jeudi 30 janvier 2020

Un Jardin de Sable (Earl Thompson) (2018)




Auteur : Earl Thompson.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Charles Khalifa.
Date de sortie française : 04 janvier 2018 (édition originale sortie en 1970).
Titre original : A Garden of Sand.
Pages : 832.
Prix : 24.50€.

Je voulais écrire un petit paragraphe sur la qualité des livres de  chez Monsieur Toussaint Louverture. Cette maison d’édition est certainement l’une qui prends autant soin de ses livres édités. Chaque livre est différent de l’autre. Aucun ne se ressemble visuellement. C’est une habitude, nous avons à chaque titre toutes les informations de l’objet livre avec quel type de papier a été utilisé, quelle police d’écriture, à quelle imprimerie et également comment a été conçue la couverture. 

Voici ce qui est écrit pour Un jardin dans le sable :
« La couverture est du Natural Sable de 325 grammes, souillée d’encre, puis sévèrement marquée au fer rouge avant d’être frappée encore et encore, pour l’atteindre jusque dans sa chair ».

Ce n’est peut-être pas des choses importantes pour certains mais personnellement, j’aime les produits physiques et quand un éditeur nous sort des réalisations aussi belles que celle-ci, c’est pour moi intéressant d’en savoir un tout petit peu plus de comment a été fait le livre que je tiens entre les mains. Ils ont un respect du livre. En plus de nous offrir des histoires toutes plus originales et marquantes les unes que les autres, ils arrivent à rendre aussi unique chacun de leurs bouquins. J’ai d’autres livres de chez eux comme Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle (le côté des pages est vert), Moi, ce que j’aime, c’est les monstres (une immense BD hallucinante, il faut l’a voir pour y croire !), La maison dans laquelle et Watership Down. Tous sont comme des expériences littéraires à lire. Rien que pour tout ça, merci à vous pour ce que vous faites avec votre ligne éditoriale qui ne ressemble à aucune autre.
 


Passons maintenant au roman. Je dois vous dire que je viens de le finir et je ressors de cette longue lecture avec la déception de l’avoir fini. Je suis chagrin. C’est rare que ça m’arrive, pourtant. Mais là, ce texte est tellement dingue…Il faut que je vous raconte tout ça. Alors déjà je préfère prévenir que ce n’est pas un livre facile à lire. Je veux dire que suivant certaines personnes, elles peuvent être choquées de ce qu’elles lisent. Mais ce serait une erreur de pas persévérer. Vous comprendrez mieux après.
 
Durant ce long périple de 830 pages toutes bien remplies, on va suivre une famille. Dans la crise des années 1930. Et on verra plus particulièrement le petit Jacky. Il à moins de 10 ans et malheureusement pour lui, il n’a pas eu la chance d’être dans une famille sans problème et avec de bons moyens financier. La première partie se passe chez ses grands-parents. Son grand-père à une idée bien précise de la politique et peut devenir violent dès qu’on lui parle de Franklin Roosevelt. Sa grand-mère est la personne la plus normale. Il n’a plus de père et sa mère, Wilma, n’est jamais là pour l’élever. Pour gagner de l’argent elle pratique une activité pas terrible pour une femme.Il ne l’a voit quasiment jamais. Plus tard il aura une nourrice et là aussi, il va vivre dans de la violence et il va voir de ses propres yeux des scènes obscènes pour son âge. La seconde et longue partie se passe chez sa mère avec son beau-père. Durant son enfance ils vont faire que de déménager pour tenter une nouvelle vie avec plein de belles promesses comme sa mère et son beau-père qui tentent d’avoir un boulot mais ça ne se passe jamais et les problèmes arrivent toujours et c’est comme ça qu’il va vivre. Dans une misère totale, avec sa mère qui couche avec n’importe qui, des passages d’une violence inouïe et avec un langage remplis d’injures et d’insultes. C’est pour toutes ces raisons que ça peut être une lecture difficile à lire. Car la plume de l’auteur, du moins dans ce roman, c’est du sale, du sale et encore du sale. J’ai rarement lu un bouquin aussi violent et aussi cru dans les mots utilisés.


C’est loin d’être un long fleuve tranquille pour ce petit jeune où on va le suivre de ses 7-8 ans à presque ses 14 ans. C’est comme un road-trip à travers plein d’endroits de l’Amérique en pleine crise où à chaque fois on va se dire que c’est enfin le bon moment pour eux alors que non et c’est même de pire en pire. Et vous savez quoi ? Le pire, c’est que dans n’importe quelle autre histoire, tous ces personnages horribles et scandaleux on les trouverait pire que des têtes à claques. On en aurait marre de ces monstres qui ne savent même pas élever un gamin. Eh bien dans Un jardin de sable, je n’ai pas eu ce sentiment. Cela reste personnel et ce n’est peut-être pas le cas pour les autres mais personnellement, chaque personne est attachante. Ce qui est étrange comme avis. Le grand-père est raciste et violent, la mère est une bourrique qui fait absolument n’importe quoi de sa vie et s’en fou éperdument de son enfant, le beau-père est une saloperie d’alcoolique et un monstre car il ne vie que dans de la violence et les injures et pourtant, avec la qualité incroyable de l’écriture de Carl Thompson, j’étais attaché à tout ce vilain monde. Sauf aux nombreux autres têtes qui sont des prédateurs, des violeurs, des hommes remplis de violence. Mais quand on fait la rencontre d’une nouvelle tête, on ne sait jamais si c’est une bonne ou une mauvaise personne.





