granuleux et surtout, malgré un grand changement des dessins, les personnages sont identiques à leurs versions classiques des magazines que tout le monde connait comme Le Journal de Mickey. Ils sont pareils mais en encore plus beaux, en encore plus expressifs. Maintenant que le jeu vidéo est sorti depuis plusieurs mois, je peux dire que nous sommes limite vers du Kingdom Hearts 3 dans le monde de Pirates des Caraïbes. Plus réaliste et plus beau. Chaque planche est un plaisir pour les yeux. Toutes les cases je disais "wahouh" tellement c'est super. Avec du papier glacé qui rends encore plus joli tout ça.

Une histoire plus courte que l'une des BD de la collection (comme Mickey et l'océan perdu et ses 60 pages contre 48 ici) et ça aurait été sympathique d'en avoir à peu près le même nombre pour faire durer un petit peu plus le plaisir de lecture mais sinon Horrifikland c'est HoRRiiibleeeement bon et drôle avec Donald, fidèle à lui-même avec ses trouilles et ses cris en permanence et Dingo le gros tête en l'air bien drôle. C'est un petit festin qui se parcours rapidement alors savourez bien chaque cases et dialogues !




lundi 8 avril 2019

The Breaker – Coffret intégral tome 1 à 10 (2017)




Auteur : Jeon Keuk Jin.
Dessinateur : Park Jin Hwan.
-Genre : Manhwa.
Nombre de tomes : 10 (terminé).
Date de sortie française : 26 décembre 2017. Année de l’édition originale : 2007.
Pages : 1960 pour les 10 tomes du coffret.
Prix : 49.95€.
 
 
 
 
 Après les quatre premières pages tout en couleurs, on découvre un jeune du nom de Shinwoo qui est en train de mater des filles en petites tenues. Son petit plaisir ne dure pas longtemps puisqu’il se fait attaquer par Chang-Ho, un gaillard qui ne se laisse pas faire. Il veut recevoir ses 60.000 won (environ 450€). Ce moment délicat a été vu par un nouveau avec un look très décontracté en mode chemise d’été avec lunettes de soleil et gros dragueur. Une fois qu’un cours se termine, il n’est plus du tout le même et cherche constamment à avoir une bonne relation avec une fille. Un chaud lapin comique. Il s’avère que cette personne est son nouveau prof. Un prof qui s’est foutu de sa raclée en lui disant  que c’est une poule mouillée. Plutôt inattendu, non ? Pas longtemps après, c’est le contraire qui se passe. C’est le jeune qui découvre dans une ruelle ce prof qui s’appelle Chunwoo se faire tabasser par la même brute. Sauf que lui, il ne laissera pas faire. On apprends que le prof doit absolument cacher sa véritable identité. Il est ici pour quelque chose mais quoi ? Mystère ! Shinwoo, pas de courage et se laissant martyriser jusqu’au point de vouloir se suicider, c’est tout naturellement qu’il s’approche de ce professeur de plus en plus étrange et de plus en plus attachant pour apprendre à se défendre en arts martiaux et ne plus être une victime de tous les jours. Un autre personnage arrive dans sa vie, en plus du prof. C’est la nouvelle infirmière. Que de nouvelles têtes ! Pour ne pas changer, c’est une infirmière qui n’a pas froid aux yeux et elle comment se montrer face aux hommes. Elle est aussi timbrée que Chunwoo. Les deux font la belle paire !

Sauf que l’apprentissage ne va pas être si simple que ça. Et malgré que la violence soit souvent présente, l’humour est toujours là. Il y a des passages où j’ai vraiment eu des barres de rires. Mais ça reste sérieux. La route va être très longue et les 10 premiers tomes ce sera comme un long entraînement pour apprendre les nombreuses techniques de combats tout en se combattant face à plusieurs clans. Mais le truc c’est que le jeune élève va apprendre à une vitesse vertigineuse. Bien plus rapide que la normale et c’est sur ce point qu’il va prendre par surprise les différentes rencontres qu’il va faire sur son chemin.





Les protagonistes sont excellents. Il est important de bien les présenter tellement ils sont bons. Déjà avec Lee Shinwoo. Le personnage principal et il est très réussi. Souffre douleur pendant un bon moment de ses camarades de classes, l’arrivée du professeur tombe à pic dans sa vie jusqu’à lui faire basculer sa triste vie en une vie bien plus explosive ! J’étais avec Shinwoo. Je voulais vraiment qu’il progresse vite pour mettre une bonne raclée à ces brutes qui s’en prennent à un gars inoffensif et sans histoire. Ce sera l’élève idéal pour les cours d’arts martiaux. C’est très intéressant de voir son évolution tout en continuant ses activités normales de tous les jours comme aller en cours. Comme souvent quand on commence à avoir une force et des pouvoirs hallucinants, il ne faut pas tomber systématiquement dans la violence gratuite. Ça il ne le veut pas. Bien d’autres abusent de leurs capacités mais lui c’est surtout pas dans ça qu’il veut être. Il est là pour défendre ceux qu’il aime et faire mal à ceux qui le méritent vraiment.

