mercredi 14 août 2019

D-Day et la bataille de Normandie (2009)




Auteur : Anthony Beevor
Traduit de l’anglais par Jean-François Sené, Raymond Clarinard et Isabelle Taudière.
Éditions : https://calmann-levy.fr/
Collection : Sciences Humaines et Essais
Date de sortie française : 27 mai 2009.
Pages : 638.
Prix : 26.40€.

 Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !

               De Gaulle.


 L'éditeur Calmann-Lévy à remis dans les rayons ce pavé de plus de 630 pages spécialement pour le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie de cette année. Aucune mise à jour avec des pages supplémentaires, juste un nouveau stock pour l'occasion.

Cet ouvrage est une mine d'informations ! Tout est écrit par ordre chronologique de l'avant, pendant et après le débarquement, heure par heure, jour après jour. C'est rempli d'anecdotes et de témoignages drôles et horribles, aussi bien par les français, les anglais, les américains, les canadiens que les allemands. On suit les nombreuses opérations comme Epsom, Goodwood, Totalize, les fausses pistes pour piéger les nazis, la préparation avant le Jour-J, Overlord, le duel entre De Gaulle et Roosevelt, on assiste aux nombreuses villes et villages totalement détruits par les alliés avec les bombes comme Valognes, Montebourg, Villers-Bocage, Caen....L'un des chapitres les plus éprouvants et où j'ai appris plein de choses dont je ne savais pas c'est sur la nuit du débarquement avec les parachutistes. C'est fou de voir qu'il y a eu autant de morts à cause des nombreuses maladresses et précipitations, les marais qui ont noyés bon nombre de soldats ça c'est plus connu mais quand même ou aussi plein d'autres morts impressionnantes pendant cette nuit et dont je ne savais rien. Quand on parle du débarquement on parle toujours des noyés mais le reste est tout autant effroyable. Le livre est très cru et très visuel. L'auteur nous montre les horreurs plus barbares les une que les autres, aussi bien accidentellement que volontaires. Les actes de tortures des allemands ou des alliés et j'en passe, tout est expliqué dans les chapitres. Tout ! Il y a de nombreux passages mais j'avais cette impression de lire une histoire fictive sur la guerre avec un auteur qui aime imaginer des atrocités inimaginables et pourtant tu sais que tout est vrai. C'est ça le pire. Avant de lire le livre, je ne pensais mais pas du tout qu'il pouvait y avoir autant de scènes macabres. Et puis avec les erreurs, il y en a aussi des milliers qui sont morts sans même combattre un seul instant. C'est saisissant comme lecture.

Encore mieux qu'un reportage, D-Day est une brique qu'il faut absolument lire pour tout connaître de cette guerre. Anthony Beevor est un habitué des livres historiques sur les grandes batailles, c'est un amoureux de l'histoire et il en a écrit une dizaine dont sur la seconde guerre mondiale avec plus de 1000 pages. Je le découvre avec celui-ci et il est très bon. Il n’hésite pas à donner des critiques aussi bien sur la population françaises comme les françaises qui flirtaient avec les allemands que les alliés qui ont mis des villes et villages entiers en champs de mine à cause de bombardements alors que ce n'était pas nécessaire d'en arriver à ce stade.

Il y a 22 pages de photos originales en noir et blanc avec les détails en dessous des clichés. Et en plus de ça, sur de très nombreuses pages, il y a plein d'explications et d'informations en bas de pages. Si vous voulez un bon livre complet sur cette guerre, il est parfait pour vous. Des plages normandes aux batailles des grandes villes aux opérations en pleine campagne avec tous les problèmes que peut donner la campagne, le mauvais temps, la survie des paysans et leurs fermes...Il y a tout de A à Z. Il se lit comme un bon roman historique sauf que là c'est malheureusement la réalité. Je sais que je vais lire ses autres ouvrages, ça c'est certain !

Merci à tous ces soldats de tous ces nombreux pays et aux français qui se sont aussi battus et ont survécu sous les bombes pour survivre, pour protéger leurs familles et merci aux résistants français qui ont tout fait comme ils ont pu pour mettre mal au points les différences sections des nazis un peu partout en France. La Normandie à été martyrisée, bien plus qu'ailleurs mais peut-être que sans toutes ces horreurs la carte de l'Europe ne serait pas celle qu'elle est depuis toujours.



mardi 25 juin 2019

Crossed, l’intégrale (2019)




Auteur : Garth Ennis.
Dessinateur : Jacen Burrows.
Éditions : https://hicomics.fr/ (label Bragelonne).
-Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Philippe Touboul.
Date de sortie française : 22 mai 2019 – Année de l’édition originale de Bragelonne : 2011.
-264 pages.
Prix : 27.90€.

« Crossed est le récit le plus extrême et le plus dérangeant que j’ai jamais écrit ». Garth Ennis, l’auteur.

Cette nouvelle et belle édition en couverture cartonnée avec du papier glacé est une compilation des numéros 1 à 10 écrits par Garth Ennis avec des illustrations de Jacen Burrows. Les parutions sont de juillet 2008 à février 2010.





