mardi 20 octobre 2020

Gannibal, tome 1 (2020) Une famille emmènage dans un village isolé et c’est le début de leur cauchemar !

 


-Genre : Seisen.
-Auteur : Masaaki Ninomiya.
-Illustrateur : Masaaki Ninomiya.
-Éditions : https://www.meian-editions.fr/meian/accueil-meian
-Traduit par Vincent Marcantognini.
-Date de sortie française : 29 juillet 2020– Année de l’édition originale japonaise  : 2018.
-Série en cours avec actuellement 8 tomes.
-216 pages.
-Prix : 6.95€.

 
Les éditions Meian sortent du registre des grandes batailles et de l’action pour nous offrir cette fois-ci une série horrifique qui est toujours en cours au Japon avec 8 tomes.

Être policier et être muté dans un petit village de montagne reculé où l’ancien policier a disparu, ça peut être deux situations différentes suivant la personne. Soit elle se dit que ça va être bien plus tranquille et plus gérable de s’occuper des habitants, soit elle va se dire que ça va tout juste être ennuyant et rien de plus. Manque de bol, pour Daigo Agawa et sa petite famille qui est composée de sa femme et de leur petite fille, cela ne sera aucune de ces situations.

Très rapidement, alors que les cartons de l’emménagement ne sont même pas encore tous déballés, une affaire est en cours avec un meurtre d’une grande atrocité dans les bois. Le visage de la victime est défigurée. Et pour compliquer encore plus tout ça, Agawa découvre des habitants très étranges sur le lieu du massacre. C’est leur grand-mère qui est morte et eux ils font des blagues de mauvais goût. Il se fait accueillir d’une façon anormale compte tenu du moment où ils se trouvent tous. Ils ont l’air d’avoir un grain. Ces gens ne sont pas normaux.

Quand j’ai lu pour la première fois le résumé de la quatrième de couverture, je trouvais que de nous annoncer dès le début dans quel genre de village l’action se passe ça va trop vite et il y a un gros spoiler. Comme voir une bande annonce d’un film qui montre en deux minutes toutes l’intrigue. Je m’imaginais l’histoire comme le héros qui va s’en rendre compte un jour mais petit à petit. Sauf qu’il comprend très rapidement où il est et qui sont ces individus. Mais ce n’est pas dérangeant de vite savoir le mystère qui plane dans ce village.

Plus Agawa enquête sur la disparition de l’ancien policier qui est toujours porté disparu, plus la menace se fait ressentir sur lui, sa femme et sa fille. Mais c’est un gars persévérant et il ne veut rien lâcher. Pour un premier tome je trouve que l’histoire est déjà de bonne qualité. Cette atmosphère poisseuse qui se dégage de cet endroit, de ces types plus qu’inquiétant qu’autre chose avec leurs sales tronches et cette personne mystérieuse que les autres appellent « lui » et qui a l’air encore plus glauque que tous les autres habitants…L’ambiance est géniale. J’ai même peur pour cette famille. Imaginez-vous être dans un lieu isolé et être entouré de gens qui ne vivent pas comme tout le monde et qu’en plus vous avez cette sensation qu’il n’est plus possible de faire marche arrière et de partir d’ici car on vous surveille dans vos moindres faits et gestes…Vous êtes pris comme des rats dans une cage. Personnellement ça me fait penser à du « Massacre à la tronçonneuse ». Pas pour le côté du psychopathe avec sa tronçonneuse pour découper de pauvres victimes mais pour le côté mystère, lugubre. Dans ces films, les héros découvrent des petites zones avec quelques habitants d’une même famille. Mais ils sont comme une secte. Très vite on découvre qu’ils sont tarés. C’est pareil dans Gannibal.

Avec 8 tomes et toujours en cours de parution au Japon, j’ai envie de voir comment le récit va évoluer car avec autant de tomes sur ce sujet, ça doit être complet et je suis curieux de voir la suite, voir comment ça va évoluer. Surtout qu’avec ce qu’on découvre tout à la fin, je veux savoir la suite !!

Voilà une très belle découverte de la part des éditions Meian. C’est ça que j’adore le marché actuel du manga. Il y a tellement de nouveautés et de genres différents que tout le monde peut y trouver son petit bonheur. J’adore l’horreur, je suis un fan de ce genre, que ce soit les films, les romans, les séries, je suis passionné par ce thème depuis très jeune. Alors voir de plus en plus de manga horrifiques avec une bonne ambiance comme Gannibal, ça fait plaisir et j’espère vraiment qu’on aura d’autres sorties de manga horrifique. Le côté noir et blancs des planches va parfaitement au genre. Et encore plus quand le dessin est aussi beau que dans Gannibal.

  Mon sentiment après l'avoir fini : 


 


jeudi 15 octobre 2020

Que la montagne est belle (de Stephen Wallenfels) (2019) Une randonnée qui manque de piquant !

 

Auteur : Stephen Wallenfels.
Date de sortie : 20 mars 2019.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lauriane Crettenand.
Pages : 384.
Prix : 15.90€.
 
 
 
Regardez cette couverture comment elle est trop belle ! Un groupe en pleine forêt avec des sapins, la montagne au loin et cette immense hache ensanglantée qui se fond parmi les arbres plus loin, moi qui adore les ambiances horrifique, il ne m’en fallait pas plus pour que je sois comme aimanté vers le livre quand je l’ai vu dans une librairie. Il était là, il m’attendait.
 

♫ QUE LA MONTAGNE EST BELLEUUHHH… ♫

Oui, enfin en apparence qu’elle est belle cette montagne. C’est ce qu’ils ont vite compris, les jeunes qui forment un groupe pour camper dans le parc national de Yosemite en Californie.

Dans ce groupe il y a Céo, un gars qui plait beaucoup aux filles avec son air charmeur, Grahame le relou de base qui aime prendre un accent jamaïcain, Colin qui est le meilleur ami de Ceo et il aurait dû y avoir Rhody mais cette personne ne pouvait pas venir alors elle a été remplacée par Ellie que Ceo à invitée. Et à part lui, personne d’autres ne l’a connaît. Après les préparatifs et le trajet sur la route à faire plus ample connaissances, ils sont enfin prêts pour faire cette expédition. 

 
Amazon.fr - Bad Call - Wallenfels, Stephen - Livres
La couverture américaine en édition hardcover, très jolie aussi.
 