La deuxième forte tête et il plaira à beaucoup de gens, c’est bien entendu ce prof Han Chonwoo. Quand il débarque au début on se dit que c’est le mec qui se la pète avec son look de mec de la plage bien dragueur comme il faut. Et quand on apprends que c’est finalement le prof de maths, on se demande si il n’y a pas une erreur quelque part. Mais non, c’est bien lui le nouvel enseignant. Il possède le Gumunryong, une maîtrise des 9 arts du dragon. C’est lui le maître. Tout le monde le craint ou au contraire tout le monde veut se battre contre lui. Il à deux visages ce Han. Celui du gars sensible, protecteur et dragueur. Il essaie tant bien que mal à avoir une relation sérieuse avec une fille mais il lui arrive toujours des empêchements aux mauvais moments. Et l’autre visage est qu’il est un redoutable monstre puissant avec ses techniques de combats. Son maître à été vaincu et il à soif de vengeance. Maintenant ça va être lui qui va devenir un maître pour Shinwoo.
La troisième est une fille et elle s’appelle Lee Shi-Ho. Elle est une infirmière à cette même école et elle fait pas mal d’effet à Chonwoo. Il faut dire que toutes les filles dans ce manga sont souvent habillées de manière très sexy tout comme certaines positions.





Après il y en a encore plein, qui ont tous leurs importantes dans l’histoire, aussi bien des gentils que des brutes mais ça ça reste à découvrir par vous-même. Je vous garantis que vous ne devriez pas être déçus de The Breaker. C’est drôle, c’est dessiné magnifiquement bien avec de superbes doubles pages, de l’action sans qu’elle soit trop présente non plus (à part la fin mais c’est normal) et il se passe sans arrêt des choses. Impossible de s’ennuyer ou de trouver la lecture de chaque tomes trop longues. Non, au contraire, j’ai enchaîné les pages comme eux ils enchaînent les coups de poings : à vitesse grand V ! Il est difficile, pour moi, de ne pas trouver son petit bonheur devant cette passionnante histoire. Et ce qui est cool, c’est qu’il ne faut pas attendre longtemps pour lire la suite puisque la saison 2 est elle aussi disponible partout avec deux coffrets de 10 tomes chacun. 20 tomes à se faire encore avec la promesse de l’auteur de nous en apprendre encore plus sur Shinwoo sur sa vie et puis de voir ce qui se passe après cette fin, j’ai juste envie de me jeter directement dans la suite ! En ce qui concerne les différents pouvoirs et leurs noms, là ce n’est pas simple de s’y retrouver et de se souvenir à quoi ils correspondent. Faut dire que leurs appellations ne sont pas facile à retenir.

Les dessins sont magnifiques avec beaucoup de détails. On reconnait bien les nombreux personnages et les scènes d’actions sont lisibles tout comme elles sont jouissives ! On peut même jusqu’à ressentir la violence des coups au vu de la déformation réussie des visages. C’est sublime et on peut voir encore mieux la qualité des coups de crayons du dessinateur Park Jin Hwan grâce à l’artbook de 80 pages. Ah il est fort ce type !! Amateurs de berlines allemandes, vous allez aussi être aux anges
La fin de cette première saison promet une deuxième saison encore plus captivante avec The Breaker : New Waves. J’ai hâte de voir comment vont évoluer les personnages. Il se passe beaucoup de choses lors des dernières pages.

Les deux coffrets suivant sont :
The Breaker : New Waves – Partie 1 (tomes 1 à 10).
The Breaker : New Waves – Partie 2 (tomes 11 à 20).

L’histoire n’en ai pas à sa fin et j’ai juste envie de dire : tant mieux ! On se retrouve prochainement avec la suite du récit ! Quels vont être les nombreux enjeux ? Mystère !!

Encore un immense merci aux éditions Meian pour l’envoi de cette box ! Kingdom, Ares, The Breaker et les autres nouveautés, je ne dis pas ça parce que j’ai un partenariat avec eux mais ils assurent grave ! Moi qui aime le support physique et qui aime avoir de belles et grandes collections d’objets, avoir ce genre de grand coffret de taille imposante, juste j’adore ! Alors oui ça prends beaucoup de place dans une bibliothèque, surtout quand on possède plusieurs de leurs coffrets mais moi ça ne me dérange pas. Suffit d’avoir une rangée spécialement « Meian » et voilà. 50€ pour des heures de lecture et un régal pour les yeux + des goodies qui ne sont pas là pour faire genre « regardez, on vous mets des petits trucs dans notre coffret mais au final les gens les range dans un coin et basta ». Là non, le poster je sais que je vais le mettre à un mur, l’artbook il ira rejoindre les autres dans ma bibliothèque et les ex-libris je pourrai aussi les mettre sur un mur voir sur une porte.
Et si on termine cet article avec un petit tour du coffret et de qu’il contient ? Mais allons-y, c’est par ici la visite :

Quatre ex-libris exclusifs magnifiques !     

Un poster qui donne le ton !!

Un artbook de 80 pages !








Petit message de fin :

Un mot que je tiens à écrire, d’autant plus qu’en ce moment on en parle souvent sur Twitter. L’auteur parle sur le rabat dans plusieurs tomes la difficulté du marché à cause des scans illégaux qui circulent sur internet. Si vous, qui êtes en train de me lire, vous lisez des scans, svp, arrêtez cette pratique honteuse. Personne n’a envie que le marché du manga (ou n’importe quel autre secteur culturel) échoue face au piratage. La diversité des manga, le nombre affolant de titres disponibles est génial pour nous tous. Tout le monde y trouve son compte. Mais arrêtez de faire ça et achetez dans des librairies. Pour le secteur des livres, pour les auteurs, pour les traducteurs, pour les maisons d’éditions…C’est quand même dingue de voir à presque chaque tome l’auteur qui dit à ses fans de mettre un terme à ça et de soutenir leur travail. Soyez intelligents et ne faites plus ça. On ne vole pas des œuvres comme ça. Il est important de le rappeler. Je sais bien que nous sommes nombreux à faire nos achats mais faut le rappeler aux autres qui ne pensent pas aux pertes qu’il peut y avoir derrière.

vendredi 22 mars 2019

Qui ment ? (2018)




Auteur : Karen M. McManus.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Delcourt.
Éditions : http://www.lireenlive.fr/
Date de sortie française : 22 mars 2018.
Pages : 464.
Prix : 17.95€.
 