En lisant cette citation de l’auteur, on pourrait facilement se dire que c’est une bonne phrase d’accroche pour faire vendre et pour attirer la curiosité des gens. Et bien ça peut l’être mais c’est vraiment véridique, ce qu’il dit. C’est une lecture intense avec une violence inouï. 

L’histoire commence dans un restaurant/dinner classique en Amérique lors d’une soirée banale avec plusieurs personnes. Tout va pour le mieux. Mais il ne faut pas longtemps, que quelques cases pour nous, pour que tout dégénère en une seule fraction de seconde. Une horrible attaque se passe à l’intérieur du bâtiment. Puis c’est la folie en ville. Un incident a eu lieu plus loin, à plusieurs kilomètres et c’est déjà l’apocalypse à tous les coins de rues. La folie pure envahi tous les gens et ils deviennent de véritables monstres. Mais attention, pas des monstres comme des zombies qu’on connaît si bien. Pour moi ils sont pires car cette nouvelle « espèce » de contaminés ont toujours un peu de jugeote dans le peu de cervelle qu’il leur reste. Ils communiquent toujours entre eux mais d’une façon beaucoup plus bestial.




Suite à ce changement d’ambiance qui plombe la soirée, le groupe qui était dans le dinner s’en sortent avec quelques difficultés. Ce sera ce groupe qu’on va suivre pendant ce road-trip jusqu’en Alaska. La route va être parsemée d’embûches et le seul danger ne sera pas de tenter de survivre dans un pays ravagé et métamorphosé mais bien de rester en vie et d’être le plus loin possible de ces créatures humaines.


Le style des dessins peut ne pas plaire, je sais bien qu’il y a des personnes qui préfèrent les dessins plus fait à la main que part des graphiques mais moi je suis fan des planches de Crossed ! Les couleurs sont d’une beauté saisissante. L’effet du papier glacé y donne beaucoup. Cela donne des décors splendides malgré la désolation. Les jeux de lumières, les effets météorologiques comme le coucher du soleil, la pluie, la nuit et les paysages comme les forêts, la montagne, c’est une traversée de toute beauté. Il faut bien ça face aux horreurs.



Car oui, l’horreur est très bien représentée. Les attaques ne sont pas si nombreuses que cela, on assiste plus à la psychologique des différents protagonistes et de leur survie en pleine nature mais le peu qu’elles sont présentes pendant les plus de 260 pages peuvent être marquantes. J’ai l’habitude de la violence avec les films, les jeux, les comics donc je suis à plusieurs niveaux d’une personne qui n’a pas l’habitude de voir ça et je vais être moins choqué qu’elle mais quand je vois ou un lis une œuvre, je me mets toujours à la place de quelqu’un qui voit rarement des scènes gores et là en me mettant dedans, je peux dire que oui, ça peut être choquant. Il faut savoir que ces brutes ont attraper le syndrome de la folie. Scènes brutales et d’acharnements contre les humains, des viols…




Et j’ai ça que j’ai apprécié dans ce récit, c’est qu’on sait tous que chaque humain sur Terre peut avoir, à n’importe quel moment de sa vie, son instinct sauvage qui prends le dessus. Un homme peut sombrer dans la folie quand il va mal ou quand il a subi des moments marquants voir pour se défendre ou défendre ses proches d’un danger. Les exemples peuvent être nombreux. Et là dans Crossed, chaque individus qui ont la contamination ont ce syndrome. Ils n’ont plus cette éducation et l’instinct d’homme pour leur dire que faire ça ce n’est pas bien, que c’est mal et que c’est internet. Ils n’ont plus que le massacre et le viol en tête. C’est pour cette raison qu’ils sont au final pas si éloignés de nous, contrairement aux zombies où ils ne pensent qu’a dévorer tout ce qui se trouve sur leur passage. Ils n’ont plus aucune intelligence, plus de cerveau. Alors que eux, si.


C’est un comic à avoir dans sa bibliothèque, assurément. 





Note : 17/20

lundi 17 juin 2019

The Breaker New Waves- Saison 2 – Coffret intégral tome 1 à 10 et tome 11 à 20 (2018)




Auteur : Jeon Keuk Jin.
Dessinateur : Park Jin Hwan.
-Genre : Manhwa.
Date de sortie française : 15 juillet 2018 – Année de l’édition originale : 2010.
Pages : 1960 pour les 10 tomes du coffret.
Prix : 49.95€.