Ne vous attendez pas à un roman avec beaucoup d’action et de frayeurs dans les bois car le rythme est lent. Les chapitres sont racontés par chaque personne du groupe pour avoir chacune de leur vision au sein de cette expédition pas très organisée. Suite au changement de plan avec la non disponibilité de Rhody, Ellie est la seule fille et n’a pas trop confiance avant d’en faire leur rencontre. 
 
Ellie a acceptée le séjour pour une bonne raison. Elle a une idée en tête. Mais par chance, l’entente avec tout le monde se passe très bien. Les gars lancent des vannes, fidèles à eux-mêmes, ça apprends à se connaître puis des rapprochements se font. Voilà. Il ne se passe pas grand chose d’autres, on est plus là pour bien être proche des jeunes, à nous aider à s’y attacher. 
 
Puis surgit la dernière partie avec une tempête d’une force incroyable. Un blizzard qui n’en finit pas avec en plus de la pluie et beaucoup de vent. Ils sont perdus. Ils n’ont plus aucun moyen de communication avec le monde extérieur car il n’y a malheureusement pas de réseau à la hauteur où ils se trouvent. C’est une catastrophe, ils vont devoir se débrouiller avec ce qu’ils ont pour dormir en pleine nuit et en plein déluge avec un froid glacial. Et puis plus tard, au 3/4 de l’histoire, il se passe un événement tragique. Le groupe n’a jamais été aussi perdu et aussi seuls que maintenant. 
 
Je sais que c’est un livre jeunesse mais je m’attendais quand même à un peu plus de folie au niveau de la peur, de la violence. Mais en fait à part cet unique événement, c’est mou. La toute fin rattrape le reste avec un rythme plus soutenu mais hélas même la fin je l’a trouve trop gentille. Je pensais aussi à voir un gros dénouement, un truc qui allait me faire dire « ah ouais, je m’y attendais pas du tout ! » mais non. Après c’est sans doute à cause de la couverture. Elle est magnifique, j’adore son style comme je lu disais au début de l’article mais elle annonce quelque chose de mortel dans cette randonnée. Mais je me suis fait de faux espoirs. C’est pour cela que je vous donne un avertissement si vous comptez le lire, ne pensez pas à lire une histoire d’horreur avec des tueurs ou des monstres car il y a rien de tout ça. Ça reste une lecture sympathique si on adhère aux personnages et avec plus un côté survie face à la nature qui se déchaîne à la fin mais je trouve que ça arrive bien trop tard. Par contre le lieu j'ai adoré. Yosemite est un bel endroit et est bien détaillé. C'est dommage, il y avait le décors qui était parfait pour faire une bonne intrigue qui donne la frousse.
 
Loin d’être un coup de cœur. Boarf, ça arrive :)  
 
 

 
 

lundi 14 septembre 2020

L’été de mes 13 défis de Morgan Matson (2018) Un été qui change toute une vie de jeunesse !



Auteure : Morgan Matson.
Date de sortie : 02 mai 2018.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Delcourt.
Pages : 432.
Prix : 16.90€.
 
 
Quand, dans notre vie, nous avons une personne qui est chère dans notre cœur, avec laquelle on est inséparables, on fait tout ensemble et on a plus de confiance en soi quand cette personne est à notre côté car elle nous pousse des ailes et on se sent plus libre, plus fort et que tout d’un coup elle ne donne plus aucun signe de vie…Le monde s’écroule. On est perdu. On ne sait plus quoi faire et on a plus envie de rien. Sentiment horrible qui te tombe d’un coup comme ça dans ta petite vie tranquille.
 
C’est ce qui arrive à Emily. Sloane, sa meilleure amie, ne donne plus de ses nouvelles depuis déjà deux semaines. Emily ne sait pas du tout où elle est. Sa maison est vide, plus de trace non plus de ses parents. Elle surcharge son portable d’envois de SMS mais aucune réponse. Pour cet été elles avaient prévues en avance tout plein de sorties à faire. Mais c’est le vide. L’angoisse totale. 
Puis un jour, elle reçois du courrier. Non pas une facture ou une lettre mais une liste écrite et envoyée par Sloane. Sur cette liste il y a 13 numéros avec 13 tâches à accomplir comme embrasser un inconnu, prendre un bain de minuit nue, voler quelque chose et bien d’autres défis à accomplir. Étrange car il y a rien écrit d’autres dessus mais au moins c’est un premier signe de vie de sa meilleure amie. Pour ne rien arranger, toutes ces tâches ne sont pas des choses aisées pour elle. Alors les premières questions qu’on peut se poser c’est pourquoi ne plus donner de nouvelles, pourquoi cette liste et qu’est-ce que cela va faire si elle réalise ces objectifs ? Va t-elle l’a faire venir jusqu’à l’emplacement de Sloane ? Dans quel but ? Comme elle, nous sommes dans le brouillard et c’est ça qui est captivant.
 
 
C’est comme ça que Emily va devoir prendre son courage à deux mains et réussir à vivre sans sa meilleure amie qui fait tout à sa place. C’est désormais à elle et elle seule de mettre un pas devant l’autre et oser parler à des gens (connaissances ou non). Cette liste va l’obliger à lui faire voir une autre facette de la Emily qui n’est pas sûr d’elle et avec aucune confiance.
 
Pour en apprendre plus sur leur grande amitié, on a le droit à des flashbacks de plusieurs mois voir années auparavant comme leur première rencontre assez amusante. Je me suis pris vite à l’histoire et à percer de plus en plus ces énigmes sur la disparition de Sloane en même temps que Emily. Elle va faire des rencontres, elle va faire plus ample connaissance d’autres personnes de son bahut et elle va faire certaines choses qu’elle n’aurait jamais fait sans toute cette recherche. Les chapitres sont en rapport avec les défis de cette fameuse liste. Elle va les suivre mais pas dans l’ordre.