C’est une histoire tellement folle, tellement dure, tellement choquante, que j’étais avec eux. On ressent tellement les coups qu’ils se prennent…Je voulais à chaque fois qu’ils s’en sortent, que ça devienne enfin une belle petite famille américaine, certes sans argent mais au moins respectable. Il est loin le rêve américain. Mais l’auteur ne nous sert pas un monde de Bisounours où à la fin tout le monde est content et tout le monde est heureux. Le plus fou dans cette histoire c’est qu’il n’y a rien d’incroyable. On le sait tous qu’il y en a plein qui ont déjà vécu tout ça et même encore aujourd’hui ça existe. Ces gens ont besoin d’aide mais dans une société comme celle-là où l’humain devient de plus en plus personnel…Et Le jardin de sable a été écrit en 1970 ! On pourrait facilement croire qu’il date de notre époque.
 
Je ne dévoile pas tout non plus et vous verrez plein de passages dans la vie de Jacky comme quand il va à l’école, c’est aussi un moment de sa vie qui ne se passe pas comme ça devrait l’être pour tous les enfants de son âge. En même temps, comment un gosse qui assiste à des choses inimaginables à 10 ans peut évoluer dans le bon sens ? Ce n’est pas possible. Surtout quand il n’y a aucune aide extérieur. Et c’est comme ça que plus on avance dans les pages, plus il a un comportement étrange, obscène.
 
Arrivé à la fin de ce pavé, je voulais que ça continue encore et encore. Pendant que j’écris, ce livre me fait même ressentir une étrange sensation. Je me dis que, comment c’est possible d’aimer à ce point un texte comme lui ? Dans ces pages, il y a tout ce qu’on déteste : de la violence, de l’alcool, de la drogue, du viol, du racisme, de la misère, de l’obscène, du non respect et j’en passe des pires. Ça sortirait en film que ça ferait sans doute des polémiques dans tous les sens. Donc je me pose la question, comment ça se fait que moi et plein d’autres gens (parce que oui, ce livre est un chef-d’œuvre pour énormément de gens, il suffit de lire la préface en premières pages de Donald Ray Pollock pour voir à tel point il marque) pouvons-nous l’aimer à ce point ? J’ai envie de répondre que c’est grâce à la plume de folie de l’auteur. En même temps pour réussir à faire tenir autant de lecteurs et de lectrices devant plus de 800 pages, c’est bien que ça montre que l’écriture est parfaite avec des personnages horribles mais à la fois attachants. C’est scotchant !

Merci pour cette traduction qui est, je tiens à le dire, parfaite ! J'ose imaginer l'effort et la difficulté que ça devait être à le traduire. Du boulot de dingue, Jean-Charles Khalifa ! Et un boulot de dingue aussi pour la beauté du livre et avec ses pages d'une sensation au toucher très agréable ! C'est le perfect. 


La superbe nouvelle que je viens de me faire en écrivant cet article, c’est qu’une suite existe, disponible également chez Monsieur Toussaint Louverture ! Au nom de Tattoo, avec exactement le même style de couverture et de papier, on suit la suite des aventures de Jacky qui a maintenant 15 ans ! Et attention ! On dépasse le premier tome pour atteindre les 1024 pages dans ce second tome !! Il me le faut absolument. Je comptais lire un autre roman après lui dès le lendemain mais finalement changement de programme ! Pour garder tout ça bien au frais, il faut lire la suite comme si on reste dans Un Jardin de Sable. Je vous montre la couverture :




  



vendredi 13 décembre 2019

Anatomie de l'horreur (Stephen King) (2018)




 
Auteur : Stephen King.
Traduit de l’américain par Jean-Daniel Brèque et annoté par Jean-Pierre Croquet.
Éditions : https://www.albin-michel.fr/
Date de sortie française : 29 août 2018 (édition originale sortie en 1981).
Pages : 624.
Prix : 24.90€.
 
 
 
…il vaut mieux que je sois franc avec vous dès le départ. Je pense que nous sommes tous des malades mentaux ; ceux d’entre nous qui ne sont pas internés cachent leur folie mieux que les autres, voilà tout – et d’ailleurs ils ne la cachent pas toujours très bien. Nous connaissons tous des gens qui parlent tout seuls ; des gens qui font parfois d’horribles grimaces quand ils croient que personne ne les regarde ; des gens qui éprouvent une phobie pouvant les conduire à l’hystérie – la peur des serpents, du noir, des lieux clos, des hauteurs… sans oublier, bien entendu, ces asticots qui attendent patiemment sous terre le moment où ils participeront au grand festin de la vie : ce qui mange sera un jour mangé.


Voilà un extrait de ce livre pas comme les autres. Il faut bien savoir qu’il a été écrit en 1981, ce qui est un ancien temps, pour nous, humains. Et avec la violence qui touche la Terre entière -ou presque- à notre époque, cette citation est encore plus vraie. Et puis ça donne le ton d’entrée de jeu du bouquin.
 
Qui de mieux que Stephen King en personne pour parler de Stephen King ?! Ça tombe bien, c’est le sujet du livre. Cette édition est la plus récente. Le livre orignal est sorti tout de même, je vous le rappelle, en 1981 et la sortie en France en 1995. Cette nouvelle édition est revue et enrichie de deux préfaces inédites de l’auteur. La première est de 23 pages. Superbement intéressante ! 