À fin de la première saison, Lee Shinwoo devient un maître du murim. Un leader. Mais faute de ne plus avoir de pouvoirs et le fait de ne plus avoir Gumunryon dans ses rangs, il ne veut plus en être, il veut redevenir un jeune comme les autres de son âge et vivre une vie bien moins dangereuse pour lui et pour son entourage. Mais une vie de héros ça ne reste jamais tranquille bien longtemps. Le passé revient toujours au galop et c’est justement ce qu’il lui arrive. Il est en danger. Raté pour lui, il ne va pas pouvoir revenir à une vie ordinaire, bien au contraire, les problèmes sont loin d’être terminés ! On le force à revenir dans les rangs et il a à ses côtés une garde du corps où sa relation avec elle est excellente ! Elle sera comme son ange gardien et le suivra partout où il va. Malheureusement pour Shinwoo, un nouveau camarade de classe débarque dans son école. Mais il n’est pas là par hasard et celui-ci va être un personnage redoutable pour lui, d’autant plus qu’il n’a plus aucune force. Il subi les coups, ça fait mal de le voir aussi peu en forme. Il va devoir demander de l’aide au clan pour retrouver sa puissance. Pour son maître et pour mettre en sécurité Sehi qui, elle aussi, est en danger de mort et également réapprendre les arts martiaux. Tout un programme pour un nouveau basculement de son existence et cette fois les dangers sont bien plus importants qu’auparavant. Il n’a plus son ki, il ne peut plus de défendre et au début c’est une véritable loque. On ne reconnaît plus le puissant Shinwoo. Le chemin va être long et difficile pour redevenir une machine à combattre. Sa détermination est impressionnante ! Si il faudrait citer quelqu’un pour montrer l’exemple de la réussite, de la patience et du courage, il est facile de nommer instantanément Shinwoo. J’ai rarement vu un gars aussi solide dans une œuvre.








Revenir dans cet univers est un régal, un bonheur ! Dès les premières pages j’étais tellement content de revoir cette galerie de personnages ! Et il faut avouer qu’ils ont fait très très fort pour cette seconde partie. Les enjeux, les retournements de situation, le rôle de Gumunryong qui surprend, les nouveaux et nombreux personnages (aussi bien en gentils qu’en méchants), tout est deux fois plus puissant que la première saison.  Ils ont eu une imagination débordante concernant les personnages (notamment les S.U.C) et surtout les nombreuses scènes d’action qui inondent les tomes. Les situations sont variées et je n’ai pas ressenti une seule fois de la lassitude après autant de pages parcourues. C’est fort, quand même. Et on y retrouve aussi des passages émouvants. C’est riche en rebondissement, en action et en émotion. Tout le monde évolue -en bien ou en mal- et personne ne ressemble à ses débuts en saison 1. L’évolution est forte.


Donner des points négatifs à The Breaker New Waves est une tâche difficile. Si, il y en a un que je peux vous dire c’est les scènes de combats devant les humains. C’est toujours les mêmes dialogues. Les passants se questionnent toujours de la même façon en se posant la question de « ils tournent un film d’action ? ». Les conséquences peuvent être drastiques entre les membres du murim et les gens ordinaires et pourtant ce détail n’est pas mis en avant. Ils assistent à des combats d’une violence et d’une destruction inouïe mais pour eux c’est qu’ils sont face à un tournage de film. Pas de peur, pas de question, ils passent vite fait à autre chose sans aucune crainte. Après ce n’est pas dramatique, ce n’est pas quelque chose d’important dans l’histoire mais ça m’aurait plu d’en voir un peu plus.




C’est un manga avec beaucoup de dialogues et j’adore. J’aime moins les histoires où les textes se font plus rares et qu’on passe plus son temps à voir que les planches.L’histoire peut être un peu complexe et il faut une bonne mémoire tant il se passe plein de choses. Il faut profiter un maximum de cette deuxième saison et c’est ce que j’ai fait en ne lisant pas les tomes à toute vitesse. D’autant plus que la saison 3 n’est pas prête d’en être à sa fin puisque l’auteur Jeon Keuk-Jin est au tout début du scénario. Après il faudra se poser la question de est-ce que les éditions Meian vont sortir les tomes individuellement ou bien ils vont attendre pour en faire directement un nouveau coffret bien complet comme ils en ont l’habitude. Mais nous n’en sommes pas encore là :-D 


Les deux coffrets sont d’une grande qualités, comme toujours avec Meian et les goodies très bon. Il manque juste un artbook comme pour la première saison. 

Je suis en mode « tristesse » de finir cette histoire et de dire au revoir aux nombreux et attachants personnages qui m’auront accompagné pendant 30 tomes et 4136 pages. Il y a des œuvres où quand tu la termines tu passes vite à autre chose mais là ça me fait un petit pincement. Remarque, c’est un gage de qualité. C’est volontaire de ma part de ne pas vous en dire trop sur ce « New Waves » car ça part dans tous les sens (mais dans le bon sens) et chaque détail peut être un spoiler. Et un manga comme lui, ça se découvre en le lisant et non en apprenant des choses par un article. C’est une œuvre qui restera dans mes pensées et dans ma mémoire. Il y a toujours une crainte de la suite qui est loin de la qualité du début (comme pour les films) et là c’est le contraire absolu. Tout est mieux, tout est plus beau car oui, les dessins sont impressionnants. Chaque page est un régal pour les yeux. La progression des dessins se voit au fil des tomes. Reste maintenant plus qu’à être patient pour la suite qui annonce un renouveau ! Bravo à Meian pour ces deux coffrets de prestiges et merci de faire revivre des œuvres comme celle-ci en France grâce à votre ligne éditoriale. J’espère que le succès est au rendez-vous car vous le méritez !






lundi 29 avril 2019

Son vrai visage (Karen Slaughter) (2019)




Auteur : Karin Slaughter.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Eve Vila.
Collection : Harper Collins Noir.
Date de sortie française : 3 avril 2019.
Pages : 575.
Prix : 20.90€.
 