Par chance, elle ne sera plus seule, elle va faire la rencontre d’une personne et elle sera la seule à connaître la liste et le but. Cet été-ci sera unique et elle ne sera plus jamais la même après cette saison. C’est fou comment en seulement quelques mois une vie peut changer. Et c’est ce qu’il lui arrive. Qu’est-ce que j’ai aimé lire ce livre ! Je me suis vite attaché au nouveau groupe de Emily, de Frank qui est son voisin mais dont ils vont vite devenir inséparables mais c’est sans doute une mauvaise idée pour eux deux, de Dawn une fille qu’elle rencontre et de Collins qui est un pote à Frank. C’est le genre d’amitiés que tout le monde voudrait avoir dans sa jeunesse. Et dans ce roman l’auteure nous l’écrit avec justesse grâce à sa plume. Puis d’un tout, tout s’écroule à nouveau. Son nouveau mode de vie part aussi vite qu’il est apparu. La chanson est importante dans l’histoire et nous avons de nombreuses playlist avec plein de titres de chansons et des artistes, ce sont les chansons qu’écoutent Emily et Frank.
Since you've been gone : le nouveau roman de Morgan Matson. - a little matter whatever
La couverture américaine du format en hardcover.
Le style d’écriture de Morgan Matson est bon, on ne se prends pas la tête et c’est une bonne lecture rapide à se faire. C’est drôle, touchant, émouvant, il y a rien de méchant ni de violent, on commence à le lire et on est bien. C’est le premier roman que je lis d’elle et je n’ai qu’une hâte c’est de lire ses autres romans comme « Mes meilleurs vacances ratées » que je viens de commander et « Save the date » qui est le plus récent avec une sortie le 24 juin 2020 en France. J’avoue que je suis dégouté de l’avoir fini, j’aurai voulu que ça continue encore une bonne centaine de pages en plus. La fin ouverte est réussie donc ça passe. Un gros coup de cœur !!
 
Dans les dernières pages il y a 6 pages où l’auteure Morgan Matson réponds à des questions de fans à propos du livre posées sur Twitter et je trouve ça trop bien ! C’est enrichissant. Et grâce à une de ses réponses j’ai appris que les romans de Matson se passent tous dans une seule seule et même ville fictive qui s’appelle Stanwich, dans le Connecticut. Et on retrouvent plusieurs des personnages des différentes histoires. Pour L’été de mes 13 défis, apparemment on retrouve deux des personnages dans son prochain roman (qui ne fut pas encore écrit lors des questions-réponses). Ça me donne encore plus envie de tous me les lire.

vendredi 28 août 2020

Les adultes de Caroline Hulse - Quand les vacances de Noël deviennent une réunion familiale explosive...Ou pas ?

Auteure : Caroline Hulse.
Éditions : https://www.lisez.com/fleuve-editions/17
Date de sortie : 07 novembre 2019
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) : Emmanuelle Aronson.
Pages : 408.
Prix : 19.90€.
 
 
 
 
 
 
C'est le premier roman de Caroline Hulse.

Le réveillon de Noël est quelque chose de magique, en principe. Les préparatifs avant la fête, se réunir en famille à une belle table bien décorée dans une belle ambiance de fin d'année, s'offrir et recevoir des cadeaux, ce sont des moments inoubliables. Mais pas pour tout le monde.

L'introduction se passe à la veille de Noël via une conversation téléphonique entre les urgences et une femme. Il s'est passé quelque chose de grave. Beaucoup de sang. Puis plus de communication.

C'est pour une petite fille que ses ex-parents décident malgré tout de tous se réunir ensemble avec les nouveaux couples pour faire un Noël de rêve à leur fille Scarlett. Et pas à n'importe quel endroit ! Les festivités sont réservées pour La Forêt radieuse. Un endroit où tout est prévu pour être dans le mieux possible dans la magie de Noël.
 

 
Mise en situation :
-Ancien couple : Claire et Matt. Ils ont eu une fille, Scarlett.
-Nouveau couple : Matt et Alex. Matt est d'accord sur la proposition de Claire d'être tous ensemble pour la fin d'année et tout est déjà prévu avant d'en avoir parler à Alex. Elle accepte mais avec beaucoup de crainte.
-Nouveau couple : Patrick et Claire dont elle a la garde de Scarlett, âgée de 7 ans aujourd'hui et qui a comme ami imaginaire un lapin. Un lapin important puisqu'il y a des dialogues entre eux deux.
 
Les premières pages on fait connaissance de tout ce beau petit monde. Ils se préparent aux vacances. On a même un tableau représentant les activités à faire par horaires, comme dans un camping, quoi. Comme certains d'entre eux, j'avais hâte d'être à ce fameux endroit et de voir ce qui allait se passer une fois que les deux couples et les ex soient réunis ensemble au même endroit.
 
 
Entre quelques chapitres, nous avons d'autres conversations qui se passent après les faits avec les témoignages des témoins qui étaient également au même moment en séjour à la Forêt radieuse. 
 
Matt, le gars plus loufoque, moins mature et imprévisible et Patrick, plus mature, toujours dans la compétition entre gars...Complétement différents. On va découvrit comment ces deux nouveaux couples se sont rencontrés.
 
Les premiers jours se passent admirablement bien. Ils font plus amples connaissances. Tout le monde se montre amical, adultes. Ils font les activités comme la piscine, ils dinent ensemble, rien de particulier entre eux. Mais on va voir qu'il y a quelques secrets dans ces vies de familles. Des confessions non dites. Et malheureusement, pour un roman qui est censé nous faire voir des tensions familiales, je trouve que c'est très mou. Il ne se passe pas grand chose à part quelques soirées trop arrosées et où le ton monte dans des discussions. C'est seulement à la fin qu'il se passe quelque chose. Et là encore je trouve que ce n'est pas grand chose alors qu'on nous marque sur la quatrième de couverture que ce sera explosif. Pareil pour les premières pages avec l'appel. On se dit mais qu'est-ce qu'il s'est passé pour en fait le découvrir à la toute fin mais finalement il y a rien d'incroyable. Je m'attendais vraiment à une lecture avec des scènes plus marquantes, plus percutantes. C'est répétitif aussi avec les dialogues entre Scarlett et sa peluche imaginaire et ça n'apporte rien au récit. Au final en refermant le livre une fois que je l'ai terminé je me suis dis "tout ça...pour ça" ? Rien d'explosif.
 
Si vous comptez le lire, ne faites pas la même erreur que moi et n’espérez pas avoir beaucoup de rythme, cela passera sûrement plus.

samedi 8 août 2020

La Grande Route du Nord, tome 1 (2013) et tome 2 (2014)

Auteur : Peter F. Hamilton.
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Nenad Savic.
Date de sortie VO  : 31 octobre 2013 et date de sortie VF : 19 mars 2014.
Pages : 528 chacun.
Prix : 25€ chacun.
 