Il y a énormément de références à des livres, aux adaptations de ses histoires et à tous les films du cinéma ancien comme moderne (uniquement sur les avants-propos de la nouvelle édition) sur le thème de l’horreur, du fantastique…Tout y passe : Halloween, Freddy, Rec, Zombies, L’armée des morts, La Dernière Maison sur la gauche, Saw et d’innombrables d’autres références. Il est aussi très critique sur la société, sur les gens de comment ils jugent les films d’horreurs et les personnes qui aiment se faire peur sans forcément être un fou qui veut faire un massacre. Il n’a pas écrit ce livre que pour dire du bien de ses amis du show-business et de ses préférences. Non, il dit vraiment ce qu’il pense, en bien et en mal. Il dit que plus un film d’horreur a un gros budget, plus le film sera raté et fera pas peur. Il prends exemple avec le Projet Blair Witch. Le seul film où il a été traumatisé devant. Un budget ridicule pour des recettes folles qui fait encore aujourd’hui partie de la plus grosse réussite du cinéma du genre à faible budget. Et plus les moyens sont faibles, plus le naturel est présent et donc on a plus de chance d’avoir vraiment peur plutôt que d’avoir des effets spéciaux de partout. Je le rejoins sur ça. Finalement je suis proche de lui car moi aussi c’est le seul film que j’ai vu et dont je n’ai pas pu dormir dans le noir. Il m’a fallut être dans ma chambre avec la lumière. Et pourtant des films d’horreurs j’en ai vu des centaines et des centaines et ce depuis tout petit. Et pourtant c’est un film où il ne se passe presque rien. Il n’y a pas de monstre, pas de sang, juste des interprétations qu’on peut se faire sur ce qui se passe dans cette forêt. Pour certains c’est d’un ennui mortel, pour d’autres comme moi nous avons vécu l’expérience que propose ce film.

Il a écrit sa liste de films qu’il préfère durant les 15 dernières années (écrit en 2010) avec en plus des commentaires. Scream, Funny Games, Destination Final, Jeepers Creepers, 28 jours plus tard et plein d’autres. Une fois les nouvelles pages terminées de lire, on passe au contenu original de la première version. Donc bye bye les films d’aujourd’hui, le reste parle d’œuvres sorties avant l’année 1981.





Stephen King s’amuse et prends plaisir avec ce qu’il raconte et ça se voit. Il dit ce qu’il pense avec son humour et sa vision sur la société américaine. Il n’hésite pas à faire des critiques sur son propre pays, sur la population et également des films. Il n’a pas de retenue et c’est ça qui est bien. Il nous concocte même un quiz avec 20 questions et on gagne 5 points par bonne réponse. Il écrit en quelques lignes un scénario (avec sa plume) et c’est à nous de deviner le titre du film. Bon après il faut être calé aux films des années avant 1980. Dans ce pavé plus de 600 pages on passe à plein de sujets différents. Films, livres, la radio où à l’époque les émissions sur le genre était nombreuses, le comportement des gens avec la peur et évidemment des passages croustillants sur sa vie. D’ailleurs on peut facilement comprendre pourquoi il arrive à écrire des histoires pareilles. À la fois biographie, notes personnels, remise en question de la société, questions-réponses et limite dictionnaire avec les notes à la fin, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.
 
En fin d’ouvrage il y a une partie très conséquente avec une liste de films et de livres et surtout des notes de près de 80 pages toutes écrites par Jean-Pierre Croquet. C’est une mine d’informations incroyables pour apprendre et découvrir encore plus de quoi parle Stephen King. C’est comme une sorte de dictionnaire sur l’univers du fantastique, de l’horreur et de la science-fiction. Elles sont tellement nombreuses que j’ai mis un deuxième marque-page pour cette partie car si vous voulez lire toutes ces notes au fur et à mesure de votre lecture, pour une question de confort et de rapidité, on ne perds pas de temps à aller lire la note pour ensuite revenir à notre lecture initiale. Vraiment, c’est un livre très riche ! 
 
Pour les fans de l’auteur (ou pas), pour les fans de ces univers littéraires et cinématographiques (et même sur la radio) et pour les personnes qui veulent (re)découvrir d’anciennes œuvres méconnues ou cultes tout en apprenant plein de choses, il vous le faut. Je souhaite que King en fasse un deuxième volume mais cette fois sur les années 80 à aujourd’hui où à notre époque nous vivons une période où le cinéma et les rayons de librairies sont remplies de films/livres d’horreur, de science-fiction (moins mais quand même) et de la fantasy il y a matière à écrire un autre pavé sur cette nouvelle génération de créateurs et de créatrices.
 
 
 




dimanche 27 octobre 2019

L’Histoire de Rayman




Auteur : Michael Guarné.
Date de sortie française : 30 octobre 2014.
Pages : 208.
Prix : 30.00€.
 
 
 
La licence Rayman a toujours été importante pour moi. Le premier épisode est l’un des jeux où je jouais beaucoup avec mon père à sa sortie et il adorait, lui qui n’était pas très jeux vidéo à l’époque. Puis à force de jouer, de découvrir cet univers magnifique (même encore aujourd’hui, il n’a pas vieillit) et de cette grande difficulté qu’il avait, il en été fan. Et plus les années passaient, moins il aimait le jeu vidéo car il ne retrouvait plus ce genre de jeu de plate forme tout mignon et sans violence. Voilà un exemple de comment Rayman peut faire aimer le jeu vidéo à une personne qui n’est pas un joueur régulier.
 
Aujourd’hui la licence est encore plus connue avec les Rayman Origins et Legends. Si depuis 2013, depuis la sortie de Legens nous n’avons pas revu un nouvel épisode sur console de salon, la série se fait bien voir sur mobile avec notamment le dernier sorti le 5 octobre dernier sur Apple Arcade et qui se nomme Rayman Mini. Il serait peut-être temps d’un Rayman 4, non ? Monsieur Michel Ancel, on attends peut-être les consoles next-gen pour le sortir ?
 
 
 
En attendant son annonce, cela ne m’a empêché de lire ce livre des éditions Pix’n Love et qui raconte tous les épisodes de la licence. Premier bon point du bouquin et cela devrait se faire plus souvent, toutes les pages sont en couleurs avec beaucoup d’images. Bien que j’aime aussi leur livres sans images et sans couleurs, c’est quand même plus agréable de lire de cette façon, je trouve, et on s’y retrouve bien plus facilement. Avec en plus du papier glacé, c’est très agréable également au visuel.
 