 
 
 
 
La sortie d’un nouveau roman de Karen Slaughter est toujours un événement. Avec plus de 32 millions de livres vendus dans le monde, on ne peut pas dire qu’elle ne fait pas d’effet avec ses histoires.

Dans cette histoire qui se passe en 2018 et qui est un stand-alone et non une série, les deux personnages principaux sont une mère et sa fille qui a 31 ans. Sa mère L’aura est malade, elle a réussie à vaincre un cancer. Elles sont en pleines discussion quand d’un coup un malade, un terroriste même, attaqué à coup de couteau plusieurs personnes dans le lieu. Deux personnages meurent. Les deux autres (Laura et sa fille Andy) sont sous la menace de cet homme dangereux. La mère se fait prendre en otage par lui. Sauf que pour une fois ce n’est pas ce fou qui parvient à tuer mais c’est elle, Laura. Sous les yeux de sa fille et des caméras de sécurités. Elle a réussie à les défendre toutes les deux. Les jours passent et cette séquence passe sur toutes les chaînes de la télé en boucle. Tout le monde dont Andy ne comprennent pas comment elle a pu se défendre de cette manière. C’est une simple mère avec une vie banale et pourtant elle a utiliser des gestes curieux.

La couverture US hardcover.


Ce qui m’a énervé dans la première partie c’est cette manie de faire passer Laura pour la meurtrière. Elle tue son agresseur et aux yeux de tout le monde c’est elle qui peut avoir des problèmes avec la justice. Mais bon, après ça arrive toujours dans la vraie vie que la victime ait plus de problème que l’agresseur. D’autant plus que là l’autre il est mort. Plus tard, Andy découvre que sa mère se fait agresser par un mystérieux homme chez elle, elle apprends des choses étranges et elle l’a défends. C’est l’inverse qui se passe ce coup-ci. Sa mère lui ordonne de ne plus vivre ici et de partir loin. Elle lui communique tout un tas d’énigmes et de plans qu’elle doit suivre à la règle si elle ne veut pas avoir de problème. Les flics débarquent alors elle n’a qu’une chose à faire, c’est de laisser sa mère et de s’échapper le plus vite possible tout en retenant les informations cruciales données par sa mère pour tenter d’en savoir plus sur tout ce qu’il se passe depuis ces dernières heures. Qui est véritablement sa mère ? Pourquoi arrive t-elle à se défendre comme un commando et pourquoi se fait t-elle agresser à son domicile alors qu’aux yeux de Andy elle est comme tout le monde ? Pourquoi avait t-elle une arme ? C’est ce que sa fille -et nous en l’occurrence- va voir déchiffrer en faisant un road-trip. Elle est totalement perdue, elle ne sait plus qui est vraiment sa mère. Tout comme nous, on se pose tout un tas de questions sans réponses pour le moment et c’est la grande qualité du roman. C’est un long jeu de piste bien rythmé et chaque nouvelles informations est bonne à prendre pour en savoir un peu plus. Chacun se sera sa petite idée du pourquoi du comment.




Plus tard en avançant dans l’histoire on va faire la connaissance d’une autre personne qui s’appelle Jane. Ça se passe en 1986. Elle va être un élément très important dans le récit, elle et ses frères et son copain Nike. C’est aussi comme ça qu’on va apprendre la vie de Laura à cette époque. On peut dire que ce sont des justiciers des temps modernes. Ils veulent le bien de la société et mettre fin à des hommes qui ne pensent qu’à l’argent et non aux humains. Et cette personne n’est nul autre que leur père. Ce sont tous des malades avec des troubles du comportements mais ils agissent de la manière la plus intelligente possible. Et c’est en passant à l’année 1986 que l’histoire s’envole. C’est une aventure familiale qui tourne en plein drame. J’ai adoré ce récit. Tous les personnages sont intéressants, il y en a qui donnent juste envie de leur mettre des claques mais c’est leur rôles et mêmes eux sont réussis. C’est aussi de cette façon qu’on va comprendre qui est Laura et faut bien dire qu’elle cache bien son jeu.

Ce n’est pas étonnant qu’une adaptation de Netflix est en cours. Ce livre a tout pour en être un film et c’est justement ce qu’il va l’être. Il y a du rythme, du suspens, de la tension, de la manipulation, plein de questions, aucun ennuie, on passe des années 2018 à 1986 sans aucune lassitude et l’auteure réussie avec brio à nous tenir en haleine du début à la fin avec ces deux histoires qui s’assemblent au fur et à mesure de la lecture. Souvent dans ce genre d’histoire la fin est toujours vite venue, c’est même bâclée. Là ça prends son temps et on savoure les dernières pages. Encore un thriller addictif pour Karen Slaughter !

Je tenais à dire un immense merci pour Babelio avec leur Mass Critique ainsi qu’aux éditions Harper Collins (de la collection Noir) pour cet envoi. Il va falloir que je me m’achète toute la bibliographie de Slaughter !


mercredi 17 avril 2019

Horrifikland : Une terrifiante aventure de Mickey Mouse (2019)




Auteur : Lewis Trondheim.
Dessinateur : Alexis Nesme.
Éditions : https://www.glenat.com/bd
Date de sortie française : 16 janvier 2019.
Pages : 48.
Prix : 15.00€.