Ce roman découpé en deux tomes en France fut lors de sa sortie anglaise chez l’éditeur Macmillan en un seul et unique tome de 1110 pages. Une bonne grosse brique. L’avantage de nous c’est d’avoir deux tomes avec deux couvertures magnifiques. 

Si vous êtes passionné(e)s par le futur, les voyages dans l’espace et la découverte d’une nouvelle planète, arrêtez vous quelques minutes afin de lire comment a été mon voyage dans cet univers.

Bienvenue en l’an 2143 a Newcastle-upon-Tyne, en Angleterre, dans une Europe très riche, en plein développement. Nous faisons la connaissance de l’inspecteur Sidney Hurst, police de Newcastle. Par une belle journée avec de la neige qui tombe sans discontinuer, il va à une scène de crime. Sauf que la victime n’est pas n’importe laquelle, c’est un clone de la richissime famille des North. Le père fondateur de cette famille Kane avait eu son ADN modifié ce qui fait que chaque femme qui sera fécondé par l’un des frères North donne naissance à une réplique de l’original de Kane North. Ce qui donne au fil de la génération des North2, North3… ils sont des centaines et plus le temps passe, plus les erreurs sont nombreuses sur ces clones. C’est beau le progrès. Ou pas. Ils vont devoir rapidement savoir qui est la victime et comment le crime a eu lieu. Tout le monde commence à s’y mettre, même les autres pays car c’est un grand crime contre la famille des North. Cette enquête est très longue puisqu’elle est en cours dans les deux tomes mais elle est passionnante à y découvrir de nouveaux indices et de deviner qui ou quoi a pu commettre cet assassinat. On y découvre aussi comment les habitants vivent dans ce futur dans les années 2143. Des cellules intelligences sur les iris de l’inspecteur qui permet d’avoir plein d’informations en direct devant ses yeux comme sur une grille, un i-e qui détecte visuellement et donne en direct les profils des gens, les personnes ont des maillages et si ils meurent, les inspecteurs peuvent revoir la scène du crime comme si ils y assistaient lors d’une simulation comme de la réalité virtuelle qu’on connait et qu’on utilisent depuis maintenant plusieurs années. Il y a aussi des cellules intelligentes dans la bouche pour détecter les infos des aliments et boissons qu’ils prennent, si c’est bon ou pas pour la santé. J’adore ça de voir la vision d’un auteur sur comment peut être la vie dans des centaines d’années. Et avec lui je suis servi ! D’autant plus que Hamilton ne nous invente pas des choses complétement incroyables et improbables ou alors peut-être dans plusieurs siècles. Là tout ce qu’il y a dans cette époque ça peut être possible aujourd’hui pour beaucoup de trucs qu’il a inventé. C’est plus facile pour se projeter dans ce monde futuriste.

La couverture grand format de l’édition américaine en un seul volume. Elle a son style aussi.

L’autre grosse moitié du roman et la plus intéressante pour moi se passe avec une femme qui a un passé très mystérieux, du nom de Angela Tramelo. Vingt ans plus tôt elle a été accusée d’une scène de crime de 13 personnes dans un manoir où elle séjournait dans la famille des North. Elle affirme coûte que coûte depuis cette nuit-là qui a été la personne qui a fait ce massacre. Pour elle, elle n’est qu’une pauvre victime qui a réussie à s’en sortir. Évidemment, personne ne l’a croit car ce qu’elle raconte, et dans ses moindres détails, c’est bien trop gros. Ces deux enquêtes, celle-ci et celle de l’inspecteur Sidney Hurst vont se rejoindre ensemble car la méthode d’élimination des deux enquêtes semble être les mêmes.

Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que nous sommes dans un roman de Hamilton et qui dit Hamilton, dit autres formes de vie et des menaces extraterrestres. Eh oui, dans un space opera ce serait dommage de ne pas y avoir droit. Les humains doivent vivent sous la menace du Zanth. Ça peut détruire des planètes entières. Et une planète qui s’appelle St. Libra est peut-être en danger. Sur celle-ci il y a plein d’habitants qui ont dit adieu à la planète Terre pour y vivre. Elle est remplie de jungle où la végétation est très dense et où il fait très chaud, avec un diamètre deux fois plus grand que la Terre. Les conditions climatiques comme la pluie sont également deux fois plus denses que sur la planète bleue. C’est un plaisir de découvrir les nouvelles espèces de plantes et tout ce qui peuple cette planète. Ils sont sur la trace de cet extraterrestre ou plusieurs, ils en savent rien. C’est de cette façon qu’ils vont faire une expédition vertigineuse sur les moyens pour aller sur St. Libra. Des unités de soldats, des engins volants, construire des bases, avoir des immenses véhicules armées comme on peut les voir sur la couverture du tome 2 pour pouvoir se défendre et réussir à rouler sans difficulté sur ces terres inconnues. Pourquoi inconnues alors qu’il y a des humains qui y habitent ? Tout simplement parce que cette planète est tellement grande qu’ils ne connaissent quasiment rien du reste. C’est comme nous sur notre belle Terre avec les océans, seulement 5% des profondeurs est connu des humains. C’est pareil ici. Et qui c’est qui doit faire partie de cette expédition hors norme à la chasse des vilains E.T ? Angela ! Car le soir des 13 meurtres c’était justement sur la planète St. Libra. Comment est-ce possible que ving ans plus tard un nouveau meurtre se fait exactement comme à cette terrible nuit ?

Pendant les deux tomes on passera d’une enquête à l’autre, d’une planète à l’autre et aussi de revenir dans le passé pour essayer de comprendre tout ce foutoir et de résoudre ce puzzle complexe qui coûte des milliards et des milliards d’eurofrancs. Mais vous l’aurez deviné, tout ne va pas se passer comme il faut. L’expédition va devenir un cauchemar pour tous les soldats, les médecins et plein d’autres gens. Non seulement il y a de la survie face à cette menace d’une autre espèce mais aussi de la survie face à la nature incroyable de cette planète avec ses jungles interminables et remplis de danger. Il faut découvrir cette flore inconnu, ce climat bien différent de ce qu’on connait sur la Terre…C’est un fléau pour eux mais alors qu’est-ce que j’ai adoré suivre ces deux enquêtes ! 