 
 
Le livre se présente en 11 chapitres. On commence avec l’avant-Rayman pour en apprendre plus sur comment est venu au monde le jeu, comment était Ubisoft à ses débuts. Un petit historique. Puis vient ensuite chaque épisode. On peut y apprendre par exemple que Rayman aurait pu avoir comme pouvoirs d’être invisible ou faire danser les ennemis. Et aussi une histoire plus scénarisé et pouvoir jouer à deux. Dans le 3 il aurait pu être un jeu d’aventure à la Zelda. Tout au long de la lecture on y apprends ce genre d’informations croustillantes. Comme les développeurs ont 1001 idées de concepts à chaque épisode, ils ne peuvent forcément pas tout intégrer dans les jeux donc ils font des choix et jettent ou mettent de côté plein d’autres idées. On peut voir qu’ils sont remplis de créativité et qu’il n’y a presque aucune limite dans l’équipe. Tout est possible avec eux. Leur seules limite est le temps. La plupart du temps ils n’ont pas pu mettre des concepts car à la fin du développement de chaque Rayman approchait. On peut peut-être dire que aujourd’hui Ubisoft ne fait plus trop des projets originaux mais on peut pas dire ça avec Rayman. C’est pour ça qu’il faut avoir à tout prix un Rayman 4, un vrai jeu de plate forme qui pourrait bousculer dans le bon sens ce style de jeux. Ce n’est pas les idées qu’ils leurs manquent. 





La suite de la lecture c’est sur les nombreux épisodes des Lapins Crétins. Forcément. Même si je ne suis pas très fan, il est impossible de ne pas en parler tant le succès a été présent dès les premières courtes vidéos loufoques qu’il y avait sur internet. Mais si, souvenez-vous, Michel Ancel qui se fait attaquer par ces drôles de lapins dans son studio de développement. Et plein d’autres petites vidéos. C’était un excellent marketing drôle et décalé comme on en voit trop peu souvent. Ce chapitre parle des nombreux épisodes qui sont sortis et de la série animée.
 
Puis ensuite c’est sur le renouveau avec Legends et Origins. Moteur graphique exceptionnel et qui n’a pas pris la moindre ride depuis Legends. Quelques textes sur leur logiciel UBIart Framework, sur la bande son très importante et le reste c’est sur les nombreux spin-offs, le dessin animé en 4 épisodes, Rayman sur mobiles et consoles portables, les jeux éducatifs sur le français et les les math et la fin ça nous présente tous les personnages de tous les épisodes avec des croquis et des textes.
 
 
 
 
Ces 200 pages se lisent très rapidement tant le plaisir de la lecture est là, aidé par la beauté du livre et de ses belles pages. Les chapitres sur les trois premiers Rayman sont assez courts et j’aurai voulu avoir plus de pages mais après peut-être aussi qu’il y avait rien d’autres à dire de plus dessus. Si vous êtes fan de Rayman ou que vous connaissez quelqu’un qui en est un, cela ferait un beau cadeau. 
 


vendredi 20 septembre 2019

Les 7 Ninjas d’Efeu – Tome 1 et 2 (2019)




-Titre original : Efu no Shichinin.
-Genre : Seinen.
-Auteur : Takayuki Yamaguchi.
-Éditions : https://www.meian-editions.fr/meian/accueil-meian
-Traduit par Vincent Marcantognini.
-Date de sortie française : 06 août 2019 – Année de l’édition originale japonaise  : 2015.
-Série en cours avec 7 tomes à ce jour.
-196 pages chaque tome.
-Prix : 6.95€.




Ça se passe au Japon, en l’an 1615. Ieyasu Tokugawa passe au pouvoir après avoir battu Hideyori Toyotomi. Sauf que le nouveau chef est un grand barbare et à soif du sang qui coule. Son objectif des plus horribles est de former une milice qui aura comme but de faire la chasse aux survivants du clan de Tokugawa. Aucune pitié et ceux et celles qui oseront  se défendre se feront tout bonnement massacrer. Jusqu’à tuer les nourrissons. Pas le droit aux négociations ni le droit à rien d’autres.C’est de cette façon que des villages vont se faire latéralement détruire, histoire de retrouver des survivants qui pourraient se cacher dans les alentours. Ce sont de vrais barbares. Ils agissent dans d’épouvantables actes. Ils découpent des morceaux de peaux, ils décapitent, ils empalent des bébés sur des poteaux, ils dénudent les femmes et j’en passe et des meilleurs, bref, ils sont là pour faire peur et pour tout détruire sur leur passage.








Les scènes de combats sont nombreuses. C’est devenu une habitude avec les éditions Meian, les manga qu’ils proposent dans leur catalogue sont remplis de bastons. Pour faire face à tout ça, sept guerriers de l’ombre, les sept lames d’Efu, revenus de la mort, vont faire leurs apparitions. Chacun des ninjas on va suivre leurs petits périples pour voir et comprendre comment ils sont morts et comment ils sont revenus à la vie. Quand ils revivent, ils sont sous une forme d’énorme armure de toute beauté. Ce sont les Ninjas Onshin. C’est comme ça que se présente les deux premiers tomes et ça sera comme ça dans les prochains puisque nous sommes loin de tous les avoir vu au complet. C’est à prendre ça comme une longue explication qui dure sur plusieurs tomes. Ça peut paraître répétitif mais ce n’est que le début. La série est toujours en cours et contient 7 tomes. On aurait pu se demander si ça n’aurait pas été la fin au septième tome pour être en raccord avec le titre mais faut croire que l’histoire ne sera pas courte donc attendons de voir la suite. Je me demande quel chemin prendra le récit une fois que tous les Ninjas seront présentés. 