Cette bande dessinée est une sortie récente de la collection "Disney" sous la catégorie des "Créations originales" de la célèbre maison d'édition Glénat. Le principe de cette collection, comme son nom l'indique, est de donner la chance à des artistes d'écrire leurs propres histoires inédites avec un style de dessin où tout est permis. Elle contient huit titres dont sept aventures avec Mickey et une avec Donald. Celle-ci est la troisième participation de l'auteur Lewis Trondheim. Nous allons voir cette nouveauté tout de suite.

Bienvenue à Horrifikland ! 

Difficile de ne pas avoir un regard sur cette couverture absolument succulente et avec cette reliure toilée. Avec du vernis sélectif et une ambiance horreur et gothique exquise, pour moi il est impossible de ne pas être sous son charme avec ce château en arrière-plan, ce ciel lumineux grâce à la pleine Lune, les belles citrouilles, le reste du décors et nos trois adorables compagnons Donald, Dingo et Mickey qui ont l'air de vivre un sale moment dans ce cimeterre des plus lugubre. Ils ont mis le paquet sur la beauté extérieur de la BD. La couverture donne envie de l'ouvrir.





 
Notre bon trio ont une nouvelle affaire à résoudre. Cette fois-ci, les trois détectives ont comme mission de retrouver un chat d'une vielle dame. Jusque là ça ne pose pas trop de problème. Ils ont connu bien pire que ça. Oui mais c'est sans parler que ce chat est perdu à...Horrifikland (bruit d'éclairs) ! Un vieux parc d'attractions des horreurs où il ne fait pas bon d'y faire sa petite promenade du soir. Et justement, la nuit tombe. La chasse au chat ne va pas être de tout repos. Eh oui, tout ne se passe pas comme prévus. Et sur leur route ils vont faire des rencontres pas des plus plaisantes. On y retrouve le cher Pat Hibulaire, fallait bien qu'il soit là lui aussi et d'autres sortes de rencontres moins ordinaires. La suite des événements ne va pas être de tout repos ! Ils vont traverser les différentes attractions du parc sous notre regard comique.

 
Alors c'est bien beau d'avoir une face sublime mais est-ce le même cas pour les pages d'intérieurs ? Alors la réponse est : oui ! Les dessins sont d'une beauté absolument dingo ! Ça peut ne pas plaire à tout le monde ce côté un petit peu plus réaliste et moins cartoon, loin de ce qu'on connait dans les BD classiques Disney mais personnellement je suis sous le charme. Les effets de lumière et d'éclairage des pièces et des extérieurs, les couleurs très vives et colorés avec un effet granuleux et surtout, malgré un grand changement des dessins, les personnages sont identiques à leurs versions classiques des magazines que tout le monde connait comme Le Journal de Mickey. Ils sont pareils mais en encore plus beaux, en encore plus expressifs. Maintenant que le jeu vidéo est sorti depuis plusieurs mois, je peux dire que nous sommes limite vers du Kingdom Hearts 3 dans le monde de Pirates des Caraïbes. Plus réaliste et plus beau. Chaque planche est un plaisir pour les yeux. Toutes les cases je disais "wahouh" tellement c'est super. Avec du papier glacé qui rends encore plus joli tout ça.

Une histoire plus courte que l'une des BD de la collection (comme Mickey et l'océan perdu et ses 60 pages contre 48 ici) et ça aurait été sympathique d'en avoir à peu près le même nombre pour faire durer un petit peu plus le plaisir de lecture mais sinon Horrifikland c'est HoRRiiibleeeement bon et drôle avec Donald, fidèle à lui-même avec ses trouilles et ses cris en permanence et Dingo le gros tête en l'air bien drôle. C'est un petit festin qui se parcours rapidement alors savourez bien chaque cases et dialogues !




lundi 8 avril 2019

The Breaker – Coffret intégral tome 1 à 10 (2017)




Auteur : Jeon Keuk Jin.
Dessinateur : Park Jin Hwan.
-Genre : Manhwa.
Nombre de tomes : 10 (terminé).
Date de sortie française : 26 décembre 2017. Année de l’édition originale : 2007.
Pages : 1960 pour les 10 tomes du coffret.
Prix : 49.95€.
 
 
 
 
 Après les quatre premières pages tout en couleurs, on découvre un jeune du nom de Shinwoo qui est en train de mater des filles en petites tenues. Son petit plaisir ne dure pas longtemps puisqu’il se fait attaquer par Chang-Ho, un gaillard qui ne se laisse pas faire. Il veut recevoir ses 60.000 won (environ 450€). Ce moment délicat a été vu par un nouveau avec un look très décontracté en mode chemise d’été avec lunettes de soleil et gros dragueur. Une fois qu’un cours se termine, il n’est plus du tout le même et cherche constamment à avoir une bonne relation avec une fille. Un chaud lapin comique. Il s’avère que cette personne est son nouveau prof. Un prof qui s’est foutu de sa raclée en lui disant  que c’est une poule mouillée. Plutôt inattendu, non ? Pas longtemps après, c’est le contraire qui se passe. C’est le jeune qui découvre dans une ruelle ce prof qui s’appelle Chunwoo se faire tabasser par la même brute. Sauf que lui, il ne laissera pas faire. On apprends que le prof doit absolument cacher sa véritable identité. Il est ici pour quelque chose mais quoi ? Mystère ! Shinwoo, pas de courage et se laissant martyriser jusqu’au point de vouloir se suicider, c’est tout naturellement qu’il s’approche de ce professeur de plus en plus étrange et de plus en plus attachant pour apprendre à se défendre en arts martiaux et ne plus être une victime de tous les jours. Un autre personnage arrive dans sa vie, en plus du prof. C’est la nouvelle infirmière. Que de nouvelles têtes ! Pour ne pas changer, c’est une infirmière qui n’a pas froid aux yeux et elle comment se montrer face aux hommes. Elle est aussi timbrée que Chunwoo. Les deux font la belle paire !