Avec plus de 1000 pages et une histoire qui se passe dans l’univers sur plusieurs planètes avec plusieurs enquêtes, il y a de quoi se perdre tant c’est complet. Heureusement, il y a au début des deux tomes trois pages avec la liste de tous les personnages principaux et secondaires et avec leurs fonctions. Mais c’est sans compter plein d’autres personnages. Il faut avoir une bonne mémoire des noms mais grâce à la liste ça aide si on ne souviens plus qui est quoi. Il y a aussi une chronologie de l’histoire en quatre pages des années 2003 à 2121 et la carte de St. Libra. Bien sûr, je suis loiiiin de vous avoir tout dit sur le contenu de l’histoire. Il y a énormément d’autres éléments et autres fils de l’histoire à découvrir. Le style d’écriture est très prenant et l’auteur parvient à nous plonger très facilement dans le futur grâce à ses bonnes idées et de comment il parvient à décrire un nouveau monde qui est St. Libra. Une histoire comme elle c’est encore plus important de s’imaginer à quoi ressemble les paysages et la biodiversité et avec toutes ses descriptions c’est facile comme tout. Seul la fin est trop vite expéditive, je trouve. Je suis étonné de voir qu’il n’y a pas eu une adaptation cinématographique. Sur grand écran ça pourrait être super !

C’est la première fois que je lis du Peter F. Hamilton et ce ne sera pas la dernière fois ! 



 

mardi 4 août 2020

Baltzar, La guerre dans le sang – Tome 3 (2019), 4 et 5 (2020)



-Auteur : Nakajima Michitsune.
-Éditions : https://www.meian-editions.fr/meian/accueil-meian
-Traduit par Olivier Debaudre.
-Date de sortie française : 12/11/19, 12/02/20 et 29/05/20 – Année de l’édition originale : 2011.
-Série en cours avec 12 tomes à ce jour.
-212 pages chaque tome.
-Prix : 6.95€.

On avait fermer la dernière page du tome 2 avec une manifestation qui tourne à une grande bataille entre les civils armés et les soldats. Le début du troisième tome commence exactement lors de cette même scène. Pour donner une encore plus mauvaise image des soldats de l’école militaire du Baselland et profiter de la centaine de morts qu’il y a eu, une crapule de photographe a réussi à prendre des photos compromettantes de Bernd Baltzar sous de mauvais plans pendant le combat. Alors forcément, c’est toute la presse qui en parle avec des unes qui racontent n’importe pour mettre dans la tête des habitants que le prince Reiner August Binkefeld est un assassin et d’autres saletés. Et comme ce fameux photographe veut que le peuple manifeste dans les rues, il tente à tout prix de mettre le bazar dans tout ça.

Les tensions entre les deux pays : Weiben et Baselland vire encore plus au rouge. C’est à deux doigts d’exploser. Et pour couronner le tout, un troisième pays se mets entre les deux : la Republic Erzreich. Le mauvais prince héritier Franz Theodore Binkelfeld laisse planer une grande inquiétude : va t-il unir ses forces avec la Republic ou bien maintenir leurs accords avec Weiben ? Dans le troisième tome il est question de construire des chemins de fer pour relier les pays entre eux.  Époque oblige, ils sont en plein sur ce genre de projets compte tenu de la transition vers le 19ème siècle. Les hommes et les machines, une histoire d’amour qui date.

Fin du tome 4 et tout le tome 5 ce sont que des scènes de stratégies et de combats. L’action est présente et aucune répétitivité se fait ressentir. Baltzar a un fort caractère et malgré que ses décisions, ses idées ne plaisent pas à grand monde, les autres doivent s’y tenir quand même et au final il ne s’en sort pas mal. On peut y voir un peu plus la cruauté de la guerre dans ces chapitres. Les scènes de combats peuvent éclater à tout moment à n’importe quel endroit et les soldats doivent réagir vite pour combattre tout en apprenant à bien découvrir les environnements pour se cacher et ne pas être trop visible sous peine d’avoir possiblement de grosses pertes côtés alliés mais aussi pour se défendre et attaquer.

La série reste très prenante grâce à ses personnages attachants, la maladresse des cadets, l’histoire qui fait un bond en avant avec ces scènes de batailles dantesques et même assez originales pour certaines et pour la maitrise des dessins. Ces trois tomes confirment que Baltzar, La guerre dans le sang est un manga qu’il faut avoir dans sa mangathèque. Et même si vous n’êtes pas très « guerre », il n’y a pas que de ça, loin de là. Il y a beaucoup d’autres moments où on nous montre la vie des soldats en dehors des champs de batailles et nous avons aussi maintenant des petits chapitres bonus et marrants sur la vie en dehors de la violence de la bataille. On peut aussi apprendre tout plein de choses intéressantes de cette époque du monde et j’adore ça. Une phrase mérite son attention et ça promet du lourd pour la suite : Le visage de la guerre va bientôt complétement changer ». Et vu ce qu’il se passe à la fin du cinquième tome, je pense savoir de quelle façon ça va être. Maintenant il ne reste plus qu’à attendre la sortie des prochains tomes. Ce qui est sûr, c’est que l’impatience est présente au plus haut point !! Le tome 6 est disponible depuis le 28 juillet dernier.

J’apprécie beaucoup que les bulles de dialogues sont nombreuses. Ça bavarde beaucoup et pour une histoire autant fournie, c’est très bien.

Comme les couvertures, les dessins sont resplendissants. Les tenues des personnages, les visages, les paysages, les intérieurs, les structures des châteaux, les combats, de grands dessins…c’est un régal pour les yeux tant c’est remplis de détails et que c’est beau ! Jamais la guerre n’a été aussi belles que sur des pages en noires et blanches !



mercredi 15 juillet 2020

Tombée du ciel, Tome 1 et 2 en chronique !




-Genre : Shonen.
-Auteur : Suu Minazuki.
-Illustrateur : Suu Minazuki.
-Éditions : https://www.meian-editions.fr/meian/accueil-meian
-Traduit par Marina Sanchez.
-Date de sortie française : 29 juin 2020– Année de l’édition originale japonaise  : 2007.
-Série terminée avec 20 tomes.
-196 pages et 212 pages.
-Prix : 6.95€.