 
 Voyez le topo, l’action se passe dans une salle de classe. Cinq élèves sont en retenus avec un prof pour la surveillance. Ils ne sont pas là par hasard et sont tous les cinq concernés par la même affaire sur une histoire de smartphone qu’ils ont eu alors que c’est interdit. Ils sont tous dans le même piège. Les minutes passent, les questions sont légions quand tout d’un coup, l’un des jeunes meurt devant tout le monde. C’est le début d’une longue et difficile épreuve à venir pour les autres.

Mais l’enquête va les faire devenir presque inséparables. Ils ne se parlaient pas beaucoup voir même jamais avant cette histoire mais là ils vont être tous dans le même panneau. La victime avait une application où elle balançait plein de vrais secrets sur le groupe. Et tout le lycée a cette application sur leurs portables. Donc très facile pour foutre en l’air la vie de chacun. Ça leur donne à tous un gros mobile sur ce meurtre. Est-ce que quelqu’un a tuer cette personne pour qu’elle arrête de sortir des vérités dérangeantes aux yeux de tout le monde ? Une vengeance bien préparée ou est-ce autre chose ? Sont-ils tous coupable ? Étaient-ils plusieurs sur ce coup ? Le doute est partout. La pression va être forte.

Comme écrit dans le résumé de la quatrième de couverture, on y retrouve à peu près tous les personnages clichés quand il s’agit de jeunes lycéens américains. Il y a l’intello, le sportif, le délinquant et un peu rebel et la bimbo. Les chapitres nous montrent la vie de chacun des élèves. Ils sont tous attachants. Certains ont des vies pas faciles et d’autres sont dans la richesse. Le gros plaisir du roman c’est qu’on ne sait vraiment pas qui est le ou la coupable. Tout le monde est suspect. Comme dans un certain Scream sauf que là ce n’est pas une histoire d’horreur et que personne d’autres va mourir. Mais dans le fond c’est la même chose. Et c’est ça qui est passionnant car pendant toute la lecture, on ne sait pas si on apprécie peut-être le ou la coupable. Il n’y a aucune réelle preuve qui peuvent nous donner des idées. On peut se poser des questions et se méfier mais l’auteure nous aide jamais. C’est comme un jeu de piste. Nous sommes en quelque sorte l’enquêteur et l’enquêtrice de ce récit jusqu’au dénouement final. Les journalistes s’en mêlent, les interrogatoires aussi et tout le monde tente de se défendre comme il faut.

Plus les jours passent et plus il y a des messages sur cette fameuse application. De nouvelles vérités. Ce qui donne à chacun encore plus de chance à être suspect. Mais si la personne est morte, qui est-ce qui continue d’envoyer des messages ? C’est vraiment un point que j’adore et ce, depuis justement les films Scream. Et en livre ça rends très bien avec « Qui ment » ? Une lecture rapide, les chapitres s’enchaînent vite et il y a du bon suspens. Une fois que j’étais à fond dans l’histoire j’essayais de deviner qui pouvait être le suspect et de voir qui cache bien son jeu. Alors vers la fin il est possible de se faire un bon avis et je n'étais pas loin de la vérité. Au moins avec un récit pareil chacun aura son petit quelque chose à dire et pourquoi pas se dire qui on pensait que c'était le suspect. Une bonne lecture à se faire comme lors d'une bonne soirée.


 
 
 
La couverture américaine.
 

mercredi 27 février 2019

Egregor - Tome 1 (2018)





Auteur et dessins : Jay Skwar et Kim Jae Hwan.
Nombre de tome : 1 (en cours).
Date de sortie française : 7 décembre 2018
Pages : 208.
Prix : 6.95€.
 
 
 
Avant de venir au vif du sujet, parlons anecdote puisque Egregor n’est pas une vraie nouveauté. Ce manga est déjà sorti en 2017 mais il y a eu des complications entre les deux dessinateurs à cette époque. Par chance, le revoilà sur les tables des librairies plus fort que jamais et espérons que cette fois-ci tout se passera bien entre les acteurs de ce manga. D’ailleurs, la couverture est 100 fois plus belle que la précédente, à mon goût.
 
 
  On va suivre le parcours de Foa, jeune forgeron qui est désigné pour être un futur grand créateur de lames destructrices. Il habite dans un village au nom de Lightyard. Ce serait la vie parfaite avec de beaux paysages si leurs vies ne seraient pas en danger. A chaque crépuscule de pleines lune la catastrophe arrive dans un village avec l’assaut de certains faucheurs. Comme leur nom l’indique, ils ne laissent personne en vie. C’est à chaque fois une véritable boucherie pour ces pauvres gens qui ne demandent rien. C’est face à ces monstres qu’il leur fait une personne capable de les défendre coûte que coûte. Comment se défendre contre des bêtes aussi féroces et capable du pire ? Pas facile pour eux. Il leur faut des têtes prêtes à tout donner pour les sauver.