Sauf que l’apprentissage ne va pas être si simple que ça. Et malgré que la violence soit souvent présente, l’humour est toujours là. Il y a des passages où j’ai vraiment eu des barres de rires. Mais ça reste sérieux. La route va être très longue et les 10 premiers tomes ce sera comme un long entraînement pour apprendre les nombreuses techniques de combats tout en se combattant face à plusieurs clans. Mais le truc c’est que le jeune élève va apprendre à une vitesse vertigineuse. Bien plus rapide que la normale et c’est sur ce point qu’il va prendre par surprise les différentes rencontres qu’il va faire sur son chemin.





Les protagonistes sont excellents. Il est important de bien les présenter tellement ils sont bons. Déjà avec Lee Shinwoo. Le personnage principal et il est très réussi. Souffre douleur pendant un bon moment de ses camarades de classes, l’arrivée du professeur tombe à pic dans sa vie jusqu’à lui faire basculer sa triste vie en une vie bien plus explosive ! J’étais avec Shinwoo. Je voulais vraiment qu’il progresse vite pour mettre une bonne raclée à ces brutes qui s’en prennent à un gars inoffensif et sans histoire. Ce sera l’élève idéal pour les cours d’arts martiaux. C’est très intéressant de voir son évolution tout en continuant ses activités normales de tous les jours comme aller en cours. Comme souvent quand on commence à avoir une force et des pouvoirs hallucinants, il ne faut pas tomber systématiquement dans la violence gratuite. Ça il ne le veut pas. Bien d’autres abusent de leurs capacités mais lui c’est surtout pas dans ça qu’il veut être. Il est là pour défendre ceux qu’il aime et faire mal à ceux qui le méritent vraiment.

La deuxième forte tête et il plaira à beaucoup de gens, c’est bien entendu ce prof Han Chonwoo. Quand il débarque au début on se dit que c’est le mec qui se la pète avec son look de mec de la plage bien dragueur comme il faut. Et quand on apprends que c’est finalement le prof de maths, on se demande si il n’y a pas une erreur quelque part. Mais non, c’est bien lui le nouvel enseignant. Il possède le Gumunryong, une maîtrise des 9 arts du dragon. C’est lui le maître. Tout le monde le craint ou au contraire tout le monde veut se battre contre lui. Il à deux visages ce Han. Celui du gars sensible, protecteur et dragueur. Il essaie tant bien que mal à avoir une relation sérieuse avec une fille mais il lui arrive toujours des empêchements aux mauvais moments. Et l’autre visage est qu’il est un redoutable monstre puissant avec ses techniques de combats. Son maître à été vaincu et il à soif de vengeance. Maintenant ça va être lui qui va devenir un maître pour Shinwoo.
La troisième est une fille et elle s’appelle Lee Shi-Ho. Elle est une infirmière à cette même école et elle fait pas mal d’effet à Chonwoo. Il faut dire que toutes les filles dans ce manga sont souvent habillées de manière très sexy tout comme certaines positions.





Après il y en a encore plein, qui ont tous leurs importantes dans l’histoire, aussi bien des gentils que des brutes mais ça ça reste à découvrir par vous-même. Je vous garantis que vous ne devriez pas être déçus de The Breaker. C’est drôle, c’est dessiné magnifiquement bien avec de superbes doubles pages, de l’action sans qu’elle soit trop présente non plus (à part la fin mais c’est normal) et il se passe sans arrêt des choses. Impossible de s’ennuyer ou de trouver la lecture de chaque tomes trop longues. Non, au contraire, j’ai enchaîné les pages comme eux ils enchaînent les coups de poings : à vitesse grand V ! Il est difficile, pour moi, de ne pas trouver son petit bonheur devant cette passionnante histoire. Et ce qui est cool, c’est qu’il ne faut pas attendre longtemps pour lire la suite puisque la saison 2 est elle aussi disponible partout avec deux coffrets de 10 tomes chacun. 20 tomes à se faire encore avec la promesse de l’auteur de nous en apprendre encore plus sur Shinwoo sur sa vie et puis de voir ce qui se passe après cette fin, j’ai juste envie de me jeter directement dans la suite ! En ce qui concerne les différents pouvoirs et leurs noms, là ce n’est pas simple de s’y retrouver et de se souvenir à quoi ils correspondent. Faut dire que leurs appellations ne sont pas facile à retenir.