Pour Tomoki Sakurai, lui qui ne rêve qu'à son petit train-train quotidien dans sa campagne à manger, jouer aux jeux vidéo et à dormir, toute sa vie toute paisible va être chamboulée la nuit où au dessus de lui dans le ciel se forme une grande boule noire, comme un trou noir puis une mystérieuse fille tombe du ciel sans aucune égratignure. Juste avant cet événement pas commun il avait un rêve, ce même rêve tout aussi étrange qu'il fait depuis qu'il est petit.  Après avoir eu quelques informations en rapport avec ça, il apprends que ce qu'il rêve fait parti du "Nouveau Monde". Pas de chance pour lui et il l'a très bien compris lors de ce soir-là, il ne pourra plus dire sa devise qui est la suivante "vive la tranquillité" ! 
 
Mais alors qui ça peut bien être ?! C'est tout simplement son ange et il est son maître. Et il peut lui demander tout ce qu'il désire et elle le fera. Rien que ça ! Le problème...C'est qu'ils sont enchainés et impossible de se séparer ! Et comme la plupart des humains avec de tels pouvoirs, qu'est-ce qu'il fait notre Tomoki ? N'importe quoi. Il abuse des possibilités. Le pire c'est que même quand il pense à voix haute, son ange obéit et comme elle ne peut pas annuler un ordre, ça peut être une véritable catastrophe, un vrai danger planétaire. Par chance, chaque carte peut être utilisée qu'une seule fois. La carte de l'argent fait venir de l'argent. C'est très simple à comprendre. Mais il y a des cartes dont leur contenus sont inconnus. Il ne peut pas savoir ce qu'il va se passer avant de s'en servir. Ses amies n'ont pas de chance car c'est un petit pervers le coco. Et malgré lui, quand il pense trop fort, son souhait se matérialise et il arrive de ces trucs absurdes aux filles, c'est cocasse mais drôle.
 


Voilà encore une très belle licence chez Meian. Je ne connaissais pas du tout, pourtant ça date quand même de déjà en 2007 mais ça n'a pas du tout vieillit. Les traits sont noirs, j'avais peur au début que ça soit trop marqué, que les dessins soient trop sombres mais en réalité ils sont beaux. Ça part d'une idée toute simple à savoir avoir un ange qui peut faire tout ce que tu lui demandes mais tout le reste est plus original comme les cartes connues et non connues de leurs pouvoirs. Je m'attendais à une histoire sérieuse mais c'est tout le contraire, de ce qu'on voit pour ce début c'est marrant et à chaque fois je me demandais quelles vont êtres les prochaines péripéties de Tomo et de sa nouvelle amie spéciale et inséparable. Il y a des chapitres que j'adore comme celui de la plage où les dessins sont encore plus beaux ou quand ils font du camping en été. Ce genre de scènes dans ces paysages, j'ai toujours eu un point faible. 
 
Pour le moment la grande question est : qui est cet ange ? Pourquoi a t-elle ce genre de capacité ? Et pourquoi c'est tombé sur lui et pas sur quelqu'un d'autre ? Que de suspens. Je suis sous le charme de cette histoire. Je m'attendais vraiment pas à ça et ça me plait. Il ne faut surtout pas prendre cette histoire avec que du sérieux car une partie est sérieuse et faut le temps que ça se mette bien en place au niveau de l'ange et des enjeux et entre ça c'est beaucoup d'absurdité. Un bon mélange. Chaque nouvelles journées je me demandais ce qu'il allait encore se passer de plus loufoque. Lui qui aimait tant le silence et la monotonie de sa vie antérieure, il aura fallut seulement quelques jours pour que tout bascule. Mais au fond de lui il aime ça. Et moi aussi ! Pour le moment aucune lassitude de ces deux premiers tomes et c'est une vraie surprise bien agréable avec ces personnages très vite attachants.
 
La série s'est terminée au Japon avec 20 tomes, ce n'est pas rien. Au moins il y a de quoi faire et je suis curieux de voir ce qu'il se passera par la suite compte tenu de l'histoire qui est longue. C'est une lecture rafraichissante.





Les prochaines sorties connues à ce jour sont :
-Le tome 3 : 29 juillet 2020.
-Le tome 4 : 24 août 2020.

lundi 13 juillet 2020

Konosuba : Sois Béni Monde Merveilleux ! Tome 1 et 2 en chronique !



-Genre : Shonen.
-Auteur : Natsume Akatsuki.
-Illustrateur : Masahito Watari.
-Éditions : https://www.meian-editions.fr/meian/accueil-meian
-Traduit par Camille Duret.
-Date de sortie française : 30 juin 2020– Année de l’édition originale japonaise  : 2014.
-Série en cours avec actuellement 11 tomes.
-160 pages chacun des tomes.
-Prix : 6.95€.





Chez les éditions Meian, connu pour des titres à succès comme Kingdom ou Ares continue d’élargir leur catalogue avec de plus en plus de genres différents. Si au début c’était énormément de l’action avec de grandes batailles dantesques, l’éditeur nous propre une ligne éditoriale plus variée avec de nouvelles collections. Pour notre plus grand des bonheur. Il y a de gros titres qui se préparent à sortir comme Gannibal et The Unwanted Undead Adventurer. Et quand on voit ce qu’ils nous proposent comme avec ce manga qui était attendu par bon nombre de gens, on ne peut que être aux anges. 
 
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas cette licence, petite piqûre de rappel, si vous le voulez bien. Konusuba est au départ un light novel qui se compose de 17 tomes. Cette série est complète. Avec un succès grandissant dans le monde, une série animée est sortie avec deux saisons. Et ça plait tellement que ça sort également en jeu vidéo avec un nouveau jeu qui sort le 24 septembre sur PlayStation 4 et Nintendo Switch. Bien sûr, je ne vous parle pas de tout un tas de sorties de goodies pour les fans. Voilà, comme ça vous savez maintenant la renommée qu’à cette licence au Japon et qui débarque tout juste en France. Ce manga est une adaptation du light novel. Voyons ce qu’il nous réserve juste en bas.
 


C’est un véritable coup de chance pour Kazuma Satô. Âgé de seulement 16 ans, il décède dans un accident de voiture mais par chance, il voyage dans un monde parallèle où il y a une déesse. Alors ce qui est drôle pour un accident mortel (oui oui…) c’est la façon dont on nous le montre et dont c’est écrit. Faut dire que Satô ne sortait jamais de chez lui, il vivait exclusivement dans son domicile. Et puis un jour, il décide de prendre l’air pour acheter un livre en édition limitée (c’est sans doute pour cette raison qu’il s’est senti obliger de sortir dehors) mais en voulant jouer le héros, fin de partie pour lui ! La seule excuse qu’on peut lui donner c’est qu’il n’avait pas l’habitude du monde de l’extérieur, du coup, dans un moment de panique, il a pris peur…pour rien. Ça commence d’une bien belle façon !