Le style des dessins est beau. Très beau. Le mangaka nous offre des planches remplies de violence et de gore. Tout est bien montré et les démembrements sont légions. C’est le genre de manga qu’il ne faut surtout pas faire voir aux gens qui pensent toujours avec un train de retard que la scène du manga se résume à la violence sinon ils vont nous faire des scènes de crises ^^ Mais c’est comme ça, ce n’est pas de la violence gratuite (ou alors un petit peu) mais au vu du contexte, des enjeux, de l’époque avec les samouraïs et les guerriers, ils ne vont pas non plus s’offrir des roses. L’ambiance est là avec des paysages de villages dans des montagnes, les forêts, les endroits enneigés…Que de détails et les têtes des nombreux personnages sont variées et facilement identifiables. Il y a des manga où c’est galère pour s’y retrouver tant les détails sur les visages sont peu nombreux ou mal fait et ce n’est toujours pas simple de reconnaître qui est qui mais pas avec Les 7 Ninjas d’Efu. Ce n’est pas sombre bien que les traits sont régulièrement grisés, noircis mais tout est extrêmement visible et ça fait du bien.
 
Ce n’est pas un coup de cœur comme j’ai pu avoir sur d’autres titres de chez Meian mais ce début est tout de même suffisamment captivant et intriguant pour avoir envie de découvrir la suite avec une époque historique intéressante mélangée avec des choses irréalistes comme les transformations et les armures et puis les dessins sont magnifiques ! . Il est difficile pour le moment de juger ce que vaut réellement le manga puisque nous sommes qu’au commencement. Il faudra voir ce que ça donne une fois la présentation des 7 Ninjas terminée mais pour l’instant j’aime bien !






 



lundi 16 septembre 2019

Baltzar, La guerre dans le sang – Tome 1 et 2 (2019)




-Titre original : Gunka no Baltzar.
-Auteur : Nakajima Michitsune.
-Éditions : https://www.meian-editions.fr/meian/accueil-meian
-Traduit par Olivier Baudre.
-Date de sortie française : 06 août 2019 – Année de l’édition originale : 2011.
-Série en cours avec 12 tomes à ce jour.
-196 pages chaque tome.
-Prix : 6.95€.



 La paix n’est qu’un répit servant à préparer la prochaine guerre.


Un commandant qui est envoyé par l’Empire dans une école militaire au 19ème siècle où les soldats ont désormais l’habitude de la paix et n’ont plus un vrai entraînement militaire pour la guerre, voilà la tâche compliquée pour Baltzar. Et le pire dans tout ça ? C’est que sa carrière est en jeu avec cette mission. Si il échoue à la réforme du système militaire dans ce pays qui a un train de retard sur la défense et le combat, c’est terminé pour lui. Ce pitch de départ il faut avouer que ça donne tout de suite envie d’en voir plus.
 
C’est de cette décision que notre commandant arrive à l’école militaire royale du Baselland. Il découvre ce milieu et effectivement, les recrues sont à la ramasse totale. L’objectif ne va pas être rapide et simple pour former les troupes. Mais il va bien le falloir. Voyez leur niveau, un jour de manifestation en pleine ville, les habitants en première ligne ont reçu un tir de canon qui a été tiré par erreur par un artilleur. Les civils n’ont plus une bonne image d’eux. C’est compréhensible.




Mais ces bonnes personnes, ils vivent entre eux dans la joie et la bonne humeur. Et ils ne veulent surtout pas que les jeunes soient formés par cette école. Ils ne veulent pas entendre parler de la violence et de la guerre. Mais quand l’avenir du pays se doit d’être militarisé de partout, ils ne vont pas avoir le choix.
 
Les ordres seront de changer l’équipement des armes qui est dépassé depuis bien longtemps si ils ne veulent pas être ridicules face à d’autres pays et bien d’autres problèmes à régler rapidement comme de changer de stratégie et avoir de nouvelles tactiques. L’instructeur Baltzar prends ce rôle avec passion, peut-être même trop à cœur.  Il doit donner des ordres à tout le monde mais comme il ne connait pas la fonction de tous les gens, il va s’en prendre à certains qui sont des personnes importantes à Baselland, en les croyant être de jeunes recrues qui ne savent pas comment faire alors que pas du tout. C’est là que tout se complique, surtout avec le deuxième prince de la famille royale du Baselland, rien que ça ! Il n’aime pas recevoir des ordres ni des réflexions. Et c’est sans compter les exercices de tirs à balles réelles lors de vrais combats contre l’ennemi. Pas le droit à l’erreur. Sans parler d’un coup d’état qui va faire le grand bazar entre les civils et l’armée. La tâche ne va pas être des plus facile pour Baltzar.
 
J’ai apprécié cette lecture, c’est une très belle découverte et le récit change un peu du reste avec toute cette bande de jeunes soldats qui sont novices pour combattre alors qu’ils ont dans l’armée. Cela donne quelques scènes marrantes, il y en a qui sont paniqués pour un rien, d’autres qui jouent les rebelles devant les plus hauts gradés…On se demande bien comment ils vont s’en sortir lors des champs de batailles ou comment vont-ils réagir aux moindres petits problèmes.  Je me suis attaché à certains personnages comme un certain Thomas Linke. Un peu plus grassouillet que les autres et plus peureux, c’est le genre de gars qui donne des sourires et de la compassion quand d’autres comme les frères Binkelfield, prince héritier du Baseland et l’autre second prince mais qui sont rivaux l’un à l’autre sont méprisables.







J’adore les dessins ! Ils sont bourrés de détails, les traits des personnages sont variés et les décors, que ce soit les majestueux intérieurs des bâtiments ou de l’extérieur, c’est vraiment très beau et comme j’aime quand le dessin est détaillé, je suis servi. C’est sorti en 2011 mais les années ne l’ont pas vieillit.

A la fin des tomes on retrouve deux pages bonus sur « les petits trucs de la vie quotidienne ». Ça nous donne des informations sur les décors et les accessoires qui apparaissent dans les chapitres comme les dortoirs, la nourriture, les munitions…C’est un plus appréciable.