Les dessins sont magnifiques avec beaucoup de détails. On reconnait bien les nombreux personnages et les scènes d’actions sont lisibles tout comme elles sont jouissives ! On peut même jusqu’à ressentir la violence des coups au vu de la déformation réussie des visages. C’est sublime et on peut voir encore mieux la qualité des coups de crayons du dessinateur Park Jin Hwan grâce à l’artbook de 80 pages. Ah il est fort ce type !! Amateurs de berlines allemandes, vous allez aussi être aux anges
La fin de cette première saison promet une deuxième saison encore plus captivante avec The Breaker : New Waves. J’ai hâte de voir comment vont évoluer les personnages. Il se passe beaucoup de choses lors des dernières pages.

Les deux coffrets suivant sont :
The Breaker : New Waves – Partie 1 (tomes 1 à 10).
The Breaker : New Waves – Partie 2 (tomes 11 à 20).

L’histoire n’en ai pas à sa fin et j’ai juste envie de dire : tant mieux ! On se retrouve prochainement avec la suite du récit ! Quels vont être les nombreux enjeux ? Mystère !!

Encore un immense merci aux éditions Meian pour l’envoi de cette box ! Kingdom, Ares, The Breaker et les autres nouveautés, je ne dis pas ça parce que j’ai un partenariat avec eux mais ils assurent grave ! Moi qui aime le support physique et qui aime avoir de belles et grandes collections d’objets, avoir ce genre de grand coffret de taille imposante, juste j’adore ! Alors oui ça prends beaucoup de place dans une bibliothèque, surtout quand on possède plusieurs de leurs coffrets mais moi ça ne me dérange pas. Suffit d’avoir une rangée spécialement « Meian » et voilà. 50€ pour des heures de lecture et un régal pour les yeux + des goodies qui ne sont pas là pour faire genre « regardez, on vous mets des petits trucs dans notre coffret mais au final les gens les range dans un coin et basta ». Là non, le poster je sais que je vais le mettre à un mur, l’artbook il ira rejoindre les autres dans ma bibliothèque et les ex-libris je pourrai aussi les mettre sur un mur voir sur une porte.
Et si on termine cet article avec un petit tour du coffret et de qu’il contient ? Mais allons-y, c’est par ici la visite :

Quatre ex-libris exclusifs magnifiques !     

Un poster qui donne le ton !!

Un artbook de 80 pages !








Petit message de fin :

Un mot que je tiens à écrire, d’autant plus qu’en ce moment on en parle souvent sur Twitter. L’auteur parle sur le rabat dans plusieurs tomes la difficulté du marché à cause des scans illégaux qui circulent sur internet. Si vous, qui êtes en train de me lire, vous lisez des scans, svp, arrêtez cette pratique honteuse. Personne n’a envie que le marché du manga (ou n’importe quel autre secteur culturel) échoue face au piratage. La diversité des manga, le nombre affolant de titres disponibles est génial pour nous tous. Tout le monde y trouve son compte. Mais arrêtez de faire ça et achetez dans des librairies. Pour le secteur des livres, pour les auteurs, pour les traducteurs, pour les maisons d’éditions…C’est quand même dingue de voir à presque chaque tome l’auteur qui dit à ses fans de mettre un terme à ça et de soutenir leur travail. Soyez intelligents et ne faites plus ça. On ne vole pas des œuvres comme ça. Il est important de le rappeler. Je sais bien que nous sommes nombreux à faire nos achats mais faut le rappeler aux autres qui ne pensent pas aux pertes qu’il peut y avoir derrière.

vendredi 22 mars 2019

Qui ment ? (2018)




Auteur : Karen M. McManus.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Delcourt.
Éditions : http://www.lireenlive.fr/
Date de sortie française : 22 mars 2018.
Pages : 464.
Prix : 17.95€.
 
 
 Voyez le topo, l’action se passe dans une salle de classe. Cinq élèves sont en retenus avec un prof pour la surveillance. Ils ne sont pas là par hasard et sont tous les cinq concernés par la même affaire sur une histoire de smartphone qu’ils ont eu alors que c’est interdit. Ils sont tous dans le même piège. Les minutes passent, les questions sont légions quand tout d’un coup, l’un des jeunes meurt devant tout le monde. C’est le début d’une longue et difficile épreuve à venir pour les autres.

Mais l’enquête va les faire devenir presque inséparables. Ils ne se parlaient pas beaucoup voir même jamais avant cette histoire mais là ils vont être tous dans le même panneau. La victime avait une application où elle balançait plein de vrais secrets sur le groupe. Et tout le lycée a cette application sur leurs portables. Donc très facile pour foutre en l’air la vie de chacun. Ça leur donne à tous un gros mobile sur ce meurtre. Est-ce que quelqu’un a tuer cette personne pour qu’elle arrête de sortir des vérités dérangeantes aux yeux de tout le monde ? Une vengeance bien préparée ou est-ce autre chose ? Sont-ils tous coupable ? Étaient-ils plusieurs sur ce coup ? Le doute est partout. La pression va être forte.