Il est accompagné par la fameuse déesse Aqua. Elle lui explique qu’en gros, comme il aime les jeux vidéo, il doit combattre le Roi Démon qui est dans un autre monde et qui a une armée qui décime petit à petit le peuple dont les morts ne veulent pas être réincarner dans ce monde devenu un enfer pour eux. Malheureusement, à force de ne plus en avoir, le nombre d’humains va se faire de plus en plus faible. C’est pour cette raison que Aqua fait appel à des gens comme Satô. 
 


L’humour est très présent et j’adore les dialogues entre Satô et Aqua. L’un est débutant et l’autre est plus compétente. Lui il s’attendait à pouvoir avoir une bonne classe dès le départ comme dans un jeu si on veut commencer facilement mais face à elle qui est plus expérimenté, ça ne lui plait pas. Il veut vite progresser et avoir une classe parfaite. Sauf qu’on voit bien qu’il n’a pas du tout le niveau pour. Et puis en plus sans argent…Deux autres membres viennent dans la team avec Megumin qui a comme sort une explosion dévastatrice mais qui est incapable de se relever une fois le sort utilisé et Darkness qui voulait à tout prix rejoindre le groupe. Il y a du boulot pour avoir une bonne équipe ! 

C’est ça qui est excellent dans ce début d’aventure. D’avoir un héro novice. Humain ordinaire un peu empoté vivant dans le monde normal, il se retrouve dans un autre univers avec des créatures, forcément qu’il est capable de rien. Et les premières quêtes sont déjà difficiles pour eux. Pourtant ils ne manquent pas d’envie ni d’énergie pour monter de niveaux et avoir de belles sommes d’argent. Mais à chaque fois ça tourne à la catastrophe et c’est drôle !




Pour ces deux premiers tomes ce fut une excellente découverte ! Dès les premières pages j’étais déjà à fond dans ma lecture grâce à cet humour et une fois que Satô débarque dans cet autre univers, j’ai retrouvé les mêmes sensations que quand je joue à un RPG. À savoir la découverte de tout un tas de nouvelles choses comme des monstres marrants, originaux et bien fait, faire la rencontre de ces gens et des membres de l’équipe et puis comme devant un jeu vidéo qui a de beaux graphismes, Konosuba a de très beaux dessins. C’est clair, on s’y retrouve facilement lors des scènes de combats, on voyage déjà pas mal entre un lac remplis de vilains crocodiles mais où une simple scène d’action devient drôle grâce avec des situations de ce qu’il se passe, on va à la neige…Et à chaque fois le bestiaire des créatures est pour le moment assez varié. 

J’ai qu’une hâte c’est de lire la suite et de voir comment l’histoire va évoluée car ces deux premiers tomes sont pour moi comme le prologue d’un jeu. C'est prometteur ! Ce qui est sûr c’est que ça va être long d’attendre la sortie des prochains tomes. Patience, mère de toutes les vertus 🙂 
 


Les prochaines sorties connues sont :
-Tome 3 : le 20 août 2020.
-Tome 4 : le 21 octobre 2020.

Ah et avant de fermer la page, en Amérique ils ont les lights novel. J’espère vraiment qu’ils arriveront aussi chez nous un jour. Meian ne font que des manga mais qui sait, peut-être que plus tard ils éditeront aussi des romans. Ce serait trooop bien !!!

samedi 11 juillet 2020

L'artbook officiel de The Laft of Us Part II



Auteurs : Joshua Bradley, Dinah Bakeer et Halley Gross.
Traduit de l'anglais par Olivier Braillon.
Éditions : https://omakebooks.com/fr/
Date de sortie française : 29 juin 2020
Format : 22,9 cm x 30,05 cm.
Pages : 200.
Prix : 34.99€.

Maintenant que je viens de finir le jeu The Last of Us Part II, je m'attaque désormais à l'artbook. Compte tenu de la grandeur et de la beauté du jeu, c'était obligatoire pour moi de me le prendre et de pouvoir continuer un peu plus de redécouvrir l'univers à travers non pas cette fois un écran mais devant des pages. J'ai raté celui du premier qui n'est plus en vente ou alors à de rares exceptions mais vendu super cher par des vautours. J'ai pris directement le deuxième.
Le livre est très beau et a une couverture cartonnée avec du papier glacé. C'est du plus bel effet avec les nombreuses photos au travers de ses 200 pages. les chapitres défilent comme pour la progression du jeu en suivant tour à tour les environnements que le joueur visite lors de son aventure.
L'édition collector, également disponible chez Omaké Books. Bonne chance pour en avoir aujourd'hui un exemplaire...
Les photos sont très grandes, ce qui est parfait pour voir les magnifiques réalisations de l'équipe criant de réalisme. Des paysages d'un monde ravagé mais qui, au final,  brille de mille feux grâce à la nature qui à repris ses droits sur les constructions des humains. Des scènes connues, des essais sur les personnages sur leurs physiques et leurs tenues, des plans non retenus dans le jeu final, d'autres façons de voir des zones qu'on connait, il y a largement de quoi se rincer l’œil avec tout ce qu'il y a dans cet ouvrage.

Avec des petits textes de pour avoir des explications sur les dessins et un avant-propos au début avec une note de Erick Pangilinian et John Sweeney pour les directeurs artistiques et une de Neil Druckmann, le réalisateur. Grand merci à eux pour leur œuvre qui sera, pour ma part, inoubliable en tant que joueur. Et merci à Omaké Books pour la traduction de cet artbook. C'est une pièce de collection à avoir.

vendredi 1 mai 2020

Un(e)secte (2019) Un roman qui aurait pu plus surprendre et donner plus de frissons !




Auteur : Maxime Chattam.
Date de sortie : 30 octobre 2019
Pages : 480.
Prix : 22.90€.