Durant ces quatre premiers chapitres de ce premier tome, le village se fait vite attaquer. On y voit la grande détermination de Foa ainsi que de ses proches. On apprends à connaître les différentes familles. Au moment de cette attaque, on fait partir les femmes et les enfants en bateau et les autres, téméraires au possible, vont s’attaquer aux faucheurs et aux autres créatures affreuses. Certains ont des pouvoirs, se transforme même en une certaine chose. Le plus intéressant,  c’est le dernier chapitre. C’est là où tout se déchaîne, là où l’histoire démarre sur les chapeaux de roues. Les précédents chapitres sont au final à lire comme des amuses gueules. Ils sont là pour faire connaissance des personnages et de leurs capacités (gentils comme méchants). Puis dans les dernières pages le récit devient captivant. C’est là qu’on peut se rendre compte qu’il y a matière à faire une longue et belle histoire. Je ne dévoile rien, bien sûr, mais là j’ai hâte de lire le deuxième tome. L’avenir de ces héros est grand et la suite s’annonce surtout plus passionnante que ce début.


Les dessins sont réalistes et détaillés. L’action se passe pratiquement que de nuit et pourtant les planches sont claires. Rien est trop sombre et ça j’aime bien. Je suis pas fan des dessins très noirs et là c’est le juste milieu de l’éclairage. On apprécie plus facilement le travail du dessinateur.

Au niveau de la réalisation du livre, c’est encore une fois du très bon avec le titre en relief et brillant tout comme sur la reliure. Avec la tranche bien noire, on reconnait bien que c’est du Meian. Huit belles pages en couleurs et avec du papier bien épais. C’est devenu une habitude chez cet éditeur, niveau objet c’est un sans faute.

Le tome 2 sort en mars 2019. Vivement !












samedi 23 février 2019

Ares Le soldat errant – Coffret 1 (2019)




Auteur et dessins : Ryu Geum-Chul.
Nombre de tomes : 26 (terminé).
Date de sortie française : 3 février 2019. Date de l’édition originale : 2001.
Pages : 1936 pour les 10 tomes du coffret.
Prix : 49.95€.


Pour la petite histoire à savoir avant d’en venir au vif du sujet et pour ceux et celles qui ne savent pas, Ares fut déjà édité en France par les éditions Booken en 2011 (version originale) jusqu’au seizième tome mais elle a été abandonnée. Malheureusement. Ou pas finalement car cette série à cette chance de revenir en force et dans un habillage magnifique avec ce coffret d’une grande taille avec les dix premiers tomes et de petits goodies sympathiques comme d’un poster d’une taille moyenne (A2) et de quatre Ex-libris exclusifs. Deux autres coffrets vont sortir prochainement et pour la première fois on aura enfin à disposition l’intégralité de Ares avec ses 26 tomes.



  
Une série…tranchante ! On fait la rencontre d’un jeune garçon au nom de Ares, borgne, dans le royaume de Cronos, dévastée par les guerres des pays alentours en l’an 237. Plus une seule pièce d’argent ni aucun lieu où dormir, il tombe au bon moment sur une annonce de recrutement de soldats à l’ordre du temple avec nourriture gratuite et un logement offert. C’est parfait pour lui, c’est juste ce qu’il lui fallait. Il fait la connaissance d’un garçon d’approximativement le même âge que lui et il cherche exactement comme lui. Deux épéistes. Le destin. Sur la route, des complications arrivent. Les gens le prennent pour un gamin basique et qui ne sait pas se défendre. Oui enfin ce n’est qu’une mauvaise impression. En réalité, Ares ne se laisse pas du tout faire ! Il est même dangereux et imprévisible. Quand il est en danger ou quand on l’énerve, ce n’est plus le même. C’est durant cette première partie de l’histoire qu’on découvre comment il est devenu un soldat de l’ordre du temple de classe C. Il va devoir, lui et ses camarades qui deviennent inséparables, gravir les échelons de l’ordre du temple.  Ce n’est que le début d’une longue et terrible aventure pour ces jeunes soldats où ils vont devoir se battre pour survivre ! Combattre pour sa nation !

Ares est un personnage qui n’a pas sa langue dans sa poche. Il a un bon caractère. Il est parfois un peu tête en l’air et surtout il est marrant. Ça arrive d’avoir des passages drôles avec de bonnes répliques qui font décrocher des rires. Ça fait du bien d’avoir un peu d’humour dans un monde rempli de violences et de guerres. Ça le rends vite attachants. En tant que soldat, il va devoir venir en aide de gens qui ont des difficultés comme tout un village. Les habitants sont persécutés par des brigands qui demandent sans arrêt de l’argent. Mais ils n’ont déjà pas grand chose pour eux. Si la paie ne vient pas, ces barbares tuent des personnages. C’est à ça que sert cette armée. À défendre et à vaincre des bandes aussi horribles. Aucune pitié. La violence est omniprésente mais après tout c’est une époque en pleine guerre. Le sang coule à flot ! L’un des ennemis se nomme Karnival. Il veut se venger car auparavant il s’est fait bannir de l’ordre. Il a soif de vengeance. Mais il y en a plein d’autres qui mettront de nombreux bâtons dans les roues. La vie est loin d’être facile !