Comme écrit dans le résumé de la quatrième de couverture, on y retrouve à peu près tous les personnages clichés quand il s’agit de jeunes lycéens américains. Il y a l’intello, le sportif, le délinquant et un peu rebel et la bimbo. Les chapitres nous montrent la vie de chacun des élèves. Ils sont tous attachants. Certains ont des vies pas faciles et d’autres sont dans la richesse. Le gros plaisir du roman c’est qu’on ne sait vraiment pas qui est le ou la coupable. Tout le monde est suspect. Comme dans un certain Scream sauf que là ce n’est pas une histoire d’horreur et que personne d’autres va mourir. Mais dans le fond c’est la même chose. Et c’est ça qui est passionnant car pendant toute la lecture, on ne sait pas si on apprécie peut-être le ou la coupable. Il n’y a aucune réelle preuve qui peuvent nous donner des idées. On peut se poser des questions et se méfier mais l’auteure nous aide jamais. C’est comme un jeu de piste. Nous sommes en quelque sorte l’enquêteur et l’enquêtrice de ce récit jusqu’au dénouement final. Les journalistes s’en mêlent, les interrogatoires aussi et tout le monde tente de se défendre comme il faut.

Plus les jours passent et plus il y a des messages sur cette fameuse application. De nouvelles vérités. Ce qui donne à chacun encore plus de chance à être suspect. Mais si la personne est morte, qui est-ce qui continue d’envoyer des messages ? C’est vraiment un point que j’adore et ce, depuis justement les films Scream. Et en livre ça rends très bien avec « Qui ment » ? Une lecture rapide, les chapitres s’enchaînent vite et il y a du bon suspens. Une fois que j’étais à fond dans l’histoire j’essayais de deviner qui pouvait être le suspect et de voir qui cache bien son jeu. Alors vers la fin il est possible de se faire un bon avis et je n'étais pas loin de la vérité. Au moins avec un récit pareil chacun aura son petit quelque chose à dire et pourquoi pas se dire qui on pensait que c'était le suspect. Une bonne lecture à se faire comme lors d'une bonne soirée.


 
 
 
La couverture américaine.
 

mercredi 27 février 2019

Egregor - Tome 1 (2018)





Auteur et dessins : Jay Skwar et Kim Jae Hwan.
Nombre de tome : 1 (en cours).
Date de sortie française : 7 décembre 2018
Pages : 208.
Prix : 6.95€.
 
 
 
Avant de venir au vif du sujet, parlons anecdote puisque Egregor n’est pas une vraie nouveauté. Ce manga est déjà sorti en 2017 mais il y a eu des complications entre les deux dessinateurs à cette époque. Par chance, le revoilà sur les tables des librairies plus fort que jamais et espérons que cette fois-ci tout se passera bien entre les acteurs de ce manga. D’ailleurs, la couverture est 100 fois plus belle que la précédente, à mon goût.
 
 
  On va suivre le parcours de Foa, jeune forgeron qui est désigné pour être un futur grand créateur de lames destructrices. Il habite dans un village au nom de Lightyard. Ce serait la vie parfaite avec de beaux paysages si leurs vies ne seraient pas en danger. A chaque crépuscule de pleines lune la catastrophe arrive dans un village avec l’assaut de certains faucheurs. Comme leur nom l’indique, ils ne laissent personne en vie. C’est à chaque fois une véritable boucherie pour ces pauvres gens qui ne demandent rien. C’est face à ces monstres qu’il leur fait une personne capable de les défendre coûte que coûte. Comment se défendre contre des bêtes aussi féroces et capable du pire ? Pas facile pour eux. Il leur faut des têtes prêtes à tout donner pour les sauver.

Durant ces quatre premiers chapitres de ce premier tome, le village se fait vite attaquer. On y voit la grande détermination de Foa ainsi que de ses proches. On apprends à connaître les différentes familles. Au moment de cette attaque, on fait partir les femmes et les enfants en bateau et les autres, téméraires au possible, vont s’attaquer aux faucheurs et aux autres créatures affreuses. Certains ont des pouvoirs, se transforme même en une certaine chose. Le plus intéressant,  c’est le dernier chapitre. C’est là où tout se déchaîne, là où l’histoire démarre sur les chapeaux de roues. Les précédents chapitres sont au final à lire comme des amuses gueules. Ils sont là pour faire connaissance des personnages et de leurs capacités (gentils comme méchants). Puis dans les dernières pages le récit devient captivant. C’est là qu’on peut se rendre compte qu’il y a matière à faire une longue et belle histoire. Je ne dévoile rien, bien sûr, mais là j’ai hâte de lire le deuxième tome. L’avenir de ces héros est grand et la suite s’annonce surtout plus passionnante que ce début.


Les dessins sont réalistes et détaillés. L’action se passe pratiquement que de nuit et pourtant les planches sont claires. Rien est trop sombre et ça j’aime bien. Je suis pas fan des dessins très noirs et là c’est le juste milieu de l’éclairage. On apprécie plus facilement le travail du dessinateur.

Au niveau de la réalisation du livre, c’est encore une fois du très bon avec le titre en relief et brillant tout comme sur la reliure. Avec la tranche bien noire, on reconnait bien que c’est du Meian. Huit belles pages en couleurs et avec du papier bien épais. C’est devenu une habitude chez cet éditeur, niveau objet c’est un sans faute.

Le tome 2 sort en mars 2019. Vivement !