Encore une très bonne licence dans le catalogue de Meian. Cela devient une bonne habitude avec cet éditeur ! Pour moi chez eux en tête de liste il y a Kingdom, The Breaker et maintenant Baltzar. Avec 12 tomes à ce jour, l’histoire promet d’être longue et je l’espère aussi passionnante que dans ces deux premiers tomes qui sont prometteurs pour la suite. Il y a de l’action, des personnages haut en couleurs, des conflits, de la politique, de la stratégie, de l’aventure, des têtes qu’on va aimer détester (ou pas), l’armée qui souffre face aux civils, de magnifiques dessins…Nombreuses sont les qualités. J’attends la sortie des prochains avec une grande impatience, surtout vu la fin du deuxième tome avec un grand suspens. Je croise les doigts pour que la suite soit à la hauteur de ce début.









mercredi 4 septembre 2019

Coyotes, Tome 1 (2019)




Auteur : Sean Lewis.
Dessins : Caitlin Yarsky.
Éditions : https://hicomics.fr/ (label Bragelonne).
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nathan Kempf.
Date de sortie française : 21 août 2019 – Année de l’édition originale : 2018.
Comprends le tome 1 au tome 4 (8 tomes à ce jour).
128 pages.
Prix : 17.90€.
 
 
 
 
 
Red, 13 ans, à comme but de venger sa grande sœur qui a été sauvagement tuée par une meute de loups-garous devant ses yeux. Et de venger également toutes les autres qui sont mortes par la même circonstance. Elle vie dans une ville-frontière du désert et dans ce territoire, les femmes disparaissent l’une après les autres à cause de ces créatures assoiffées de chairs et de sang. On sait pas où que ça se passe vraiment. Le style graphique fait très Amérique du Sud (Mexique) avec un gros côté Espagne, surtout que ça parle parfois espagnol. Son moyen de défense : un katana. Elle n’est pas la seule à être dans cette situation. Loin de là. Pourtant, faut bien qu’elles continuent de vivre en attendant la déclaration à la guerre contre eux. Et elles vivent leurs vies normalement. En s’amusant, en dansant, ces bêtes ont horreur de les voir comme ça.
D’un autre côté, Frank, inspecteur, est transféré dans un autre endroit de là où il bosse. Son nom ? La Cité des Filles Perdues. Pas un nom des plus rassurants quand on débarque seul, qu’on soit inspecteur ou autre. Et c’est justement ici que se passe tout ce bordel avec ces coyotes. 
 
Plus on avance dans l’histoire et plus elle on découvre l’originalité de ce comic indépendant. Sans trop en dévoiler -et c’est difficile-, les créatures démoniaques ne sont pas comme celles qu’on a l’habitude de voir partout ailleurs. Elles ont quelque chose de particulier en plus. On nous montre que les filles savent se battre, qu’elles n’ont pas peur. Un bien beau message de la part de l’auteur. Il nous montre aussi que finalement, les animaux et les humains peuvent être violent à tout moment. 
 
Les dessins sont très beaux avec de belles couleurs. Les pages en noires et blanches qui nous montrent les scènes du passé ont un style magnifique et les bulles de dialogues ont un habillage réussi. Les coyotes ont un look abominable et effrayant. De vraies démons venus de l’Enfer et pourtant ils viennent bien de notre planète. Faut dire que quand on prends un scientifique et qui tente des expériences, au bout d’un moment ça se finit toujours dans la pure folie. La preuve. 
 
Vivement la sortie en France du deuxième (et dernier ?) tome de Coyotes. Ce sont quatre premiers numéros encourageants avec un bon potentiel. Une sorte de « Petit Chaperon Rouge » des temps modernes avec des femmes fortes qui se battent pour vivre et des personnages haut en couleur comme la Duchesse et les « mamies ».
 
 
 
 
 
 
 
 
La couverture du #2.
 
 
 Merci beaucoup aux éditions Hi Comics pour la réception de ce comic.

samedi 31 août 2019

Stranger Things : Runaway Max (2019)




Auteure : Brenna Yovanoff.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Alice Delarbre.
Éditions : https://www.lecture-academy.com/
Date de sortie française : 05 juin 2019.
Pages : 306.
Prix : 15.90.
 
 
 
 
 
Ce roman est destiné aux personnes qui ont au moins vues les deux premières saisons de Stranger Things puisque cette histoire, dans la peau de Max se passe pendant la saison 2. Mais aujourd'hui tout le monde -ou presque- a déjà vu la troisième saison.
 
Maxine Mayfield, plus connue sous le surnom de Max était la nouvelle tête de la saison 2 de la série. La nouvelle qui débarque dans la ville de Hawkins et entre dans le groupe des jeunes héros. Et un roman sur elle ça tombe bien. Faut dire que son rôle et celui de son demi-frère Billy sont vite devenus des chouchous. Surtout Billy pour beaucoup de filles :) Ils ont un passé et une vie qu'on aimerait en savoir plus et c'est justement ce à quoi sert cette intrigue.
 
 


Tout comme la série télé, ça sent bon les années 80. De nombreuses références (les films d'horreurs, les jeux vidéo...) et tout le reste. Voir devant sa télé c'est bien mais de lire ça reste tout aussi bien tant ces années sont marquantes.
 
L'histoire reprends vite fait toute la saison 2. Avec seulement 300 pages et un caractère assez gros, ça passe vite. Si vous avez déjà vu cette saison vous ne serez pas perdus. Les mêmes dialogues, les mêmes scènes comme Halloween avec les garçons habillés en Ghostbusters, avec Dartagnan, la difficulté à intégrer le groupe des garçons, la décharge, le bal de fin d'année, on connait déjà tout ça, il n'y a pas de surprise. Le plus intéressant dans ce livre se concentre uniquement sur la vie de Max. Normal comme c'est centré sur elle. On va découvrir comment était sa vie de tous les jours avant d’emménager à Hawkins. Son père qui vie à Los Angeles, sa mère, son beau-père et surtout son demi-frère Billy. Entre des scènes qui se passe à Hawkins pour faire avancer l'intrigue, on revient très régulièrement à ce passé. Pour ceux et celles qui aiment les personnages de Max et de Billy, ils vont être servis. 
 