Difficile de décrocher quand on commence à lire. Toujours cette envie de tourner la page suivante. La magie d’avoir un coffret comme lui est qu’on a pas besoin d’attendre pour lire la suite, on l’a possède déjà ! Et le début donne le ton pour la suite du récit. Un mélange de tous les genres : c’est drôle (sans être lourd, l’humour est là aux bons moments et ça n’en fait jamais des caisses), c’est violent et il y a ce côté survie et aventure qui est bien présent mais également l’amour. C’est important pendant la guerre ! Les ennemis ne se laissent pas faire au point que n’importe qui peut mourir. L’action est très présente. Si vous aimez les scènes de combats épiques, vous allez être servis puisque ça prends une immense part.  Il y a des tomes où les 3/4 des pages ce n’est que de la baston pure et dure ! Ça vole dans tous les coins. Il y a les gardes, les assassins, protéger ou tuer des rois, les épéistes, les Chevaliers sans nom et tout plein de gros colosses impressionnants tout droit sortis de l’Enfer. Il y a de tout. Mais il n’y a pas que de ça, bien heureusement. Il y a bien d’autres événements plus calmes. Faut bien souffler entre deux combats éprouvants !
L’histoire se mets en place petit à petit. Faut dire qu’avec 26 tomes, il y a largement de quoi faire. Les enjeux deviennent de plus en plus tendus et la menace est partout. Pour plus de réalisme et de détails, il y a une carte qui montre le royaume avec les différents peuples. Ce que j’adore pour avoir une idée bien précise en tête dans le monde où nous nous situons. Les scènes de batailles sont tellement prenantes ! Il tombe également sous le charme d’une jeune demoiselle mais manque de chance pour lui, ce n’est pas n’importe qui et cela ne pas être si simple de lui faire des avances. Mais cette relation renforce notre jeune combattant. Plus on avance, plus on fait la découverte de nouveaux personnages plus ou moins importants et chacun avec leurs propres personnalités. Pour certains on tombera sous leurs charmes, pour d’autres on a juste une envie c’est de les voir mourir. L’intrigue devient de plus en plus passionnante, de plus en plus intense et de plus en plus explosive ! J’ai adoré tous les passages qui se passent durant la jeunesse de Ares. C’est idéal pour bien se mettre dans sa peau et comprendre ce qu’il est aujourd’hui et qui est son véritable ennemi numéro un, celui qui à changer sa jeune vie à tout jamais et qui, sans lui, n’en serait pas là où il est. Dans le sixième tome il y a un grand changement appréciable. Je ne dis rien pour vous laisser la surprise mais ça fait du changement pour ensuite revenir à la normale dans les tomes suivants. Il y a pas mal de surprises tout au long des tomes et ça donne juste envie de lire et de lire jusqu’au bout.




Les dessins ont ce côté sombre, des traits bien noir. D’habitude je ne suis pas trop fan de ça mais là ça va plutôt bien avec l’ambiance générale de l’histoire. Les détails sont nombreux et les doubles pages très belles. Si le style graphique peut surprendre lors des premières pages (notamment le physique des personnages et parfois leurs ressemblances et la difficulté de bien les différencier), ça passe tout seul après. Ce n’est pas un manga tout jeune non plus, il faut bien s’en souvenir. La chose très amusante et j’ai adoré ça, c’est que de temps en temps, on trouve des pages de l’auteur comme, prenons un exemple, Ares qui lis le tome 3 et se demande pourquoi il n’a qu’un œil, comment cela lui est-il arrivé. Alors on sait la raison mais l’auteur qui est représenté dans ces pages « bonus » lui raconte tout simplement que la vraie raison est qu’il n’avait pas envie de lui dessiner les deux yeux, dans l’indignation la plus totale de notre héros. J’aime bien, entre deux scènes éprouvantes, de rigoler de cette manière.

Si vous vous dites que 50€ ça fait cher, oui c’est vrai que si vous avez cette habitude d’acheter vos manga à l’unité voir en double ou en triple lors de vos achats, c’est sûr que ça brusque un peu mais franchement, grâce à ce genre de coffret, vous avez près de 2000 pages de lecture et vous pouvez déjà lire une grosse partie de la série d’une seule traite sans devoir faire des coupures en attendant d’acheter la suite. Donc au final ce n’est même pas si cher que cela. Puis en plus vous avez un beau et grand coffret de rangement et collector ! Ce n’est pas rien. J’espère qu’on aura de plus en plus d’offres comme elle ou comme Kingdom, The Breaker et The Swordsman qui débarque le 15 mars 2019. Après les petits coffrets des éditeurs qui regroupent 2-3 tomes voir 6-7 pour les intégrales en une fois, nous en avons maintenant des plus massifs, pour notre plus grand plaisir ! C’est à consommer sans modération !
NOTE : Le sens de la lecture est du sens français. Assez déroutant au début, tellement l’habitude de lire avec le sens japonais qu’au début je n’arrêtais pas de lire de droite à gauche. Aaah les vielles habitudes

Un défaut de fabrication persiste à tous les tomes, pas un seul n’en échappe, c’est le bord des pages. Quand il y a du texte, il est difficile de voir les phrases de façon lisible. Les mots sont tout au bord des marges et il faut bien ouvrir le livre. Mais pas trop fort non plus pour ne pas abimer la tranche
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Je tenais à remercier du fond du cœur les éditions Meian pour ce partenariat gigantesque (c’est le cas de le dire !). Une superbe découverte j’ai pu faire avec cette grande épopée riche en action, comique et cruel à la fois et de nombreux retournement de situations avec une belle galerie de personnages riche et variée en caractères, que ce soit les gentils ou les méchants et des moments difficiles et émouvants. Avec un style de dessin qui s’améliore de plus en plus. Maintenant il faut attendre la sortie du deuxième coffret. Comme une longue trêve pour ensuite reprendre les hostilités avec la seconde partie de l’histoire et faire un véritable bain de sang avec des bras et des têtes coupées et de… Hum, désolé, je m’emporte. Et ça va être long d’attendre, surtout que je ne sais pas quand sort la suite. La fin du dixième tome s’achève en plein affrontement, c’est cruel !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 11 février 2019

Présentation des éditions Meian (manga)