Parmi les gens qui liront mon article, combien d’entre-vous ont une phobie des araignées ? Peut-être au moins la moitié j’ose dire ? Je suis déjà dans ce cas. Des petites bestioles qui ne mangent pas les grosses, nous dit-on toujours dès qu’on panique à voir une petite araignée de rien du tout ou d’autres fois des un peu plus grosses mais qu’on les voit comme énormes à cause de notre peur. Nous sommes nombreux à être comme ça. C’est comme la peur du vide ou d’autres phobies, nous n’y pouvons rien. 

Selon des études, un humain avale en moyenne 8 araignées par ans en dormant. Jusque là, cela n’a jamais tué personne et on ne s’en rends même pas compte. Donc rien de bien grave. Après est-ce que c’est vrai ? C’est la vraie question et on peut se dire que ça doit dépendre de tout plein de paramètres différents comme dans quel pays ou régions nous habitons, dans quel habitation si c’est une maison récente ou ancienne, un immeuble et aussi le climat. Il y a t-il beaucoup d’araignées ou d’autres insectes chez moi ? Beaucoup d’interrogations. 

Mais en lisant le roman qui est très documenté, on apprends qu’il y a 1 milliard et 500 millions d’insectes pour UN habitant sur la planète ! On sait déjà que les araignées peuvent être nombreuses dans une maison et elles sont importantes, d’où cette raison de ne pas les tuer. Mais en réalité les insectes sont partout autour de nous ! Et si d’un coup ils deviennent dangereux pour l’homme, comment fait-on pour y échapper ? Nous sommes loin des tueurs et des psychopathes qui peuvent faire des massacres mais ils sont peu nombreux face à toute une armée gigantesque de bestioles qui peuvent s’introduire n’importe où ! Fermée une porte à clé ou fermer les volets/les stores, avoir une alarme de sécurité n’arrêtera pas ces trucs. Voilà le point de départ de cette nouvelle histoire de Maxime Chattam. Faites place aux araignées, aux scorpions, aux abeilles, aux cafards, aux scolopendres et autres joyeusetés de la nature.
 


Pour cette histoire, nous suivons deux personnages. Le détective Atticus Gore, travaillant à Los Angeles. Ses anciennes enquêtes sont toutes des échecs. Il est en perte de vitesse avec son partenaire Hack et en plus de ça, il se retrouve dans une affaire bien étrange avec un corps retrouvé dans un parc national. Meurtre remplis d’interrogations sur une scène de crime pas comme les autres. C’est le moment ou jamais pour lui et pour son collègue de réussir à boucler ce nouveau cas et avoir une meilleure réputation. L’autre s’appelle Kate Kordell, une détective privée habitant à New York et qui se retrouve elle aussi mêlée à une disparition d’une fille. C’est la mère de la disparue qui à pris contact. Ces deux personnages centraux de Un(e)secte vont du coup tout tenter pour comprendre ce qu’il se passe. 

Des beaux quartiers de la ville des anges aux quartiers d’une pauvreté hallucinante en plein cœur de New York, c’est dans une Amérique très visuelle que Chattam nous emmènent. Les descriptions sont nombreuses et détaillées et histoire d’être bien dans l’ambiance, un petit tour sur Google Maps aide parfaitement à comprendre dans quoi évolue les personnages. 
Les deux enquêtes sont passionnantes et bien construites. On essaye de comprendre comme eux le pourquoi du comment. Puis on avance, on commence à se faire nos propres réponses, à comprendre ce qu’il se passe des deux côtés des USA. Ils vont avoir affaire à quelque chose de colossal et qui est prévu pour atteindre toute la planète. Les chapitres sont courts et comme toujours avec l’auteur, c’est un page-turner. Tout comme j’avais été intrigué du début à la fin par son roman Gaïa (c’est grâce à ce bouquin que j’ai commencé ma passion pour les livres), j’ai retrouvé dans celui-ci le même suspens en fin de chapitres. Mais la raison pour laquelle les insectes deviennent des machines à tuées est réussie. Vous avez peut-être déjà vu ces films de ‘série B » avec des budgets ridicules et où très souvent ce sont d’immenses créatures comme des araignées, des fourmis, des oiseaux, des serpents, des crocodiles bien plus grands qu’en vrai comme les araignées faisant des dizaines de mètres de hauteurs ? Ce sont des films plus comique qu’effrayant. Eh bien ici les insectes sont réalistes et c’est justement sur ça que ça peut faire peur, on s’imagine bien plus facilement l’horreur que ça peut être si on serait dans ces cas-là. Il est finalement difficile d’en parler sans évoquer des spoilers. Et si je vous en dévoile trop, l’intérêt du livre est mort. 

Là où le roman m’a étonné c’est que finalement, les passages avec les insectes sont très peu nombreux. Je m’attendais à plus de folie, à plus de scènes dérangeantes alors qu’en fait l’histoire se concentre vraiment sur ses deux enquêtes. Le tout début on assiste à une scène qui peut donner des frissons à cause des détails puis après, plus rien. Pourtant avec autant de sortes de bestioles, il y avait matière à donner encore plus de frissons mais c’est le calme plat. Et j’ai trouvé la fin beaucoup trop expéditive ! Mais ça je le sentais gros comme une maison au fur et à mesure que je m’approchais de la fin et qu’il me restait plus que quelques pages, je me disais que c’est bizarre alors que l’histoire ne faisait que de vraiment se lancer. Je m’attendais là aussi à plus de révélations fracassantes , à ce petit quelque chose qui me fasse dire en tournant la dernière page « ah ouais quand même, chapeau ! ». Alors que non.
 
Le roman est aussi très documenté. J’ai trouvé ça passionnant quand ça parle des insectes dans notre monde, la place qu’ils ont avec nous. Et dans les remerciements Chattam nous montre de vrais exemples que ce qu’il a écrit pour en faire son histoire n’est pas si éloigné que ça de la réalité. Alors un conseil, lecteurs et lectrices : si un jour vous voyez une tache sombre grouillante à toute vitesse vers vous avec plein de pattes et de bruits d’insectes, fuyez. Le seul endroit, à priori le plus sûr, serait sur la mer. Et encore…

Pour finir sur des mots un peu plus joyeux, Chattam a déjà en tête une seconde histoire avec le détective Atticus Gore. Va t-il réécrire une histoire sur le même thème, ce qui ferait que l’univers de ce personnage de Gore serait concentré sur la faune ? Mystère ! En espérant être plus surpris avec la suite quand elle arrivera 🙂