 
 
 
Max doit faire avec, au début son nouveau grand frère était comme son héros puis plus le temps passe, plus elle en a peur. Il est très protecteur mais à sa façon, dangereux et violent. Il veut décider tout dans la vie de Max. C'est pour cette raison qu'ils ont déménager, pour qu'il soit loin de ses copains et qu'il puisse devenir plus social. Sauf que la relation entre eux deux ne s'améliore pas. Heureusement qu'elle a un fort caractère pour ne pas se laisser marcher dessus. Il y a les monstres du monde à l'envers mais il y a aussi ce demi-frère qui ressemble à une vraie bête féroce où que personne ne peut l'arrêter. Et dire que dans la saison 3 il est l'un des chouchous.
 
Le reste des enfants sont présents mais ils sont en retraits. Peu de lignes de dialogues, le seul qu'on verra le plus c'est Lucas. Les autres sont très secondaires. C'est bien une histoire sur Max. La petite bulle en haut à gauche sur la couverture indiquant que c'est pour les ados, avant de le lire je me demandais pourquoi mettre ça. Puis une fois le bouquin terminé, je comprends mieux. Déjà parce que c'est écrit en assez gros et puis le ton de l'écriture n'est pas dur. Ça se lit vite, ce n'est pas trop vulgaire et le niveau de lecture est simple pour les jeunes.
 
Quand on a déjà vu cette saison on connait déjà 50% de l'histoire principale et les 50 autres restants c'est sur Max et sa famille et de son ancienne vie dans sa ancienne ville avec ses potes. Tout le reste on le connait, pour ceux et celles qui ont vu la série. C'est un bon petit complément pour en apprendre plus sur cette jeune fille et pour mieux comprendre pourquoi elle a ce caractère. On peut facilement la comprendre.
 
Les points forts :
+En savoir plus sur le passé de Max, de sa famille et de sa personnalité.
+Très fidèle à la saison 2
+Beaucoup de références aux années 80.
 
Les points faibles :
-300 pages, c'est court et du coup il y a de nombreux passages qui sont vite expéditifs. On passe trop vite les événements clés de la saison 2.
-Peut-être pas assez de dialogues.
 
 

mercredi 14 août 2019

D-Day et la bataille de Normandie (2009)




Auteur : Anthony Beevor
Traduit de l’anglais par Jean-François Sené, Raymond Clarinard et Isabelle Taudière.
Éditions : https://calmann-levy.fr/
Collection : Sciences Humaines et Essais
Date de sortie française : 27 mai 2009.
Pages : 638.
Prix : 26.40€.

 Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !

               De Gaulle.


 L'éditeur Calmann-Lévy à remis dans les rayons ce pavé de plus de 630 pages spécialement pour le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie de cette année. Aucune mise à jour avec des pages supplémentaires, juste un nouveau stock pour l'occasion.

Cet ouvrage est une mine d'informations ! Tout est écrit par ordre chronologique de l'avant, pendant et après le débarquement, heure par heure, jour après jour. C'est rempli d'anecdotes et de témoignages drôles et horribles, aussi bien par les français, les anglais, les américains, les canadiens que les allemands. On suit les nombreuses opérations comme Epsom, Goodwood, Totalize, les fausses pistes pour piéger les nazis, la préparation avant le Jour-J, Overlord, le duel entre De Gaulle et Roosevelt, on assiste aux nombreuses villes et villages totalement détruits par les alliés avec les bombes comme Valognes, Montebourg, Villers-Bocage, Caen....L'un des chapitres les plus éprouvants et où j'ai appris plein de choses dont je ne savais pas c'est sur la nuit du débarquement avec les parachutistes. C'est fou de voir qu'il y a eu autant de morts à cause des nombreuses maladresses et précipitations, les marais qui ont noyés bon nombre de soldats ça c'est plus connu mais quand même ou aussi plein d'autres morts impressionnantes pendant cette nuit et dont je ne savais rien. Quand on parle du débarquement on parle toujours des noyés mais le reste est tout autant effroyable. Le livre est très cru et très visuel. L'auteur nous montre les horreurs plus barbares les une que les autres, aussi bien accidentellement que volontaires. Les actes de tortures des allemands ou des alliés et j'en passe, tout est expliqué dans les chapitres. Tout ! Il y a de nombreux passages mais j'avais cette impression de lire une histoire fictive sur la guerre avec un auteur qui aime imaginer des atrocités inimaginables et pourtant tu sais que tout est vrai. C'est ça le pire. Avant de lire le livre, je ne pensais mais pas du tout qu'il pouvait y avoir autant de scènes macabres. Et puis avec les erreurs, il y en a aussi des milliers qui sont morts sans même combattre un seul instant. C'est saisissant comme lecture.

Encore mieux qu'un reportage, D-Day est une brique qu'il faut absolument lire pour tout connaître de cette guerre. Anthony Beevor est un habitué des livres historiques sur les grandes batailles, c'est un amoureux de l'histoire et il en a écrit une dizaine dont sur la seconde guerre mondiale avec plus de 1000 pages. Je le découvre avec celui-ci et il est très bon. Il n’hésite pas à donner des critiques aussi bien sur la population françaises comme les françaises qui flirtaient avec les allemands que les alliés qui ont mis des villes et villages entiers en champs de mine à cause de bombardements alors que ce n'était pas nécessaire d'en arriver à ce stade.