Vous connaissez probablement la jeune maison d’édition Meian, un label crée par IDP Home Video en 2017, ce qui est vraiment tout jeune et ce logo qu’on reconnaît immédiatement en libraires sur les tranches ? Pourquoi faire un article dessus ? Tout comme je l’avais déjà fait avec la nouvelle collection imaginaire de Albin Michel, il est pour moi ultra important de faire voir ces personnes qui bossent et qui font progresser le marché du livre en France et de sa diversité.
Aujourd’hui il y a tellement de parutions qu’il y a qu’un mot qui peut définir ce qui se passe depuis plusieurs années : phénoménal. Le nombre de sorties par mois, le nombre sans cesse de nouvelles séries qui débarquent, le nombre de genres et de styles différents des histoires et des dessins et toujours un plus grand nombre de maisons d’éditions et de collections. Le marché du manga n’a jamais été aussi diversifié et d’aussi grande qualité que depuis, on va dire, ces 10 dernières années. Qui sont les heureux/heureuses dans tout ça ? Nous, les lecteurs et les lectrices. Et c’est pour cette raison que je souhaite écrire et pourquoi pas faire découvrir ces nouveaux voyages vers d’autres horizons vers ces nouvelles maisons d’éditions. Après tout, parmi vous il y en a peut-être qui ne connaissent pas encore Meian.

Je commence par du classique et qui a fait grand bruit lors de son annonce et c’est leur titre phare, celui qui restera à jamais en tête pour tout le monde. C’est bien évidemment Kingdom ! Une série que beaucoup de gens souhaitent l’avoir en français mais le souci était que c’est une série qui comporte actuellement au moment où j’écris ces lignes 53 tomes ! Et si je ne dis pas de bêtise, il me semble qu’elle devrait en avoir plus de 100. Pour vendre une série avec autant de tomes il faut être sûr que le succès sera présent. Après il faut se rappeler qu’elle était attendue par toute une communauté mais mieux vaut être prudent.




La bonne idée, que dis-je, la brillantissime idée de la part de l’équipe de Meian est de proposer un abonnement avec plein de goodies réellement utiles à la série. Des ex-libris de grandes tailles reprenant les somptueuses couvertures et surtout des coffrets gigantesques pour pouvoir y mettre 10 tomes par box. Faites le calcul, le nombre de box devient grand au vu du nombre de tomes disponibles.Aujourd’hui, le public (dont moi), adore avoir plein de suppléments en plus de ses produits. Avoir toujours de plus grandes et de plus belles collections physiques, on aime tous ça. Et avec un prix d’abonnement pas abusé du tout, c’est tout ce qu’il fallait pour rendre encore plus populaire cette licence qui explose tout au Japon, l’un voir le plus grand succès du moment chez eux. Recevoir ses quatre tomes tous les deux mois quelques jours avant leurs parutions en librairies avec en plus les suppléments, nous sommes que avantagés.




Mais ce n’est pas tout, il n’y a pas que Kingdom dans leur catalogue. Leur dernière nouveauté est Egregor. Ils travaillent directement avec un dessinateur Coréen. C’est un reboot du manga du même nom de Kaya Tachibbana et de Harumo Sanazaki. Nouvelle histoire avec nouveau scénariste et dessinateur. Un noubeau départ pour ce manga.Voici le résumé :


Foa est un jeune forgeron qui aspire à créer des lames exceptionnelles afin que les chevaliers Egides puissent protéger le peuple comme il se doit. Mais le jour où son village est menacé par une « Moisson », ces tueries de masse perpétrées par les sanguinaires Faucheurs, le destin semble indiquer à Foa que le temps est venu pour lui de prendre les armes…


Et pour finir ce tour de présentation, on termine avec deux autres coffrets. Ah ils aiment ça les boîboîtes chez Meian ! Ça tombe bien parce que moi aussi !





Plusieurs jours se sont écoulés depuis le grand affrontement de la tour Core Business entre Gumunryong et l’alliance du Murim. Shinwoo, privé de son ki, est de retour à l’école Et reprend une vie normale. Mais sa réputation d’unique disciple du grand Gumunryong va compliquer la situation car il est la cible de tous les clans cherchant à se venger de son maître.
De son côté, le clan Seonu continue de le considérer comme leur nouveau chef. Bien que Shinwoo refuse cette responsabilité, Les menaces qui pèsent à son encontre lui laisseront t-il vraiment la possibilité de s’en affranchir complètement ?



 

Dans un environnement médiéval très détaillé, le royaume de Cronos est une nation dévastée par les guerres incessantes. C’est dans ce contexte qu’Ares s’enrôle chez les soldats de l’ordre du Temple en quête de logis et de repas gratuits. Il trouve sur sa route de talentueux compagnons d’arme.

À l’aube d’un grand récit de guerre, la légende commence… Deux futurs épéistes d’exception se rencontrent… Un tour du destin qui signe le début d’une grande épopée.

Ils sont encore tout jeunes, le catalogue devrait grossir au fil des mois.
J’espère que cet article vous aura plus, j,’espère aussi vous en avoir fait une découverte si vous ne les connaissiez pas auparavant. L’avenir pour nos manga a encore de beaux jours devant eux. Pourvu que ça dure !


vendredi 7 décembre 2018

Le Signal de Maxime Chattam (2018)





Auteur : Maxime Chattam.
Date de sortie française : 24 octobre 2018.
Pages : 752.
Prix : 23.90€.



"AVEZ-VOUS DÉJÀ EU VRAIMENT PEUR EN LISANT UN LIVRE ?"




De mémoire, ça doit être le roman dont j’ai le plus attendu sa sortie.

-Premièrement, c’est parce que comme je l’avais déjà écrit dans un précédent article sur Maxime Chattam* (mettre le lien), j’ai découvert la littérature grâce à cet écrivain. Sans lui il n’y aurait pas ce blog et l’amour que j’ai aujourd’hui pour les livres.

-Deuxièmement, la couverture. Ce grand bâtiment me rappelle beaucoup l’hôtel de Shining, l’Overlook. Et étant fan de l’œuvre de Stephen King et du film de Stanley Kubrick, forcément j’étais intrigué.

-Troisièmement  c’était par le résumé qui a été mis en ligne pas longtemps avant la sortie du roman. Une ville avec ses secrets et ses mystères, une famille, une communauté...C’est le genre d’histoire que j’adore et dont je ne me lasse pas. Alors quand tout ça est mis dans le même panier et qu’en plus c’est écrit de la plume de Maxime Chattam, je l’ai attendu avec une énorme excitation ! D’autant plus que toute la presse spécialisée et les lecteurs et lectrices, je n’ai pas vu une seule personne qui ne disait ne pas être effrayée par l’histoire ou être déçu(e).

Et Albin Michel a mis le paquet sur le marketing avec toute la pub que le roman a eu avant sa sortie et même après sa sortie. Des articles dans les journaux. La folie. La couverture qui se dévoile sur les réseaux sociaux, le résumé qui se mets en place dans la tête de tout le monde et aussi une grande communication sur l’objet en lui-même. Donc la couverture mais aussi sur l’originalité du titre avec le contours de pages noires, bien pour nous faire voir que le livre est sombre avec ce noir omniprésent. Et pour finir, un somptueux plan de Mahingan Falls, là où se situe l’histoire dans ce lieu fictif. Il est bourré de détails ! 



 « Personne ne fit le rapprochement  ce soir-là entre l’absence de poissons à proximité de la baie et le silence dans la forêt environnante. Pas plus avec les oiseaux pratiquement muets ou le comportement étrange de la plupart des chiens au moment du crépuscule. Chacun était trop occupé à mener sa propre existence. Et pendant ce temps, l’ombre grandissait, inlassablement ».


 
Ma première interrogation était de voir si le livre allait vraiment me faire peur. Je n’ai jamais réussi à avoir peur en lisant. J’avoue que quand on le lis seul avec une petite lumière de table de chevet et avec aucun bruit aux alentours, j’ai eu quelques petites sueurs froides. À tel point que la nuit en me levant je n’étais pas super rassuré. Ce qui est plutôt bon signe. Mais c’était lors de la première partie. On se pose une multitude de questions sur ce qu’il se passe, comment cela arrive et comment cela va se finir. Mais ça doit être le fait que je suis trop habitué à l’horreur, à l’épouvante. Donc mon avis ne reflète surtout pas l’avis général des gens car tout le monde a eu peur devant Le Signal. Mais je comprends tout à fait. Maxime Chattam a parvenu à créer une ambiance froide malgré la magnifique ville de Mahingan Falls, un endroit pourtant paisible et qui serait l’endroit parfait pour y faire ses vacances. 


 



Comme je l’ai écrit plus haut, j’adore les villes en pleine nature avec la forêt et les montagnes avec une petite communauté où tous les habitants se connaissent. Mahingan Falls est un endroit imaginaire plus vrai que nature. Il y a tout ce qu’on retrouve dans une ville. L’auteur nous présente admirablement bien sa création avec ses différentes zones. Les quartiers avec plus ou moins de l’argent, la plage, les forêts, l’école, le port, le parc municipal, j’avais l’impression de voir en vrai la ville. Mention spéciale à la carte réalisée au tout début de l’ouvrage et rédigé par M.Olivier Sanfilippo. Elle est sublime ! On y découvre les habitants et l’historique de l’endroit. Un endroit chargés d’atrocités toutes plus horribles les unes que les autres. Mahingan Falls est une personne à elle seule.

La famille Spencer est attachante. Et encore plus quand on sait qu’elle représente en réalité la famille Chattam. La mère bosse à la télé comme sa femme Faustine Bollaert, le père écrit des pièces de théâtre et ils deux garçons et une fille. Cette belle et heureuse famille était partie de New York pour vivre dans cette région loin du tumulte de la civilisation et loin des caméras. Une nouvelle vie. Ils emménagent dans une ancienne ferme. Un seul voisin des plus sympathiques, tout ce qu’il faut dans le centre-ville, les habitants sont accueillants, les enfants se sont fait une bande avec des potes (on reconnaît la relation entre les enfants avec Autre-Monde)...Tout le monde chez les Spencer est content de ce nouvel endroit. Sauf que plus les jours passent, plus il s’y passe des événements choquants. Dramatiques. Ils vont assister à des scènes traumatisantes (et aussi pour nous ! Il faut dire que le gore est souvent de la partie). N’importe qui d’entre nous aurait dit bye bye à la maison et à la ville. Mais quand des choses étranges se passent devant vous sans avoir plein de témoins à nos côtés, la raison arrive au grand galop. Devient-on fou ? Ou alors si ce que l’ont voit est bel et bien réel ? Difficile de ne pas être pris pour un fou ou une folle. Et puis quand tout se déchaîne, il est déjà plus difficile de faire ses adieux. 







En lisant Le Signal, j’ai retrouvé le mystère, le suspens et le gore du roman La Théorie Gaïa (de Chattam). Et ça, ça fait du bien ! C’est un pavé de près de 800 pages (il me semble que c’est le plus gros de l’auteur ) et sérieusement, plus je voyais la fin plus je prenais mon temps à enchaîner les chapitres. C’est un page-turner. On tourne les pages s’en sans rendre compte. Et puis quand on arrive vers la dernière partie de l’histoire, tout explose. Le récit mets du temps à venir aux faits, même beaucoup de temps. La véritable action ne se passe que dans les 200 dernières pages. Mais quand ça commence, ça fait très mal.