Il y a 22 pages de photos originales en noir et blanc avec les détails en dessous des clichés. Et en plus de ça, sur de très nombreuses pages, il y a plein d'explications et d'informations en bas de pages. Si vous voulez un bon livre complet sur cette guerre, il est parfait pour vous. Des plages normandes aux batailles des grandes villes aux opérations en pleine campagne avec tous les problèmes que peut donner la campagne, le mauvais temps, la survie des paysans et leurs fermes...Il y a tout de A à Z. Il se lit comme un bon roman historique sauf que là c'est malheureusement la réalité. Je sais que je vais lire ses autres ouvrages, ça c'est certain !

Merci à tous ces soldats de tous ces nombreux pays et aux français qui se sont aussi battus et ont survécu sous les bombes pour survivre, pour protéger leurs familles et merci aux résistants français qui ont tout fait comme ils ont pu pour mettre mal au points les différences sections des nazis un peu partout en France. La Normandie à été martyrisée, bien plus qu'ailleurs mais peut-être que sans toutes ces horreurs la carte de l'Europe ne serait pas celle qu'elle est depuis toujours.



mardi 25 juin 2019

Crossed, l’intégrale (2019)




Auteur : Garth Ennis.
Dessinateur : Jacen Burrows.
Éditions : https://hicomics.fr/ (label Bragelonne).
-Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Philippe Touboul.
Date de sortie française : 22 mai 2019 – Année de l’édition originale de Bragelonne : 2011.
-264 pages.
Prix : 27.90€.

« Crossed est le récit le plus extrême et le plus dérangeant que j’ai jamais écrit ». Garth Ennis, l’auteur.

Cette nouvelle et belle édition en couverture cartonnée avec du papier glacé est une compilation des numéros 1 à 10 écrits par Garth Ennis avec des illustrations de Jacen Burrows. Les parutions sont de juillet 2008 à février 2010.





En lisant cette citation de l’auteur, on pourrait facilement se dire que c’est une bonne phrase d’accroche pour faire vendre et pour attirer la curiosité des gens. Et bien ça peut l’être mais c’est vraiment véridique, ce qu’il dit. C’est une lecture intense avec une violence inouï. 

L’histoire commence dans un restaurant/dinner classique en Amérique lors d’une soirée banale avec plusieurs personnes. Tout va pour le mieux. Mais il ne faut pas longtemps, que quelques cases pour nous, pour que tout dégénère en une seule fraction de seconde. Une horrible attaque se passe à l’intérieur du bâtiment. Puis c’est la folie en ville. Un incident a eu lieu plus loin, à plusieurs kilomètres et c’est déjà l’apocalypse à tous les coins de rues. La folie pure envahi tous les gens et ils deviennent de véritables monstres. Mais attention, pas des monstres comme des zombies qu’on connaît si bien. Pour moi ils sont pires car cette nouvelle « espèce » de contaminés ont toujours un peu de jugeote dans le peu de cervelle qu’il leur reste. Ils communiquent toujours entre eux mais d’une façon beaucoup plus bestial.




Suite à ce changement d’ambiance qui plombe la soirée, le groupe qui était dans le dinner s’en sortent avec quelques difficultés. Ce sera ce groupe qu’on va suivre pendant ce road-trip jusqu’en Alaska. La route va être parsemée d’embûches et le seul danger ne sera pas de tenter de survivre dans un pays ravagé et métamorphosé mais bien de rester en vie et d’être le plus loin possible de ces créatures humaines.


Le style des dessins peut ne pas plaire, je sais bien qu’il y a des personnes qui préfèrent les dessins plus fait à la main que part des graphiques mais moi je suis fan des planches de Crossed ! Les couleurs sont d’une beauté saisissante. L’effet du papier glacé y donne beaucoup. Cela donne des décors splendides malgré la désolation. Les jeux de lumières, les effets météorologiques comme le coucher du soleil, la pluie, la nuit et les paysages comme les forêts, la montagne, c’est une traversée de toute beauté. Il faut bien ça face aux horreurs.



Car oui, l’horreur est très bien représentée. Les attaques ne sont pas si nombreuses que cela, on assiste plus à la psychologique des différents protagonistes et de leur survie en pleine nature mais le peu qu’elles sont présentes pendant les plus de 260 pages peuvent être marquantes. J’ai l’habitude de la violence avec les films, les jeux, les comics donc je suis à plusieurs niveaux d’une personne qui n’a pas l’habitude de voir ça et je vais être moins choqué qu’elle mais quand je vois ou un lis une œuvre, je me mets toujours à la place de quelqu’un qui voit rarement des scènes gores et là en me mettant dedans, je peux dire que oui, ça peut être choquant. Il faut savoir que ces brutes ont attraper le syndrome de la folie. Scènes brutales et d’acharnements contre les humains, des viols…




Et j’ai ça que j’ai apprécié dans ce récit, c’est qu’on sait tous que chaque humain sur Terre peut avoir, à n’importe quel moment de sa vie, son instinct sauvage qui prends le dessus. Un homme peut sombrer dans la folie quand il va mal ou quand il a subi des moments marquants voir pour se défendre ou défendre ses proches d’un danger. Les exemples peuvent être nombreux. Et là dans Crossed, chaque individus qui ont la contamination ont ce syndrome. Ils n’ont plus cette éducation et l’instinct d’homme pour leur dire que faire ça ce n’est pas bien, que c’est mal et que c’est internet. Ils n’ont plus que le massacre et le viol en tête. C’est pour cette raison qu’ils sont au final pas si éloignés de nous, contrairement aux zombies où ils ne pensent qu’a dévorer tout ce qui se trouve sur leur passage. Ils n’ont plus aucune intelligence, plus de cerveau. Alors que eux, si.


C’est un comic à avoir dans sa bibliothèque, assurément. 





Note : 17/20