La révélation est réussie. Dans le fond l’histoire n’est pas originale, mais c’est dans la forme que ça change. Du moins c’est la première fois que je vois ça dans ce type d’histoire d’horreur. 


Le Signal est un roman que j'ai adoré lire. C'est même passé trop vite. Apprenez à  connaître les habitants de Mahingan Falls, ses secrets, son histoire. Certains humains peuvent aussi être horribles. Percez les mystères, lisez les pages le soir au calme avec une petite source de lumière bienvenue et vivez l'enfer de tout une ville planquée dans un trou avec des montagnes qui l'entourent comme un mur. Pour ma part je n'ai pas eu beaucoup peur mais en me mettant dans la peau de personnes qui n'ont pas l'habitude des histoires horrifiques, courage à vous.


C’est typiquement le genre de roman qu’on pourrait avoir en grosse production pour un bon film d’horreur.


Maxime Chattam a encore beaucoup d'histoires pour nous, pour notre plus grand bonheur ! Voici une de ses déclarations lors d'une interview dans Le Parisien/Aujourd'hui en France :
Dire qu'il a déjà 17 romans bientôt terminés : «J’ai 17 romans quasiment prêts». Je suis prêt !


 

mercredi 7 novembre 2018

Brigands & Dragons : Dans la gueule du loup, Tome 1 (2018)




Auteur : Sebastian Girner.
Dessins : Galaard.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par (États-Unis) par Maxime Le Dain. 
Titre original : Scales & Scoundrels, Vol 1 : Into the dragon's Maw.
Date de sortie française : 24 octobre 2018. 
Pages : 144.
Prix : 15.90€.


Ce premier volume contient les cinq premiers tomes (série en cours avec pour le moment 12 numéros de chez Image Comics, un tome 2 est à venir).

"Se tient devant vous Luvander, fille de rien. Chasseuse de trésors. Aventurière, sauveuse de princes. Et je ne crains ni homme, ni roi, ni Dieu."


Hi Comics est un label des éditions Bragelonne et ils commencent à avoir un sympathique catalogue. Celui-ci me faisait envie, je voulais retrouver un côté grande aventure avec un groupe de héros et je crois bien que je suis tombé sur le bon titre.

Les premières pages nous mets en lumière Luvander, une fille qui ne se laisse pas faire et qui a un grand caractère. Elle est une chasseuse de trésors mais elle en a marre de gagner pas grand chose en jouant à des jeux de cartes dans les tavernes en compagnie de gros balourds. Une chasseuse de trésors c’est de voyager partout et avoir de grandes découvertes. Elle veut explorer le monde qui l’attends à l’extérieur du village. C’est ça, sa destinée. Un problème la force à partir et elle s’aventure dans la forêt. C’est ici que sa vie va être différente. Elle rencontre un groupe d’aventuriers qui ne paye pas de mine aux premiers abords. Il y a le Prince Akisbjorne, sa protectrice et une naine. Il suffit d’un moment non prévu pour que Luvander se joigne à eux. Comme quoi, avoir des problèmes ce n’est pas un digne de mauvaise nouvelle pour elle. 





Ils vont galoper à travers différents endroits. Les personnages ne sont pas nombreux mais ils sont réussis. Luvander est drôle, imprévisible et elle sait être dure quand il le faut. La protectrice du Prince est la tête dure du groupe. Mais ça peut se comprendre avec le rôle de protection qu’elle doit faire sans arrêt. Le Prince est lui aussi marrant et à l’air innocent et la naine est une peureuse. Pas facile pour elle vu tout ce qu’il va y avoir en péripétie sur leur route. Je ne vous parle pas des autres rencontres pour vous garder la surprise mais ils vont faire de belles rencontres, parfois effrayantes et parfois la bienvenue.

C’est une lecture qui se lit très vite. Les cinq chapitres se terminent tous par un cliffhanger qui pousse le lecteur à se jeter sur la page suivante. Il y a de l’action, du suspens, des moments tranquilles, de l’exploration, de l’humour. Il y a vraiment tout ce qu’on peut s’attendre de ce type d’histoire. Pour dire, il manquerait juste une manette pour pouvoir les contrôler. Forcément ça ressemble beaucoup aux jeux de rôles et aux RPG et même un petit peu au Donjon de Naheulbeuk. Enfin, en tout cas, il y a quelques passages qui m’y ont fait penser.




Les dessins des personnages sont assez simples, pas beaucoup de détails mais ça ne gêne pas. Les couleurs sont chaudes, chaleureuses avec le orange et le jaune qu’on y retrouve beaucoup de fois. Même peut-être un peu trop à mon goût mais ça c’est parce que la plupart du temps l’action se passe sous terre, dans les grottes.



Maintenant j’attends avec une grande impatience la suite. Brigands & Dragons est un comics à mettre entre toutes les mains, des plus jeunes aux moins jeunes. C'est une lecture pour tous. En plus, notre chère héroïne cache un grand secret et la fin se termine avec un grand moment ! Ça promet pour la suite ! Le tome 2 est disponible en version originale, il reste plus qu’à attendre sa sortie en France. Je tiens bon !! 




 




Je tenais à remercier Hi Comics pour l'envoi de cet ouvrage. Je tiens à dire que mon avis reste libre et partenariat ou pas, mon avis reste le même :)